16.11.2009
Bribes sur le Roman de mon Roman

Voilà. Mon premier roman est bouclé. Je n'aime pas dire "fini", mais plutôt "mené à bien". Il m'aura fallu une petite quinzaine d'années pour trouver cette expression. C'est mon premier roman.
Ce roman est une histoire en soi, et c'est surtout mon histoire. Non que le livre raconte mon itinéraire. Il n'est que la fleur qui a germé du paysage entier. Il raconte une histoire. L'histoire, pour moi, à mes yeux, fut de réussir à le réaliser. Enfin, le mener à bien.
J'avais une idée si exigeante de ce texte, -commencé par bribes vers 1992, puis structuré en une première version en 1993-, qu'après une dizaine, une quinzaine de versions (entre 1993 et 2009), j'avais presque pensé tourner la page. Sac et ressac. En 2008, à la faveur d'une période de disponibilité de l'administration, je me repenchai une nouvelle fois sur mon ouvrage ; puis passai à la rédaction de textes courts sur d'autres thèmes. Parce que depuis 1992-93, je n'écrivais plus que cela; écrire et ré-écrire. Commencer et recommencer, disai-je. Ne jamais finir. Toujours continuer. Comme dans la croisière bohème, qui ne finit jamais. Parce que c'est libre, tranquille et beau. On continue. On trouve des mots faciles.
"L'amour libre est l'amour des sentiments absolus" avais-je noté sur un dessin. Libertiner, pour mieux rêver d'amour. J'avais déjà véçu ce qu'on appelle une "histoire d'amour", et j'étais passée à la phase expérimentale : des vacances, en quelque sorte.
Et puis il y a ma recherche intellectuelle. Roman et philosophie se mêlant. C'est un roman philosophique, justement : ça tombe bien. Version après version, les deux sont emmêlés.
Finalement, c'est en 2009 que, déjà, beaucoup de choses se sont dénouées. J'ai trouvé la solution pour atteindre mon idée de la perfection à ce sujet.
Or, voilà ce que je me suis dit pour ce faire (à cette fin). Puisque je ré-écrivais sans cesse ce texte, pour arriver à une version parfaite (à mes yeux), il m'apparut que je recherchais alors une sorte de perfection dans le temps t. Or, la vie ayant tendance à toujours m'apprendre quelque chose, le temps t1 est forcément plus savant que le temps t0 : c'est la raison pour laquelle j'aurais toujours trouvé une raison de le ré-écrire. Donc. Voilà comment j'ai réussi à zaper le sortilège du perfectionnement. Au lieu de ré-écrire la totalité du livre, j'ai décidé de faire comme suit : j'ai d'abord rangé les versions dont je disposais par ordre chronologique, notant la date à laquelle j'avais ouvert ces fichiers pour la dernière fois, pour les classer dans l'ordre. A partir de là, j'ai pris, dans chaque version, un passage, et ainsi de suite, suivant l'ordre chronologique des versions, et l'ordre chronologique de l'histoire. Puis je l'ai unifié sur cette base. Ainsi, la perfection correspond, non à une version idéale et parfaite dans l'absolu, mais au meilleur de ces périodes de temps déjà réalisées.
Finalement, pour le mener à bien, il fallait déjà que je comprenne -moi-même- ma démarche d'ensemble.
L'ensemble présente ainsi trois parties. La première a été rédigé en 2002 environ, à la main et sur papier. Les deux autres découlent des versions ultérieures.
On n'imagine pas le travail ni le temps passé. On n'imagine pas non plus le temps donné pour parvenir au livre. On n'imagine peut-être pas non plus mon amour pour mes héros.
Maintenant, j'ai peu de recul sur ce texte. Il me faudrait l'oublier six mois et le relire. Je verrai dans six mois. Mais déjà, je le déclare acté, réalisé, mené à bien... Par la suite, j'écrirai autre chose. Je ne le reprendrai pas encore une fois. Le principe est bon cette fois ; Arthur et Victoire sont là. Ils ont toujours été avec moi. C'est en raison d'eux que j'ai accepté tant de choses, et en raison d'eux que je suis joyeuse de vivre. Victoire, elle, au début, vers 1992, s'appelait Angèle. Mais il va de soi que je finis par comprendre (au bout d'une petite décennie) qu'Angèle était trop douce, pour ce monde où l'humanité n'est pas toujours mon espèce préférée. Arthur R. n'avait-il pas dit lui-même qu'il avait raté sa vie par délicatesse. Ce n'est pas le cas de mon Arthur, ni de Victoire.
Cependant je tiens à lier ce travail à Rimbaud au moins sur un point. En effet, le poète, dans sa lettre du voyant, parle de l'avenir et du rôle qu'y joueront les femmes, pour la poésie. Or Rimbaud a fini à 37 ans. Moi, à cette heure, et pour une dizaine de jours encore, j'ai 38 ans. Je veux ainsi symboliquement me lier à lui. Me lier à sa suite. La suite de son travail. Non pas s'agissant du style : s'agissant des questions; du sens ; les questions d'Arthur...
C'est un roman philosophique. Il est ce qu'il est. L'éclat d'un parcours et ses phrases-repères, refrains, ritournelles.
C'est mon premier roman. Parce que je le conduirai jusqu'à lui trouver l'éditeur qu'il lui faut.
Vers l'âge de 15 ans, j'avais écrit un premier roman, que je retrouverai peut-être si j'arrive à lire une de ces anciennes diskettes qu'on avait avant. J'avais envoyé ce premier texte à un concours : l'histoire d'un couple d'artiste, l'histoire d'une amitié aussi, l'ambiance lycée... Bien sûr, depuis l'enfance, j'écrivais des poèmes et dessinai des scènes. La littérature, et même les livres en général, étaient devenus, depuis que j'eus appris à lire, mon refuge et mon avenir : pistes, analyses, paysages, informations, styles, sciences : immense... A l'école primaire, une des maîtresses me qualifia de "Claire, la petite fille qui lisait tout le temps". Pour mes dix-huit ans, j'avais reçu en cadeau une machine à écrire, et pour mes vingt ans, un gros gateau en forme de livre. Mes profs de français me considéraient toujours avec respect. Et souvent, j'avais une copine scientifique, et moi, j'écrivais, je lisais. Ma mère un temps disait même que je connaissais le sens des mots sans les avoir appris ; en réalité, je les apprenais souvent en lisant. Je raconte un peu cela dans le livre. Un peu tout cela. Au sujet d'Arthur et Victoire.
Dans les semaines qui viennent, je chercherai un éditeur. Ce roman est advenu et j'en suis heureuse.

nb : images protégées par le droit d'auteur de l'auteure.
nb 2 : je poste un petit album photo-reportage à ma manière sur le nouvel an chinois 2006.
17:30 Publié dans Personnelle Hirondelle | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
29.10.2009
ET SI ON CLAPOTAIT...
Carnet de voyage - Sur l'île de Naxos - Août 2009

Vendredi je crois
Ecrire, assise en tailleur, pour bronzer l’intérieur des cuisses, c’est le jeu de la jeune écrivain moderne qui sait faire plusieurs choses à la fois.
Palmes bleues
Lumière sur l’eau qui s’évase à mesure que le soleil descend
Le vent
Projette sur moi des paillettes de sable ;
Des petits cailloux ici et là, des algues
Deux planches à voile, un navire qui trace
Avec ce vent les traces des pas
Reprennent bientôt une forme douce
Ma peau
Est l’assemblage de cellules par lequel mon corps tout entier se présente au monde
Qui l’a créé.
Je regarde un petit coquillage ici,
Témoin que le monde en ce lieu
Est en pleine santé.
*
Les maisons là-bas sur la colline sont nimbées de lumière (...)
Ce soir, j’irai marcher sur ce rivage
Que je ne connais pas encore
Voir ce qu’il y a derrière ce rocher.
La prochaine fois ce voyage
J’aimerai le faire à deux
Pour que le sable que je prends dans le creux de ma main et laisse couler,
Je le vois glisser sur le poignet
D’un homme
Que je regarderai avec tendresse.
*
De ce côté, une fille entre habillée dans l’eau. De l’autre, un couple d’une soixantaine d’années est nu sur la plage. Les bras des amoureux s’élevant des serviettes se mêlent en contre-jour devant l’étendue scintillante du soir. Des jeunes gens s’enfoncent dans le flot, qui mange leurs cuisses, puis leurs bustes, jusqu’au moment où seules les têtes, ombres ambrées, paraissent sur la surface. Des garçons en face, sur un rocher. Y sont-ils allés à la nage ou un bateau les aura déposés ?
Tout à l’heure, j’avais perdu mes lunettes de bain, puis, retournée nager, je les ai vues sous l’eau : tache bleue mouvante au fond ; était-ce un poisson exotique, une porte vers un royaume sous-marin, une algue toxique ? N’écoutant que mon envie de retrouver cet utile accessoire, je plongeai les yeux ouverts, et, les ayant reconnues, les ramenai joyeuse à la surface de l’air.
Ronds dans l’eau.
Deux de suite, c’est ce qu’il faut pour un effet magique
*
A la rentrée, je dois être prête pour me présenter écrivain. De retour à Paris, je reli—(pause pour photographier deux jolis amoureux grecs qui me le demandèrent sur les dunes)- rai mon roman, l’aboutirai, le copierai et le distribuerai. (...)
Sans cesse, je fais le point avec moi-même, prends soin de moi, définis mes opinions vis à vis de tel ou tel, essaye de nettoyer le passé et détruire ce qui gêne : les faux silences (...) La douceur pour les doux ; aux autres la porte de sortie, bien définie ; ainsi le sable m’accueille entièrement. L’ombre du stylo, et de ma main se dessine sur le papier comme j’avance mon texte. Sous l’eau, j’ai vu les morceaux d’algues bouger doucement, suspendus, au dessus du sable strié en lignes gracieuses. Encore des têtes paraissant sur le flot. Sur le rocher, un garçon debout. Je trouverai tous mes chemins, me créerai un foyer, chaud et libre, comme ce soleil.
Je m’allonge, tandis que le vent tourne les pages de mon carnet. La nudité est un instant de vérité, rien de plus rien de moins.
Fille adoptive de la Nature. Une philosophe à la plage.
Dans un restaurant du rivage, soir
Parasols rosés sur fond maritime bleu doux, se soulevant doucement dans l’air, parfumé de poisson grillé. E voici même que des cavaliers sur chevaux passent sur la plage. Bleu, rose, et le soleil orangé, qui dépose des taches claires, solaires, sur les dunes couleur crème. Un drapeau grec sur le rivage, effilé à son bout, comme souvent le sont les oreilles des chats sauvages.
*
Hier, un gros grillon d’environ douze centimètres sur un escalier. J’allais acheter une glace ; j’ai pris un autre chemin.
- Il y a un gros ts ts, ai-je dit à la dame du magasin (parce que je ne sais pas comment on dit « grillon » en grec)
Avec les doigts, elle l’a pris, et l’a déposé dans un fourré.
*
Un peu de vent, un papillon :
- Viens voir d’ici, dit une fille grecque au restaurant : vu d’ici, c’est encore plus romantique.
Sa copine la regarde en riant, conserve la même place. Des chats passent. Je bois une liqueur de Naxos. Un couple se restaure, dans la perspective qui s’étend, la route de sable, les dunes, les maisons blanches, les promeneurs. Il ne faut pas nous changer le climat de la Terre : il est à son optimum.
Oiseaux chantant, plantes grasses en profusion. La panne de mon appareil-photo me pousse à trouver tous les mots : clic clic clic.
*
Hier, en un jour, au soleil de midi, j’ai changé de couleur. En grec, pour dire « bronzer », on dit « noircir ». Au moins c’est clair.
(...) Enjoy the cat view
Petit déjeuner
Enfants plongeant dans une piscine, bavardages, chansons et zones de lumière et d’ombres s’équilibrant en douceur dans la douce Naxos, sur la terrasse. (...)
(Il me manque quelqu’un pour me crémer le dos de protection solaire.)
- Je créerai un foyer, libre et doux comme ce soleil, dit-elle.
Environ 16 h
Poissons donnant la joyeuseté du lieu
Collines, Méditerranée, langue grecque,
Crème solaire parfumée, palmes encore :
Et paysage encore ;
Pas de place pour la lassitude
J’ai commencé à me reposer, me retrouver
Dans cette bienveillance naturelle.
Si j’allais nager nue ?
Certains le font ici, de ci de là.
Une fois dans la vague, j’enlèverai mon maillot
Je n’aurai que mes palmes
Et mes lunettes de natation…
Soir rosé
On marche un peu dans le soir rosé, sur la route douce saupoudrée de sable. Lentement, le corps vire au doré, caramel, ambre. Tout est plus proche, plus direct, plus physique ; à chaque instant, qui vient comme monté de la mer. Ici les parasols sont crème. On marche encore, on avance, un autre regroupement de détente apparaît sur le sable : ici les parasols sont d’une autre couleur. Un peu plus loin encore, ils sont bleus, du ciel au marine. Là où ils sont orangés, le rayon du soleil couchant se baigne dans la mer, assorti aux objets de création humaine. Quelques mètres plus loin, le rayon solaire se fond en un bateau zodiaque qui reste à méditer, balançant. En arrière plan, les collines sont toujours mauve-violine à contre-jour. C’est là, juste derrière, que le Soleil se pose, descend, ou plutôt la Terre monte, au dessus de lui, tandis que la lune, à la faveur du jeu des éclairages, présente son repère translucide, comme la pièce d’une monnaie qui ne s’échange pas, juste là pour faire joli ; juste là et c’est joli.
Assise sur un transat bleu, les pieds au sable,
J’écris accoudée à une petite table de bois
Sur laquelle des pierres sont posées.
Je me suis arrêtée là pour écrire
La couleur des parasols, le miel du soir
La beauté absolue, à mes yeux, de ce lieu
Qui bat des records de douceur.
"Ne battez pas des records de prix", disait une affiche à Athènes,
Durant les JO de 2004 :
« Battez des records de poésie ».
*
Deux petites filles se penchent sur le flot
Pour laver leurs mains
Une musique techno monte le son
Est-ce une voiture qui passe ou un pub
Qui veut exciter la nuit
Maintenant les enfants assemblés creusent le sable
Avec deux-trois objets
Ils ont toujours quelque chose à faire,
Tandis que sous les parasols, une famille se restaure,
Et des adultes jouent à la raquette.
Je vais poursuivre ma route....
Jusqu’à trouver la musique....
*
Parce que je voulais traduire pour les autres cette beauté de la Grèce qui justifierait à elle seule la supériorité définitive et terrestre du mot « démocratie », la sainte imperfection et le divin progrès des sciences, dont les bases furent posées par Aristote et ses amis ; oui je voulais témoigner de cela, le connaissant bien…
Le lendemain
Etre intellectuelle, c’est comprendre ce qu’il se passe et le dire. Etudier, lire, définir, identifier. La prise d’intérêts matériels correspond souvent à une vision partiale de la réalité. L’intellectuelle réduit au maximum ses dépendances, et, puisqu’il lui faut comme un chacun tirer des revenus de quelque chose, elle choisit une dépendance honnête, identifie cette dépendance, et peut l’expliquer. Ainsi que le disait Fernand Braudel, il faut donner sa relativité comme une information, à défaut de ne pas en avoir. Toute relativité possède un intérêt documentaire ; parfois le particulier très bien défini permet d’éclairer le général, c’est à dire un groupe de faits. Mais l’intellectuelle cherche au delà du particulier, le général. Plus que l’intérêt documentaire, elle cherche à présenter l’intérêt analytique et synthétique : la logique et la généralité ; à l’intérieur desquels le particulier agit.
En face de moi la ligne bleue claire de l’horizon, où sont posés quelques rochers. Ici, à l’intérieur des terres, de grands rochers à orme de galets sont disposés dans les collines. (...) Ce qui est beau, c’est que la lumière prend la forme des vagues. Au soir avant de m’endormir, j’expulse les anciens démons, je les terrasse et je m’endors, ayant vidé mes colères (...). Pas d’idéalisme, pas de cynisme. Je connais l’humanité. Certes les dieux aiment la justice, mais la réalité ne tend pas naturellement vers la récompense des actions justes, si ce n’est qu’il existe une beauté morale, donnée à ceux qui agissent de bonne volonté. Le désir de justice caractérise l’humain ; comme l’extrapolation d’une douce maman chatte qui soigne simplement avec chaleur et douceur ses petits ; la biologie, par nécessité, s’appuie sur ce genre de beauté. L’humain la généralise, en se pensant soi-même comme une unité, une intelligibilité.
(...) Je parle clairement. Je cherche la lumière de l’esprit. Une fois captée, mesurée, testée, je l’écris. En ce pays d’Aristote, j’ai à me réjouir de pouvoir respirer ces mots vrais. Il me faut des alliés puissants Pour sauver la Terre, il faut sa vérité…
Respecter d’abord l’esprit, aimer la justice, rejeter l’incohérence, valoriser la conscience : de bonnes directions ; beau et bon.
Comme devant moi, un lampadaire sur l’horizon bleu clair. De lui-même, le Soleil éclaire la vérité des formes ; la nuit, l’ingéniosité humaine le remplace, secondant la lune, au milieu des étoiles. Lorsque vient l’heure du bain, dans l’après-midi, tout s’oublie au milieu des étincelles d’eau d’air et de lumière.

Soirée aux chats au restaurant
Stylo prêté par la maison
Environ 21 h
Tout à l’heure, un petit garçon portant un tee-shirt où il était écrit « animal », s’arrêta sur une étendue face à la mer pour caresser un chat, lesquel, après qu’il fut parti, se roula quelques instants sur le dos, s’étirant, face au ciel.
Petits grabuges en arrière fond dans les cuisines. Il arrive dans des restaurant, en Grèce, on entend en arrière des disputes entre le personnel, entre les membres de la famille, puis ils vont prendre les commandes, contenus et souriants :
- Ia sou paidi mou, ti chriasesei ? (Salut mon enfant, que souhaites-tu)
Tout cela est sympathique, et ici, suscite le rire du serveur : une sorte de danois, et d’un groupe de ses compatriotes, un tant soit peu échevelés. Comme une femme en arrière plan criait, l’un d’eux indiqua à deux touristes attablées :
- She says that she loves me.
Le restaurant est agréable car un peu surélevé sur la mer. Les chats y sont nombreux, rodant autour des tables ; l’un d’eux se risqua même à grimper sur une chaise pour humer le filet parfumé des assiettes de mes voisines de table. Alors le maître de maison apparut, armé d’un grand morceau de bambou –végétal ici fréquent- et tous ils filèrent douce, évacuant la terrasse, rapides et aplatis comme les chats cherchant à éviter l’orage de la punition.
La vue est magnifique, l’air frais ; j’ai assez bien nagé ; j’étais morte de faim.
Qui peut le plus peut le moins, comme disait Socrate.
Un peu de retsina, au goût de tonneau et de tonnelle. Quelques lumières, sur le mouvement de la crique, commencent à s’allumer aux blanches maisons.
Je reste studieuse, histoire de France, etc. (…)
Le maître de maison vise un chat avec la nappe de papier, roulée en boule, de clients précédents. Sur l’étendue, à côté, plus ou moins un parking, un petit garçon passe en courant tout nu, suivi par un autre habillé. Le patron a coupé deux jambes de la pieuvre suspendue au dessus de l’entrée du restaurant : il est écrit "sport » sur son tee-shirt. J’ai quand même donné du calamar au chat. Ils sont maintenant deux à me donner des regards glamoureux. Mieux vaut des chats que des hommes, pour l’instant, ça me laisse libre.
Je discerne ce soir, avec le stylo de la maison, aux chats le grand prix de l’humour mammifère. Voilà qui nous aidera à faire progresser la civilisation.
Resto très agréable.
La dame m’a apporté beaucoup plus de retsina que j’avais demandé. C’est marqué « Artémis » sur le cendrier.
Je joue les reporters gatronomiques ce soir. Il est toujours plus facile d’être stable quand on rentre dans une forme géométrique prédéterminée :
Que nul n’entre ici s’il n’est géométre !
La nuit est tombée, mais la lumière grecque veille.
(…)
Nb : 2ème pichet de retsina. Ici le vin sert à oonvaincre, aussi bien pour l’amour que pour le commerce.
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06.10.2009
La jeunesse est-elle une chance pour la société + bribes de Grèce
C’est vers 2001-2002, que je m’étais posée la question de passer des concours, dans l’administration, de monter en grade, centigrades mais certainement pas Stalingrad. Et j’avais décidé que non : des horaires de cadre moyen me donnant une importante liberté ; le bénéfice dans ce cas étant le temps libre ; et moi, entre l’accomplissement de sortes de missions intellectuelles que je me donne moi-même, et une vie un peu bohème, si tant est qu’on puisse être un peu bohème quand on travaille pour une administration... En réalité, cette décision de me consacrer à mes études –moi étant à la fois l’élève et la professeure – formait un écho à une interview d’André Balland, l’éditeur, que j'avais entendue, adolescente, qui racontait comment il avait exercé de nombreux métiers avant d’en venir à l’édition. Familière des histoires d’aventures et des petites aventures dans mon style, j’avais particulièrement apprécié son témoignage, et plus ou moins décidé de faire comme lui : d’abord voyager, matériellement ou professionnellement ; apprendre, me trouver dans la diversité, puis m’installer plus tard. Aussi cette décision de ne pas passer dans l’immédiat de concours administratifs, vers 2001, était liée à un style de vie, une enquête, une recherche, un goût de l’art et de la recherche intellectuelle.
Je présente ci-dessous un extrait de la dissertation, rédigée au printemps dernier (concours en salle), à l’occasion du test interne de la Ville de Paris pour accéder à une formation au concours de la Prepena (où je fus sélectionnée avec un certain nombre de mes camarades). Comme je souhaite conserver quelques références pour l’instant à mon bénéfice (droit d'auteur rémunéré), j’en ôte quelques phrases, que je présenterai plus tard dans cet ensemble. Il m’a plu de réaliser cet exercice, en 3 ou 4 h. Le sujet « La jeunesse est-elle une chance pour la société », correspondait assez à un devoir que je rédigeai à science-po (grenoble) et que j’ai conservé : « La jeunesse n’est qu’un mot » ; commentez cette phrase de Pierre Bourdieu". Aussi, pour ce test, je repris certaines des idées et la méthodologie que j’avais déjà utilisée lors de mes études. Il me fit plaisir de m’apercevoir que, justement, le temps ayant passé depuis, j’avais enrichi mes idées sur le thème entre temps.
Je ne sais pas encore si j’irai jusqu’au bout de ce chemin vers l’ENA et à l’ENA. La manière même dont j’ai traité le sujet –davantage comme une analyse de culture générale que comme une note d’actualité- manifeste que j’ai une autre culture ; mais je peux apprendre aussi ; je verrai ; pour l’heure, je vais suivre la préparation. Je remercie les professeurs qui ont apprécié suffisamment mon travail.
Je présente ce texte ci-dessous comme un travail intellectuel appliqué à cette question, et dans le cadre défini.
LA JEUNESSE EST-ELLE UNE CHANCE POUR LA SOCIETE ?
Dans une de ses chansons, le chanteur populaire Charles Trenet mettait en musique « ses jeunes années » ; les siennes « couraient dans la montagne ». Si la jeunesse symbolise a priori temps libre et bonne santé, elle parait à tous aujourd’hui une notion évidente ; sa définition même est toutefois sujette à la relativité des cultures dans l’espace et le temps. Ainsi, dans la Grèce antique, l’énigme posée par le Sphinx cherchait à connaître l’animal qui, au matin de sa vie, marche à quatre pattes, à midi marche sur deux pattes et le soir sur trois ; cet « animal » étant l’humain, ce mythe illustre que l’enfance, l’âge adulte et la vieillesse peuvent, pour une société, constituer des repères d’âge suffisants.
Aussi, au travers de la relativité spatiotemporelle des définitions de la jeunesse, au travers du prisme de l’actualité, et utilisant des critères à la fois culturels et concrets, nous verrons d’abord que la jeunesse est une chance si elle a sa place dans la société et participe à l’harmonie globale ; puis nous verrons que l’utilité sociale de la jeunesse peut- être ponctuellement mise en question par une analyse plus critique de possibles dysharmonies sociales liées à ce concept.
I. LA JEUNESSE UNE CHANCE POUR LA SOCIETE
Pour le sociologue Pierre Bourdieu, « la jeunesse n’est qu’un mot ». Mise en question de philosophe, cette formule fait écho au caractère relatif de la notion de « jeunesse » Afin de clarifier notre propos, nous identifierons la jeunesse au travers des prismes biologique, sociologique, économique et mental qui la définissent. On sait que les études des sociologues utilisent des catégories d’âge telles que les tranches 18-25 ans et 25-35 ans… Quoiqu’il en soit d’une définition trop absolue, la jeunesse commence après l’enfance ; symbolisant le début de la vie d’adulte, elle symbolise pour la société la santé biologique, un temps socio-économique pour la formation et les premiers emplois, et corrélativement une plasticité intellectuelle et une adaptativité certaines. C’est donc, au premier regard, un concept valorisé, voire phare, de nos sociétés, auxquelles elle renvoie une image de santé, de fécondité, de formation et de liberté.
Les représentations du rôle de la jeunesse sont différentes selon les sociétés ; comme l’ethnologue Claude Levi-Strauss a mis en exergue la pluralité des imaginaires culturels, on remarque que la tradition, système fondé sur la répétition, valorise les Anciens comme symboles d’un équilibre social parvenu à sa perfection au travers des millénaires ou des siècles de générations. A ce titre, l’Afrique, qui reste un continent marqué par le « respect des Anciens » parait associer la considération pour les personnes âgées à un certain conservatisme social. On note que, dans un milieu caractérisé par sa stabilité, il est exact de penser que les plus anciens soient aussi les plus savants ; inversement, dans un monde infini et changeant, la connaissance n’est pas nécessairement un fruit donné par le long terme, chacun étant libre d’apprendre ou d’ignorer ; dans ce cas, la jeunesse peut être, sur tel ou tel point, plus savante que le Grand Age, et en faire bénéficier la société. (…). La faculté critique de la jeunesse ne rejoint-elle pas aussi la liberté démocratique qui interroge l’autorité sur la rationalité de ses choix ?... Plus extrême, la pensée libertaire de mai 1968 est allée jusqu’à une autre mise en question radicale de l’autorité : capacité de contestation, de rébellion, d’innovation, la jeunesse –contenue dans le cadre démocratique- parait garantir à la société la faculté de s’interroger sur elle-même.
Concrètement, la biologie de la jeunesse lui donne de la force et de l’élan. Dans les pays peu mécanisés, la jeunesse est une force de travail incontournable… Sa plasticité intellectuelle lui permet d’apprendre vite et bien. Comme la néotonie humaine permet à l’être humain d’être le plus adaptable de tous les êtres vivants, la jeunesse apporte à la société la promesse de l’excellence du savoir. Dans des sociétés dites « de la connaissance » ce point est très appréciable. Cette même biologie de la jeunesse lui permet également de faire rêver les autres classes d’âge Dans un temps d’interrogations sur la réalité de la transcendance, l’image de la jeunesse semble être le symbole d’une sorte d’immortalité immanente à laquelle, peu ou prou, tous s’accrochent. Ainsi la jeunesse est aussi une sorte de repère de l’idéal. A contrario, Aristote définissait la vieillesse comme un état de desséchement et de morosité. La jeunesse donc est un concept moteur, stimulant. Symbole de plasticité, de créativité, d’ouverture d’esprit, de soif de connaissance, elle semble représenter une garantie de créativité et de liberté ; en même temps qu’elle garantit le renouvellement des générations. Enfin, d’un point de vue économique, la jeunesse représente l’adaptativité et l’apprentissage rapide.
II POSSIBLES DYSHARMONIES SOCIALES
EN LIEN AVEC LA JEUNESSE
Il existe toutefois des limites à l’idée de poser la jeunesse comme une pure chance, un idéal social pour la société toute entière, ce que d’ailleurs certains décrient sous l’appellation de « jeunisme ». L’anomie sociale, décrite par le sociologue Durkheim, est une menace pour les classes d’âge les plus jeunes, et leurs éventuelles pertes de repères peut avoir des conséquences sociales néfastes, comme la délinquance, pour laquelle on parle généralement de « bandes de jeunes » plutôt que de « bandes de vieux ». A la plasticité et la créativité d’une jeunesse avide d’apprendre, s’opposent la malléabilité, l’influençabilité, et la vulnérabilité des esprits trop jeunes, qu’il convient de conseiller, guider, orienter. (.) La jeunesse peut s’égarer ; elle peut aussi être manipulée, comme par Hitler et ses « jeunesses hitlériennes », qu’un régime inique avait voulu dresser en symbole de la puissance d’une race ou d’une culture exclusive… De ce point de vue culturel, on note également que la jeunesse correspond aux idéaux de la vente, donc du marketing, qui représente parfois une simple manipulation des masses, parfois dangereuse, par le mépris de l’esprit dont elle témoigne. La politique sait user de ces concepts vendeurs ; on parle souvent du remplacement des générations précédentes –comme des vieux éléphants aux jeunes lions- comme d’un bien en soi, tandis que d’autres valeurs peuvent être valorisés par l’âge, telles que la mémoire, le savoir, le sens des responsabilités etc. Ainsi la jeunesse parait un concept dangereux s’il est manipulé à des fins mercantiles ou de notoriété, exclusivement. Dans ce cas, il parait parfois appauvrir le débat public. Enfin, valoriser la jeunesse pour la jeunesse, dans la définition d’un idéal en quelque sorte « éblouissant » peut réduire la capacité à prendre en compte les réalités du grand âge, parfois difficiles lorsque l’humain s’approche de son décès –auquel nul jeune ne semble vraiment croire-.
Limites culturelles, la jeunesse connaît aussi des limites socio-économiques qui circonscrivent la chance qu’elle représente pour une société : coût de la formation, difficultés d’insertions socio-économiques –et c’est le cas de nombreux jeunes touchés par l’aggravation considérable de chômage au premier semestre 2009 – la jeunesse constitue aussi un poids économique et représente une responsabilité pour les classes d’âges aînées. Trop peu de jeunes ne financeront pas les charges des Seniors ayant cessé de travailler, cela compte aussi.
En conclusion, toute classe d’âge est une chance pour la société ; en cela, c’est l’équilibre et le mouvement d’ensemble qui comptent. Représentant l’avenir, la jeunesse doit faire l’objet d’attentions particulières et révèle la manière dont une société se projette dans son futur. Motivés, motivants, les jeunes constituent un indéniable source de vitalité, une vraie chance pour toute société, à condition qu’elle –dans son ensemble- sache les accueillir.

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nb: Athènes, fin juillet 2009 -A partir de l'aéroport, je me rendis au Pirée, après un détour de plusieurs heures lié à l'incurie des réponses de ceux à qui je demandai mon chemin; j'atterris ainsi à Agios Théodoros, non loin de Corinthe (!) où se passa l'anecdote suivante : il était interdit de fumer dans la gare. Aussi, avant de reprendre le train en sens inverse pour aller au Pirée puis partir dans les îles, je descendis sur la rue pour fumer une cigarette. J'étais aussi passablement fatiguée de plus de 24 h de voyage au total. Or, fumant, je vis au dessus, sur le quai, une grosse dame fumer une cigarette, dans l'enceinte de la gare, donc. Je lui lançai, en grec :
- N'est-il pas interdit de fumer dans la gare ?
- Oui, me répondit-elle, mais ajouta-t-elle, si quelqu'un venait lui faire une réflexion, elle jetterait sa cigarette; et elle me désigna un endroit, plein de fourrés et de broussailles, où elle prévoyait de lancer son mégot allumé.
- Si vous le lancez là, lui dis-je, vous allez déclencher un incendie.
Elle disparut sur le champ de ma vue.
No comment.
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Ah, Ellada... Pour ceux qui ne l'ont pas vu, le chanteur grec le plus connu et un des plus appréciés dans son pays, Vassilis Papakonstantinou chante. Si vous parlez de lui en Grèce, nombreux sont ceux qui en sourient d'exaltation. Ici, il chante le poète espagnol Lorca, sur un poème de Nikos Kavvadias : http://www.youtube.com/watch?v=R8cznEr6D7U&feature=re...
Là, dans une autre version de la même chanson, avec une très belle intensification en cours de chanson (illustration des paroles de la chanson au mot à mot, à peu près) : http://www.youtube.com/watch?v=twj3vBKEMhE
Et ici il chante "Sébastian", dans un grand déchainement lyrique (c'est pour ça qu'on l'aime) http://www.youtube.com/watch?v=nbOuHw9lZrU
Et là, c'est un autre chanteur grec très connu en Grèce, qui chante la même chanson sur Lorca, dans un beau son. http://www.youtube.com/watch?v=qCOs_9FjkXw&feature=re...
Je connais trop bien la Grèce pour l'idéaliser, mais dans ces clips, paraissent l'expressivité, le romantisme, le lyrisme de ce pays.
NB : illustration Claire Delhomme Pictures (ici Paris Plage et Iris, chatte d'écrivain) - tous droits réservés -
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22.09.2009
Deux trois poèmes ou plus
Quelques poèmes (poems) de 2003, 2004, que sais-je ; comme ça, pourquoi ; est-ce que je sais...
Parmi les chants
Et je dirai comment je vins, parmi les ailes des collines,
Ces jours où l’aube est un destin, quand elle tournoie, sage et divine,
Parmi les corps, leurs chants : buveurs de fleurs disant des songes
Et moi, cueillant quelques aurores ; et saluant les jours qui s’allongent…
Dans chaque foyer la lumière vient d’une étoile différente ;
Si tu veux trouver la plus belle, tu vois que chacune te tente ;
Soleils et lunes, hivers, étés ; partout c’est un grand ciel qui danse
Que nulle sagesse ne peut compter… Et c’est un cœur qui entre en transe !…
Et c’est pourquoi j’ai bien marché, en écoutant chaque leçon
Qui émerge de la nature ; dont on peut tirer des chansons
En questionnant l’ardeur de vivre… avec l’amour de la raison :
« Que la douceur vienne première, ensuite je dirai mon nom… ».
*
Cette nuit
Je suis lascive comme une rivière
Quand elle s’étend sous son bateau ;
Cette nuit…
A écouter le bruit de l’eau
On dit que toujours on grandit.
*
Histoire du pirate
Bien sûr, il rêvait de l’amour,
D’une sirène qu’il aurait raptée sur une terre inopportune,
S’ennuyant à tisser des pagnes : un fil dessous, un fil dessus,
Dans une quiétude charnelle et monotone…
Bien sûr, elle rêvait d’un pirate,
Tout en tissant des rêves d’enfant,
Des capitaines sur les dunes,
Et tirait la langue sous la lune,
En rigolant…
Oui !...
On trouve tant de choses dans les livres….
Et parfois même, des choses qui nous délivrent…
*
Histoire de roses
Et les anciens prisonniers
Venaient d’être libérés…
Et les nouveaux libérés
Aimaient toujours la liberté.
Tous avaient été libérés de quelque chose.
Libérés de l’animalité.
Libérés de l’humanité.
Et dans leurs baisers, entre eux,
Il y avait une histoire de roses
Dans l’air orangé.
Tous avaient été libérés.
Tous aimaient quelqu’un et quelque chose.
*********
(nb : Image sur l'a-propos : photo de mon arrière-arrière-grand-mère, Claire Festy (Charente-Maritime, femme de capitaine de vaisseau).
18:13 Publié dans poems | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
01.09.2009
Histoire

nb : Illustration "Arcade à Naxos", colorisée. Photo Claire Delhomme 2004, tous droits d'auteur réservés à l'auteure.
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27.08.2009
Pour la France
Bouquiner sur la plage, en Grèce, peut révéler d’agréables surprises :

14 juillet 1943,
discours du général Charles de Gaulle,
Alger
Extrait :
« La France délivrée, ne voudra ni reprendre la route de l’abîme, ni demeurer sur celle de l’esclavage. La France a d’avance choisi un destin nouveau. Si elle entend désormais être libre, ne connaître de souveraineté que celle qui procède d’elle-même, directement et sans entraves, bref, se livrer à la grande lumière de la pure démocratie, elle voudra aussi que ses volontés, à mesure qu’elle les fera connaître, soient exécutées avec suite, avec force, avec autorité, par ceux qu’elle en aura chargés. Elle voudra que ses gouvernants gouvernent, que ses fonctionnaires ne rusent pas avec leurs fonctions, que ses soldats s’occupent seulement de sa défense, que ses magistrats rendent une réelle justice, que sa diplomatie ne redoute rien tant que mal soutenir ses intérêts. La {IV} République Française voudra qu’on la serve et non pas qu’on se serve d’elle. Mais encore, elle abolira toutes les coalitions d’intérêts ou de privilèges, dont on n’a que trop vu comment elles la mettaient en péril, introduisaient dans son sein les jeux de l’étranger, dégradaient la moralité civique et s’opposaient au progrès social.
Oui, après la chute du système d’autrefois et devant l’indignité de celui qui s’écroule, après tant de souffrances, de colères, de dégoûts éprouvés par un nombre immense d’hommes et de femmes de chez nous, la nation saura vouloir que tous, je dis tous ses enfants, puissent désormais vivre et travailler dans la dignité et la sécurité sociales. Sans briser les leviers d’activité que constituent l’initiative et le légitime bénéfice, la nation saura vouloir que les richesses naturelles, le travail et la technique, qui sont les trois éléments de la prospérité de tous, ne soient point exploités au profit de quelques uns. »
(Charles de Gaulle, Discours et Messages, Plon 1970, in Histoire de France-Point histoire- Seuil).
*
Si j’avais auprès de moi un bloc de marbre et un burin, je pense que je pourrais me mettre au travail. Merci et bravo, Charles !

13:46 Publié dans Philosophie des Temps | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
23.07.2009
Divers diversité diversement
Je me désengage des questions politiques : trop de masques, pas assez de franchise, trop de confusion. J’aime beaucoup le graphisme et la photo, ainsi que la littérature et la philosophie entendues au sens général et j’ai beaucoup à faire et à penser dans ces domaines. Je reviens à mes premières tendances. Sans compter mes possibles évolutions en interne dans mon administration, qui, également, m’occupent assez ces temps-ci.
Au début, internet, c’était pour quelques rendez-vous, et plus si affinités ; et pour des amitiés également, autour de la culture.
Puis j’ai fait un petit tour dans le milieu éditorial, un petit tour à lire les journaux en ligne, à m’inscrire dans des réseaux créatifs, en plus de ceux de rencontres ; j’ai exploré un peu ce que l’art affiche ; photos ; galeries ; entretenu des correspondances personnelles avec des amis d’ici et de là ; et d’outre-mer, c'est-à-dire au-delà des mers et des océans ; me suis allongée sous les palmes en toutes saisons ; ai lu des œuvres classiques ; découvert de petits trésors d’information ; ai participé de ci de là à des débats, -sous pseudo car n’ayant rien à vendre, et souhaitant plus de certitudes intellectuelles pour savoir quoi penser de ceci ou de cela- ; ai téléchargé légalement des musiques et des films ; ai décidé de snober Facebook pour entretenir un trajet plus personnel, et ne pas servir de cobaye à des machines marketing, même si je conçois aussi le côté pratique et éventuellement sympathique du site – cela reste virtuel, passons - ; suis aussi intervenue sur certains sites en lien avec certaines thématiques, que j’ai ensuite dépassées pour m’intéresser à autre chose...

C’est à la nature que je pense maintenant. La biodiversité. La préservation de notre divin climat. Je souhaite de rapides progrès dans ce domaine. On voit comment, sur ma rédaction du collège, la nature a toujours été pour moi presque comme une personne ; à l’adolescence, romantique, je m’allongeais dans les champs pour regarder le ciel et trouver une sorte d’amour dans le sentiment de nature. J’eus l’idée qu’on peut trouver des sentiments auprès des arbres. Au cap Bénat, il y avait beaucoup de petits enfants et beaucoup d’adultes un peu âgés ; je lisais Colomba, de Prosper Mérimée, un livre de mes grand-parents, et je pensais à la pinède, et je pensais que la pinède, la forêt, me comprendrait. Et puis bien sûr, les chats ont toujours très bien représenté la nature à mes yeux, en quelque sorte. Dès l'enfance, je trouvai la chatte belle, franche et sensible, quoiqu’un peu caractérielle parfois, mais une belle féline, indépendante à la chasse et ayant fait reculer un jour un chien de chasse ; j’en fis ma mère adoptive. La manière dont elle élevait ses petits me semblait parfaite ; elle s’occupait de chacun d’eux avec passion, intérêt et précision ; elle leur ramenait des souris. Dans le jardin, elle venait me rendre visite dans mon tipi indien, dont l’accès était réservé. Je savais que dehors s’étendait son domaine. Pour sa première ou deuxième mise bas, elle était venue me chercher dans ma chambre pour que je reste près d’elle et la rassure ; aussi, elle me donnait de jolis chatons qui dormaient sous ma couette tandis que je lisais. Il serait assez vrai de dire que c'est en début d'adolescence que je compris vraiment que je m'assortirai mieux avec un humain qu'avec un chat. Le mieux pour moi étant encore un homme-chat.

Carnet de voyage, grèce, été 2004 –
- Regarde, me dit-il, -à cette heure avancée de la nuit qui se trouve être devenue une heure palpitante du matin-, regarde comme les autres se lèvent, circulent pour aller travailler. Et nous, nous rentrons, nous allons nous coucher... C’est comme lire un livre, et y trouver une page d’un autre livre.
*
Le vrai voyageur pour aujourd’hui, rencontré dans la nuit devant le temple Zappéion à Athènes, vient du Michigan. Sa voiture est un coquillage bordé par un azur de perfection à l’intérieur de laquelle on se glisse, on se pose, comme la perle. La musique y déroule des cascades sur écran. Il me dit que la chanteuse chante que si son copain lui ment, elle le quitte pour un autre ; il me dit que le chanteur chante qu’il en a assez de payer pour elle. C’est une musique du Michigan.
Il dit qu’il n’aime que la voiture, parce que les trains prennent toujours la même route ; elle dit qu’il y a beaucoup de trains et que chaque train est nouveau. Elle dit qu’on voit parfois de belles choses de la fenêtre du train, et qu’il y en a tant qu’on sait qu’on ne peut pas s’arrêter pour toutes les voir. Elle dit que c’est bien comme ça, qu’elle pense que c’est l’immensité du monde.

Il dit que, s’il voit de belles choses de la fenêtre du train, il prend note pour revenir plus tard. Sans doute est-ce pour lui la curiosité du monde.
*
La vraie voyageuse et le vrai voyageur prennent un vrai café et une vraie bougatsa, cette pâtisserie aux amandes et à la cannelle, craquante et tiède. Ils ne sont vraiment pas d’accord. Ils discutent du mythe de Thésée. Lorsque Thésée rentre, victorieux, après avoir tué en Crète le Minotaure, il oublie de changer la voile de son navire, de voile noire, qui indiquerait sa défaite, à la voile blanche, qui dirait cette victoire, qu’il a de fait acquise. Or Thésée oublie de changer cette voile, et son père, le roi Egée, qui donnera son nom à cette partie de la Méditerranée, le roi Egée, voyant à l’horizon la voile noire, croit à tort son fils décédé et se jette du haut d’une falaise. Pour la vraie voyageuse, l’histoire de l’oubli de Thésée de changer la voile, et sa conséquence, veut montrer l’importance de la communication et de l’information. Pour le vrai voyageur, cela montre que, même lorsqu’on est très content (c’est la joie d’avoir gagné qui provoque chez Thésée l’oubli d’installer la voile blanche), il faut rester attentif. Elle trouve que c’est aussi une bonne idée.

Lui aussi, il a vu le Cap Sounion, les colonnes blanches, la fleur du marbre sur la toile scintillante et bleue…Sur la promenade sous l’Acropole, ils discutent. C’est une histoire, une rencontre excentrique dans le temps olympique. Il lui dit qu’elle pourra raconter cela dans son livre, celui qu’elle écrit : les diversités humaines, le garçon du Mishigan bleu marine, dont le père est américain et la mère grecque, qui n’aime pas qu’on critique le président des Etats-Unis, et qui ne se souvient pas qu’avant, des indiens en tuniques souriantes et autres peuplaient ce pays américain. Il ne se souvient pas, c’est ce qu’il dit. Il fait tourner la clef dans la machine et la voiture démarre, traverse Athènes, comme un vaisseau flottant.

Et la voiture traverse Athènes à l’aube, comme un bateau flottant. Comme la page d’un autre livre dans un livre.
*
Voyage grèce 2003- annotations pour photos - 1 & 2 voyage en train - 3 buveurs de fleurs disant des songes - 4 appétit de la totalité - 5 la barque rouge - 6 traverser - 7 l’esprit du flot - 8 & 9 scène aux cavaliers - 10 & 11 port céleste - 12 le cavalier - 13 les yeux - 14, 15 & 16 chats - 17 le grand port - 18 l’arrivée - 19 truth - 20 l’art de la présence -21 & 22 one boath two boath - 23 à delphes - 24 les palmiers les pêcheurs - 25 porter des vagues - 26 miroir de l’eau - 27 prince of poetry - 28 place d’aristote -29 bord de mer - 30 île de lumière - 31 particules de lumière - 32 entre les monts - 33 temple - 34 manteau sur fond rouge - 35 mouette - 36 à delphes 2- 37 love boat - 38 j’éclate de joie - 39 la statue parfumée - 40 jeu sportif - 41 bord de mer - 42 les pieds de l’aurige - 43 hôtel au rideau rose - 44 do you believe in space - 45 enfant sur l’horizon - 46 hôtel doré - 47 transats -48 douces barques - 49 un bateau dans la ville - 50 écrire au bord de l’eau - 51 poséidon - 52 l’olivier d’olympie - 53 mouettes 2 - 54 l’éphèbe - 55 l’élan - 56 la colonne rouge - 57 halte- 58 couloir sur mer
*

*
Un jeu de doux vertige- Claire Delhomme 2007-
Si, à l’intérieur du monde, se dit-elle, relevant les yeux vers l’étendue maritime, si je ne posais pas quelques repères, alors je serais dans le vertige. J’ai besoin de repères… Par exemple, si je jouais au vertige, si je jouais à ça, on me trouverait, au matin, endormie, flottant sur l’horizon, quelque part dans le Bleu qui me berce, sans autre indication que l’amour qu’il me donne… Flottement… Ou bien je serais suspendue au dessus de l’eau, de la lumière sur l’eau… Ou bien je voguerais, de galaxie en galaxie, en emportant mes livres dans ma fusée magique, dans les ardeurs phosphorescentes des étoiles en fusion…. Hum, pense-t-elle, et son esprit reste de même suspendu un instant… Alors, se dit-elle, un jour, si tel était le cas, si je voguais ainsi, quelque part, je m’installerais sur la planète la plus charmante de l’Univers, puis j’oublierai tout le reste. Tout le reste… Je me délivrerai de tout. Je ne ferai que jaillir, jour et nuit. Jaillir… Jaillir… Jaillir… Le repère viendrait de l’intérieur en quelque sorte. Comme sur ces peintures japonaises classiques du mouvement des « Images du monde flottant », les charmes de la vie quotidienne seront mon horizon ; je n’aurai pas de pensée élaborée, je serai lovée dans l’incommensurabilité de l’instant... Près de la fenêtre, la serviette de bain sera posée, en couleurs harmonieuses avec le mur décoré. Je me savonnerai dans le bain parfumé dont le bruit charmera mes oreilles comme les paroles de l’amant le plus tendre et le plus captivant. Vif et doux, le chat, par la fenêtre, regardera au dehors en manifestant, dans ses yeux qui bougent, les savoirs des félins… Au dehors, dans la grande plaine s’étendant, dans cette ambiance liquide et céleste à la fois, une procession paisible se rendra dans un lieu consacré, tandis que les oiseaux, éternels conteurs des cieux, passeront en lignes mouvantes, décorateurs du bleu. Alors, moi, au milieu de mes flots parfumés, voyant la plaine aussi par la fenêtre, j’entendrai la porte s’ouvrir, annonçant le retour de mon amant, et mon cœur fleurira, dans l’infini.
Et ainsi, il entrera dans la salle de bains, nous nous embrasserons et je lui dirai, dans un souffle :
- Chéri, as-tu pensé pour commencer à l’unité du monde ? Et d’ailleurs, où sommes-nous ? Et mis à part l’amour, quelles sont nos bases ?
Il me répondra, sans doute :
- Chérie… Laisse-moi trente-cinq secondes pour me déshabiller.
Et il m’embrassera.

*
Tiens, c'est Paris-Plage en ce moment. Deux créations graphiques (Paris Plage 2005)


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09.07.2009
Michael Songs Lyrics Sound Lyric
Ceci ci dessous n'est pas un concours de traduction, parce que ces chansons sont écrites pour la musique. Ce sont quelques traductions pour fixer des mots de MJ, lui rendre encore hommage. Pour ceux qui ne le connaissent pas, et pour ceux qui le connaissent déjà. Pour moi. Ces évocations sont présentées en deux parties : Gone Michael, puis Still here Michael.
GONE MICHAEL
Morphine
He got flat baby -Il est dégonflé baby
Kick in the back baby - Reçu un coup de pied dans le dos
A heart attack baby - Une attaque cardiaque baby
I need your body - J’ai besoin de ton corps
(...) Oh God he’s taking démerol... – Mon dieu, il prend du démérol...
(...) Is truth a game daddy- La vérité est-elle un jeu daddy
To win the fame baby - Pour gagner la gloire baby
It’s all the same baby -Tout se ressemble tellement baby
You’re so reliable - Toi, tu es si crédible…
(Moi : He said…)
Speechless (invicible)
Your love si magical, that’s how I feel – Ton amour est si magique, c’est ce que je ressens
But I have not the words here to explain – Mais je n’ai pas les mots là pour expliquer
Gone is the grace for expressions of passion – Est partie la grâce pour exprimer la passion
But there are worlds and worlds to explain – Mais il est des mondes et des mondes à expliquer
To tell you how I feel – Pour te dire ce que je ressens
But I’m speechless, speechless – Mais je suis sans voix, sans voix...
(He said…)
Cry
Somebody shakes when the wind blows – Quelqu’un se secoue quand le vent souffle
Somebody's missing a friend, hold on – Quelqu’un a besoin d’un ami, tiens bon
Somebody's lacking a hero –Quelqu’un manque d’un héros
And they have not a clue – Et aucune preuve ne sera donnée
When it's all gonna end – Au moment où tout sera terminé.
Stories buried and untold – Histoires de cendres et de silence
Someone is hiding the truth, hold on – Quelqu’un cache la vérité, tiens bon.
When will this mystery unfold – Quand ce mystère sera révélé
And will the sun ever shine – Et le soleil brillera toujours
In the blind man's eyes when he cries? – Aux yeux de l’homme aveugle, quand il pleure...
(Moi : He said…)
STILL HERE MICHAEL
2000 Watts
Bass note, treble, stereo control, how low you go – Note basse, aigue, stéréo contrôle – jusqu’où vas-tu dans le grave ?
Just enough to make your juices flow - Assez pour faire couler tes jus
Press play, don’t stop, rotate, too hot – Appuie sur play, n’arrête pas, fais tourner, trop chaud...
You feel I’m real – Tu sens que je suis réel
I’m everything you need, so tell me what’s the deal – Je suis tout ce que tu souhaites, alors dis-moi ce qu’on fait.
Human nature
Looking out across the night time– Regard au dehors, traversant la nuit
The city winks a sleepless eye – La ville fait un clin d’oeil sans sommeil
Hear her voice – J’entends sa voix
Shake my window – Secoue ma fenêtre
Sweet seducing sighs – Doux signes de séduction
Get me out into the night time– Emmène-moi dehors cette nuit
Four walls wont hold me tonight – Quatre murs ne me retiendront pas ce soir
If this town is just an apple – Si cette ville est une pomme,
Then let me take a bite - Laisse-moi croquer dedans
If they say – S’ils disent
Why, why, tell em that is human nature –Pourquoi, pourquoi, dis-leur que c’est la nature humaine
Why, why, does he do me that way –Pourquoi, pourquoi- agit-il ainsi avec moi
If they say – S’ils disent
Why, why, tell em that is human nature Pourquoi, pourquoi, dis-leur que c’est la nature humaine
(...) I like livin this way – car j’aime vivre de cette manière
I like lovin this way – J’aime aimer de cette manière
Another Part Of Me
We're Takin' Over – Nous prenons le pouvoir
We Have The Truth – Nous avons la vérité
This Is The Mission – Telle est la mission
To See It Through – La voir dans la réalité
Don't Point Your Finger – Ne pointe pas du doigt
Not Dangerous – Ce n’est pas dangereux
This Is Our Planet – C’est notre planète
You're One Of Us – Tu es l’un de nous.
(...) There Is No Danger – Il n’est pas de danger
Fulfill The Truth – A réaliser la vérité
So Come Together – Alors viens avec moi
We're Mean Is You – Où est le sens, là tu es.
Earth song (à 6 mois du sommet de COPENHAGUE)
Hey, what about yesterday - Qu’en est-il du passé ?
(What about us) - Qu’en est-il de nous ?
What about the seas - Qu’en est-il des mers ?
(What about us) - Qu’en est-il de nous ?
The heavens are falling down – Les paradis s’effondrent
(What about us) - Qu’en est-il de nous ?
I can't even breathe – Je peux à peine respirer
(What about us) - Qu’en est-il de nous ?
What about the bleeding Earth – Qu’en est-il de notre Terre chérie ?
(What about us) - Qu’en est-il de nous ?
Can't we feel its wounds – Ne pouvons nous pas sentir ses blessures ?
(What about us) - Qu’en est-il de nous ?
What about nature's worth – Qu’en est-il de la valeur de la nature ?
It's our planet's womb – C’est le ventre de notre planète
(What about us) - Qu’en est-il de nous ?
What about animals – Qu’en est-il des animaux
(What about it) - Qu’en est-il de nous ?
We've turned kingdoms to dust – Vous avez réduit des royaumes en poussière
(What about us) - Qu’en est-il de nous ?
What about elephants – Qu’en est-il des éléphants
Have we lost their trust – Avons-nous perdu leur confiance ?
What about crying whales – Qu’en est-il des baleines qui pleurent ?
We're ravaging the seas – Vous ravagez les mers !
What about forest trails – Qu’en est-il des chemins des forêts ?
Burnt despite our pleas - Brûlés malgré nos appels
What about the holy land – Qu’en est-il de la terre religieuse ?
Torn apart by creed – Déchirée par la croyance
What about the common man – Qu’en est-il de l’homme commun ?
Can't we set him free – Pouvons-nous le libérer ?
What about children dying – Qu’en est-il des enfants qui meurent ?
Can't you hear them cry - Ne pouvez-vous pas les entendre pleurer ?
Where did we go wrong – Où vous êtes vous trompés ?
Someone tell me why – (Il voulait )Que quelqu’un lui dise pourquoi !
The way you make me feel
Hey pretty baby with the – Hé jolie baby avec les
High heels on – Hauts talons
You give me fever – Tu me donnes la fièvre
Like Ive never, ever known – Comme je n’ai jamais jamais connu
Youre just a product of – Tu es un produit de
Loveliness – L’adorable
I like the groove of – J’adore le groove de
Your walk, - Ta marche
Your talk, your dress – Tes paroles, tes vêtements
I feel your fever from miles around– Je sens ta fièvre depuis des kilomètres
Ill pick you up in my car and well paint the town – Je t’emporterai dans ma voiture et nous peindrons la ville
Music and Me
We've been together – Nous vivons ensemble
For such a long time now - Depuis si longtemps maintenant
Music, music and me - La musique, la musique et moi
Don't care whether all our songs rhyme now - Ne t’occupe pas de savoir comment nos chansons riment
Music, music and me - La musique, musique et moi.
Only know wherever I go – Sache seulement où que j’aille
We're as close as two friends can be - Nous sommes proches comme deux vrais amis
There have been others - Il y en eut d’autres
But never two lovers Mais jamais deux amants
Like music, music and me – Ne furent comme la Musique, la musique et moi.
A world of sweet harmony
Birds of a feather
We'll fly together
Now music, music and me -Music and me
Thank you Michael- You’re welcome- Nice to meet you.
18:12 Publié dans Philosophie des Temps | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note















