Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

12/08/2015

ontologies, espistémologie, logos

(photo, ma mère me nourrissant, avec une jolie veste décorée de plantes et d'oiseaux, selon mon idée) -manger et respecter la nature.jpgJe relis des textes publiés ces dernières années, et les modife ou les efface, parce que : j'ai conçu que la connaissance est un phénomène progressif, et cela est bien évident, une fois qu'on la constaté.(Il ne faut pas essayer de changer les autres, c'est toujours ce qu'on se dit après avoir essayé -petite plaisanterie). Oui, et même ma mère disait toujours qu'elle n'avait pas la science infuse... Moi non plus. Et, la connaissance peut se métaphoriser en exploration territoriale. On commence par découvrir, par exemple, un endroit délicieux avec des cascades d'eau merveilleuse; on écrit une lettre pour raconter cet état de fait. Mais le lendemain, on s'aperçoit que l'endroit est infesté de moustiques. On écrit une autre lettre pour décrir la suite... Et puis on part plus loin... etc...C'est un peu la logique qui a prévalu au développement de mes idées et observations, qu'un perfectionnement progressif est à l'oeuvre. L'observation initiale n'est pas totalement fausse, mais, replacée dans un contexte, reliée à d'autres remarques faites ultérireurement, le sens en est parfois particulièrement modifié.

C'est dans ce sens que je présente les informations, qui, plus elles sont anciennes, plus elles ont pu être perfectionnées depuis; mais certaines sont aussi tout simplement vraies et non déformées ni démenties au cours du temps.

J'ai donné un titre pompeux à cette note, et ce n'est pas mon genre de tenter la surrévaluation. Je voulais juste écrire quelques mots sur la réalité et la vérité. J'ai lu à une certaine époque beaucoup de livres sur les fondements de la connaissance, parce que je cherchais les fondements du réel pour une pensée sûre. Je me suis ensuite aperçu que ces livres d'épistémologie -épistémologie des sciences physiques ou biologiques, ou philosophie générale- étaient eux mêmes des objets de connaissance s'interposant entre la vérité du monde et moi, suivant certains présupposés qui étaient les leurs.

J'adore les livres, mais je dois dire que, au cours du premier semestre 2015, relisant, plus avisée, un grand nombre de livres présents dans ma bibliothèque, j'en ai jeté deux rayonnages entiers.. Jeter des livres s'ils sont mauvais, c'est mieux que les donner à quelqu'un, ou les revendre; le travail d'une bibliothèque tend vers l'exhaustivité, mais moi, en tant qu'intellectuelle, je ne dois pas servir de relais à de mauvaises idées, dans l'idéal.

 

San.JPG

 

Ce que j'écris là est aussi dans la suite des critiques de Fédor Dostoïevski contre la "demi-science", qu'il décrit comme un fléau, et je partage cette impression. J'ai constaté dans les années 90 et au début des années 2000, que l'épistémologie des sciences au 20ème siècle, présentait un ensemble où dominait le scepticisme vis à vis de la réalité et de sa connaissance, et je m'étais dans un premier temps fort agitée pour essayer de contourner les difficultés présentées par ces messieurs, qui semblaient dire que le réel, au delà du gigantisme de la science pratique utilisée depuis le 20ème siècle, n'était pas vraiment accessible. .. Le problème était notamment  celui du germanique Karl Popper, de Thomas Kuhn, de Schrodinger et son chat soit disant disparu dans une boite, mais dont quelqu'un m'a dit, une année où j'étais allée au Salon du livre de Paris, qu'il avait été retrouvé (le chat de Schrodinger). En bref, en termes de philosophie générale, il me fallait déjà commencer par enjamber tous ces épistémologues, qui, tout en n'ayant pas totalement tort, posaient plutôt les cadres de la pensée scientifique, et non pas ses limites.

En réalité, pour avancer plus la vérité de mon opinion, je dirais en partie qu'il s'agissait là beaucoup d'une distinction entre physiciens et mathématiciens, car les mathématiciens ont beaucoup plus tendance à partir dans l'abstrait, tandis qu'un physicien se rappelle plus aisément qu'il travaille sur un monde matériel, physique, qui est l'univers où il se situe lui-même, ainsi que les autres, sur une planète verte et bleue. Moi de même, ainsi que tout le monde -tous les vivants-...

M"aresi i physi : en grec, cela signifie j'aime la nature. Physi = nature. D'où le mot physique.

La façon dont on constate le monde, philosophiquement parlant, est importante, parce qu'elle détermine des priorités et des préférences. Celles-ci, à petit niveau, sont sans conséquence, mais lorsque la planète s'unifie par les transports, les communications, les productions, le commence et la pollution, la vision du monde est déterminante sur le destin planétaire, qui petut être heureusx ou catastrophique suivant les choix qui sont faits.

Une fois passés les embrouillaminis de l'épistémologie sceptique, qui permet de poser des cadres et non des limites, et que l'être humain se conçoit comme un être vivant sur une Terre dont il sait qu'elle exixte depuis environ 5 milliards d'années, avec un univers d'environ 15 milliards d'années (environ), il se trouve souvent face à un choix qui se trouve être croire ou non à une autre vie post-mortem, ce qui n'est pas mon cas.

Pour certains, faire le pari d'une autre vie post-mortem n'est pas un problème (cf le pari de Pascal); pour moi, ne pas y croire n'est pas un problème, au sens où, même si une telle vie existait, et que les humains y soient jugés, l'essentiel me sembloe être que je puisse dire : oui, j'ai agi pour le mieux, et j'ai cru en l'amour et le progrès. Où serait le problème,  face à la multiphlicité des théories religieuses et souvent leurs incompatibilités, et leur répartition qui m'a toujours semblé relever de l'éducation et des logiques des groupes culturels et économiques... Par contre, vivre sa vie dans l'erreur et l'illusion ne m'attire pas, et je le considère comme une malchance, d'autant qu'un certain nombre de personnes semblent ne pas réellement s'interesser à leur vie, sous prétexte qu'ils croient qu'ils en vivront une autre après, au lieu de vivre dans la plénitude de la vérité de la nature de la vie, et de la respecter.

Telles sont quelques-une de mes pesnées sur ces sujets. Maintenent, je ne dis pas que rien n'exisse après la mort, car peut-être des flux d'énergie, peut-être l'énergie de l'être vivant s'éparpille ou se promène, ou se renouvelle d'une façon que nous ignorons encore, mais l 'après-vie ne doit pas être un faux-fuyant, où la lucidité est encore brutalisée, et avec elle la nature, faune et flore, et l'avenir.

Maintenant, j'ajoute que, évidemment, j'ai eu à comprendre petit à petit qu'il ne s'agit pas seulement de connnaissance, mais aussi de pouvoir; et pour certains, la vérité n'est qu'un instrument de pouvoir, et non pas un but ou un moyen global; c'set un instrument, utlisé au jour le jour, au besoin déformée ou niée, mais jamais plus qu'un insrument, et même pas une condition....

Comme disait Platonas (Platon dont le nom signifiait "vaste"), l'injustice ne peut exister longtemps qu'à condition d'être cachée.

Je passe pour l'instant sur un certain nombre de points adjacents, sur ces sujets, et je voulais simplement par cette note, poser ces quelques points, et ensuite, parler d'un point, non pas irrationnel mais étrange, que j'ai eu à constater, et que je présente à la sagacité du lecteur.

Ce petit épisode, surtout, m'a intriguée, et il existe peut-être une réponse rationnelle que j'ignore pour l'instant. C'est ce que j'ai appelé l"arc en ciel sorti du radiateur. C'était quelques mois après le décés d'un animal domestique, Iris miaou, et je me filmais avec ma webcam, comme on écrit dans son journal intime. Et, j'ai dit au début de cette vidéo, d'une heure environ, que j'aimerais que Iris Miaou m'envoie un signe, si son esprit flottait quelque part dans la biosphère, le cas échéant. Puis j'évoquai d'autres sujets, et, à la fin de la video, songeant à certains points en débat à ce moment-là (début 2013), je dis, suir la vidéo, environ cette phrase : "Certains pensent que c'est dieu, certains pensent que ce sont les yeux ; chacun y va de ses arguments, tu vois...". Puis j'ai conclu la vidéo, et, c'e qu'il s'est passé, c'est que, lorsque j'ai regardé ensuite ce film, j'ai vu qu'à l'instant même où j'ai prononcé cette phrase, dans mon dos, à environ trois mètres de moi, une sorte de petite flèche en forme d'arc en ciel a semblé sortir du radiateur, et a monté et disparu, en une seconde.

Donc, il est possible peut-être qu'une humnidité quelconque ait provoqué ce petit phénmène, mais simplement, je n'ai jamais vu cela une autre fois que ce jour-là. Et voilà, je voulais montrer la capture d'écran concernant ce point, et raconter ce petit épisode Je jure que cette histoire est parfaitement vraie. Je n'ai pas vraiment d'interprétation fixée sur ce point...

 

Picture 4881.jpg

 

 

Picture 4883.jpg

Capture d'écran 1 : l'arc en ciel apparait - capture 2 il monte et disparait

 

Telle est cette histoire concernant l'arc en ciel sorti du radiateur.

Je ne tire pas vraiment de conclusion de ce point mais je les note et je l'associe à une réflexion plus vaste sur la relation à la définion du relel.

J'ajoute une information sur Aphrodite : en grec son nom vient du mot aphros, qui désigne l'écume de la mer.

******

 Sinon, je peux aussi vous montrer, suite probablement au manque de pluie cette année, un merle mort devant son arbre, et la terre craquelée, ceci à Versailles, il y a quelques semaines,dans l'avenue qui va vers le chateau, ce malheureux animal entouré de feullles mortes en plein été, et sur une terre sans eau, peut-être lié au réchauffement climatique, à l'excès d'utilisation de pétrole et d'électricité... Je demande que les animaux des forêts soient aides en eau et nourriture, s'ils ont à subir ce problème de sécheresse....

SAM_0620.JPG

*

Suite à cette triste image, voyons un poème grec concernant une personne qui a perdu un proche. J'ai lu ce poème en 2013 sur une route, où quelqu'un, suivant la tradition grecque, l'a déposé à côté de la photo du défunt, et jr'ai trouvé ce poème très beau. C'était dans la ville de Marathon :

'"Tu es dans chacun de nos pas

Tu es présent dans nos rêves

Tu as existé, tu existes, et tu existeras

Pour toujours dans nos coeurs.'" 

Voilà un peu de sagesse et de sensibilité à la grecque. Je conclue cette note sur une image de l'Aphrodite de Milo, que j'ai photographiée en 2014 dans une rue grecque.... puisque les dieux sont supposés éternels et parfaits. Aphrodite est déesse de la beauté, et c'est aussi une sorte de protectrice des femmes, à mon avis.

 

IMG_0551.jpg

 

 

IMG_0553.jpg

Satre.JPG

 

 *

 

Picture 5320.JPG

Parce que Iris, dans l'Olympe, est la déesse de l'arc-en ciel.

Note à méditer.

 

16/07/2015

Sur le thème de Jeanne d'Arc

coin.JPGOn m'a demandé de dire quelques mots au sujet de Jeanne d'Arc, dont j'ai lu quelques éléments dans le texte qui a été conservé de ses réponses au tribunal qui l'a interrogée. J'ai lu ce texte rapidement il y a quelques années, et j'en garde quelques souvenirs. Jeanne d'Arc m'a paru être une fille très sympathique, et c'est un plaisir de l'évoquer.

D'après ce que j'ai lu, Jeanne d'Arc était une jeune française, tout ce qu'il y a de plus brave. (J'écris ce texte spontanément). Elle était la fille de Jacques et Isabelle d'Arc, avait des frères e soeurs, et ses parents n'ont pas été enchantés de son départ pour ce beau périple qui fut le sien... 

Dans son village, se trouvait un arbre, appelé Arbre aux fées, ou Arbres aux Dames, autour duquel son village se rassemblait pour chanter et danser. On note la présence de la religion pré-chrétienne dans sa région, en lien avec la notion des fées. Effectivement, sa marraine et son frère semblaient, d'après leurs témoignages, croire à l'existence des fées, et l'un des deux avait déclaré en avoir réellement vu.

A cette époque, vers 1420, les Anglais occupaient une partie du territoire français, forçant la population à se déplacer au gré de leurs incursions, ce qui avait été aussi le cas dans la région de Jeanne d'Arc. A travers l'arbre aux fées ou aux dames, on note un certain respect pour l'apport féminin en matière de  bien public; J'ai aussi remarqué que sur les différentes reines qui avaient précédé l'époque de Jeanne d'Arc, un grand nombre s'appelait Jeanne, ce qui a pu lui donner une certaine confiance en elle, s'agissant de contacter le futur Charles 7.

En effet, à ce moment (j'écris de mémoire, sans reprendre mes notes), un problème de succession était apparu au niveau de la succession royale, le roi étant mort, et la reine, d'origine étrangère, ayant eu pour projet de marier une de ses filles à un Anglais.

De plus, la concurrence entre la région parisienne et la région de Bourgogne, avait eu pour conséquence une tentative d'alliance entre le seigneur de Bourgogne, à Dijou, et les Anglais, qui avait abouti au traité dit traité de Troyes (toujours les ennemis des Grecs). Dans ces conditions, la jeune Lorraine s'était mise en tête d'aller persuader le prince de France de se faire authentifier comme pouvoir politique suprême, afin de garantir le pourvoir des Français sur la France. J'ai dit (...) avoir noté qu'à Dijon, la rivière s'appelle L'ouche, et il existe une église Ste- Bénigne, ce que je trouve un peu bizarre (merci à ma mère, j'ai lu ces informations récemment dans le dictionnaire qu'elle m'a offert en 1979). Ainsi l'idée de Jeanne d'Arc fut elle d'aller consolider le pouvoir central français, afin de repousser la menace anglaise.

Un certain nombre d'hommes lui accordèrent du crédit, et l'équipèrent. Elle sortit de Lorraine habillée d'une robe rouge, et trouva un étendard et une épée. Elle a dit qu'elle préférait son étendard plutôt que son épée. Elle voulait trouver le "gentil dauphin", s'agissant du pouvoir français.

Elle fut finalement reçue et écoutée, après avoir été corporallement examiné, car nul ne la connaissait alors. Elle accompagna les troupes françaises, qu'elle encouragea par sa présence, et donna parfois des conseils stratégiques, probablement basés sur le bon sens.

Elle représente un peu la qualité française, d'une jeune fille intelligente et déterminée. Qualifiée de fille sérieuse, elle n'aimait pas le jeu de des et les jurons et grondait toujours les soldats qui en usaient. Elle était aussi un peu prétentieuse, dans la mesure où c'était une fille de caractère, et se disait la meilleure tisseuse de son village. 

Plus tard, elle fut capturée, et un tribunal à la solde des anglais essaya de la faire passer pour une sorcière, mais sans y parvenir. On voit bien, quand on lit la farce de maitre Pathelin, écrite 30 ans après sa mort,; qiu'il existait déjà en France des tribunaux sérieux à cette époque, et, même si la rationnalité a augmenté depuis, elle existait déjà. De telle sorte que, lorqu'elle fut interrogée, il ne fut pas possible de prouver qu'elle était sorcière, au contraire. Jeanne d'Arc s'est distnguée à son procès par son courage, son indépendance d'esprit, et parfois son insolence, malgré sa jeunesse, puisqu'elle avait une vingtaine d'années. Elle a répondu comme elle voulait.

Elle a notamment été interrogée concernant les voix qu'elle disait entendre, provenant de Sainte-Catherine, et d'une autre sainte. Pour ma part, j'ai remarqué qu'elle évoquait souvent, non pas "les voix", mais "sa voix", et je pense qu'il s'agit probablement de la voix de sa conscience, qu'elle avait reliée à des saintes.

Un Grec l'été dernier, un monsieur retraité de la fonction publique, de haut niveau, m'a dit que c'est la Bourgogne qui a vendu Jeanne d'Arc aux Anglais, mais je lui ai dit que non, il ne faut pas accuser cette région, mais seulement ses dirigeants de l'époque, qui ont d'ailleurs changé d'avis, en éffaçant le traité de Troyes, par celui d'Arras, et en revenant vers la solidarité franco-française.... Mais j'ai remarqué au passage la grande culture générale des Grecs.

Elle a notamment été accusée, lors de ce procès (qu'on sait lié à l'évêque Cauchon) de porter des vêtements d'hommes, mais elle a expliqué qu'elle était obligée, sachant qu'elle dormait avec les troupes d'hommes et devait se protéger.

Finalement, ce procès n'avait pas vraiment pu l'accuser, et elle avait signé un, acccord pour promettre de ne plus s'habiller en homme. Mais, une fois emprisonnée, elle aurait été victime d'une tentative de viol, et des vêtements d'homme lui auraient été proposés. Elle les a acceptés, et c'est ainsi qu'elle fut finalement accusée d'avoir trahi sa promesse de ne plus les porter; et ce fut la raison de sa condamnation.

Son expression préférée était "Jésus Marie", ce que j'interprête comme une référence à la moralité parfaite de la mère à l'enfant. Je suis athée, mais je vois qu'elle voulait évoquer la moralité parfaite et elle avait raison. Après son meurtre, certains dirent que son coeur n'avait pas brûlé.

J'espère que le forêts françaises ne brûleront pas non plus; attaqiées par les mensonges anti clarté, et les folies de la fausseté. J'espère que la France pourrra conserver son bonheur et son bien public au delà des attaques contre elle qui semblent intenses ces temps-ci.

Vive la France. Vive le devoir,

Merci à mes amis grecs et à nos alliés.

Merci à mon grand-père (qui décéda en 1983, mais resta vivant dans mon esprit) auteur d'un livre sur la Jeanne d'Arc, navire français, croiseur école de la Marine française. 

 nb : J'ajoute en vignette une image d'une pièce de monnaie grecque antique, sur laquelle il est écrit en grec : lumière ; vie.

03/07/2015

Toiles et toiles

SAM_0609.JPG(5 juillet et une petite phtoto de moi ce matin ou hier)

 

 

Je vais commencer à parles de mes toiles, comme je l'ai évoqué il y a quelques semaines. Je ne travaille plus dans l'administration du tout, depuis le mois de mai, et factuellement, depuis aoüt 2014.

Je souhaite réussir à présenter peu à peu mes travaux artistiques et à en vivre, à les partager. J'ai eu des commencements de proposition. J'avance doucement. Je regarde le monde, et beaucoup de choses me mettent en colère.

Je constate actuellement une sécheresse à Paris; l'herbe est jaune et je me demande quel est l'état des forêts et de la faune. Je souhaite une vraie réduction de la consommation de pétrole, donc d'électricité et d'essence, afin de préserver la viabilité humaine et naturelle de la planète.

SAM_0608.JPG

Ci-dessus une petite peinture à l'huile représentant ma chatte Iris miaou.

iris pensive

SAM_0606.JPG

Iris pensive

C'est une petite toile réalisée d'après photo. Iris me montre qu'elle a des idées personnelles, par sa position et son regard.

Iris miaou est encore présente bien qu'elle soit décédée en fin 2012, en lien je pense avec certaines tendances anti-vision, mais Iris est restée présente avec moi et je pourrai raconter plusieurs histoires la concernant comme celle, restée pour l'instant mystérieuse, de l'arc-en ciel sorti du radiateur. Je la raconterai plus tard.

Ci-dessous, un morceau d'une peinture d'Iris miaou, Iris à la griffe, parce que Iris m'a montré sa belle griffe sur cette photo qui doit dater d'environ 2010 ou 2009, et que j'ai peinte il y a quelques semaines. J'aime Iris.

Sur cette photo, Iris est encore une jeune chatte, et non tout à fait encore une jeune adulte, et elle a ce genre d'attitude d'un jeune animal.

SAM_0392.JPG

Je montre à travers ces peintures une réflexion sur l'anmal et sa sensibilité, et je montre que je suis une bonne peintre. Je montre mon amitié pour Iris miaou, et je suis heureuse de la regarder et de ressentir notre complicité, et notre capacité à discuter ensemble.

Iris à la griffe

SAM_0385.JPG

Les peintures illustrant Iris ne sont pas à vendre.

Je tiens aussi à dire que je suis radicalement opposée au traité surnommé Tafetas (j'ignore son orthographe), ou traité dit transatlantique. Ce traité ne doit pas être signé.

SAM_0389.JPG

Iris aux coussins

Ci-dessus une petite peinture d'Iris sur canapé. Un des deux coussins en arrrière, ressemble plutôt à une tranche de livre; je n'ai pas fait exprès mais j'ai trouvé que c'était une bonne idée, de toujours mêler la vision avec la connaissance, qui passe notamment par la lecture, évidemment.

J'ai réalisé quelques peinture d'iris il y a quelques semaines, mais j'ai esentiellement travaillé sur le moyen-âge français depuis l'hiver dernier, mais en tout respect pour la démocratie bien sût. Je suis heureuse de présenter quelque chose de cela. Ainsi par exemple cette petite peinture (grande comme uen carte postale) qui représente une sculpture de la cathédrale de Chartres; cette sculpture s'institule LA GRAMMAIRE; elle date d'environ du 12ème siècle. C'est un hommage à l'intelligence française, bien sûr. Et merci au sculpteur et aux artistes qui ont fait que cette scène soit gravée sur un bâtiment franiçais, pour rappeler l'importance de la culture.

 

SAM_0597.JPG

la grammaire, cathédrale de Chartres

 

Je présente aussi, rapidement, mais je reviendrai sur cela, une autre peinture, inspirée d'une peinture qui illustrait un livre de contes médiévaux, et que j'ai légèrement modifié. Je suppose que cette peinture date environ du 15ème siècle. Photographiée par moi, de travers ce matin (3/7), parce que j'étais pressée.  Celle-ci sera peut-être à vendre. Je l'appelle la jeune fille au chevalier. J'ai copié une peinture d'époque mais en la modifiant un peu, notamment les visages et un peu le décor, mais ce charmant moment entre un homme et une femme est d'origine.

SAM_0602.JPG

Je conclue avec une petite peinture de l'hiver 2014 représentant un animal de bord de mer, se promenant sous la pluie. J'ai réalisé cette peinture pour essayer de porter chance aux animaux dans la nature qui ont besoin d'eau. Celle-ci est une acrylique (les autres sont des huiles)

SAM_0603.JPG

 

Voilà concernant Claire Delhomme peintre, quelques bribes. A bientôt.

 

 

 

 

25/06/2015

sécurité classique

001 aux yeux- pour poster.jpgDans l'actualité, je pense principalement à ce qui garantit l'indépendance de la France, des pays d'Europe, à la pérennité de la culture classique, et à la longévité de la nature, notamment la pluie, qui garantit la santé de l'agriculture, et des forêts, notamment de leur faune mignonne ou majestueuse. "Les dieux, au front desquels le bouvreuil fait son nid" Arthur Rimbaud, "Soleil et chair".

Je sohaite aujourd'hui publier plusieurs textes.

D'abord, je présente un petit texte issu d'un livre médiéval, époque où la méthode scientifique était moins perfectionnée qu'aujoud''hui, Grecs mis à part - je veux dire que les Grecs étaient déjà perfectionnés en méthode scientifique-. Cette petite histoire figure dans un livre publié à Venise en 1503., et elle m'amuse assez. J'y vois une sorte de mise en garde contre les conclusions hatives. La voici :

"Ici conte de maître Taddeo de Bologne.

Comme maître Taddeo faisait lecture devant ses écoliers en médecine, il trouva une assertion comme quoi quiconque mangerait pendant neuf jours consécutivement de l'aubergine deviendrait fou. Et cela était démontré par la physique. L'un de ses écoliers, à l'ouïr de ce chapitre, se proposa d'en faire l'expérieunce. Il ne prit plus à table que des aubergines et, au bout de neuf jours, il se présenta devant le maïtre, disant : "Maître, le chapitre dont vous nous fîtes lecture ne dit point juste, car j'en ai fait l'expérieunce et ne suis pas fou." Et cependant il se leve et lui montre le cul. "Ecrivez! " s'exclame le maître, écrivez que tout cela est aubergine, et maintenant, c'est prouvé, et qu'on adjoigne ce cas aux autres."

 On pourra méditer ce cas, avant de se dépêcher de conclure quelque chose.

Concernant la question religieuse, j'ai conclu pour ma part à la santé de la religion de l'Olympe, où siègent les douze dieux, comme chacun sait. Je conteste au passage ceux qui disent que les Grecs ne connaissaient pas la chronologie, mais voyaient la réalié comme évènements cycliques, et je fais remarquer à ce propos que : d'abord, le mot "chronologie" esst simplement un mot grec (le mot cyclique aussi); ensuite, l'histoire de l'Olympe est elle-même une histoire chronologique, pour ce qui concerne la période pré-Zeus. Ensuite, les Grecs ont aussi inventé la notion  même de science historique, avec des historiens comme Hérodote, qui furent les premiers (au monde peut-être) à raconter l'histoire des évènement sans faire intervenir de divinités supposées.

On trouve par exemple dans Hérodote, notamment l'histoire suivante qui peut donner aussi à méditer utilement :

Suite à une consultation de la Pythie de Delphes, les Corinthiens supposèrent qu'un enfant à naître serait plus tard un danger pour leur ville, et voici ce qu'il advint :

"Les Bacchiades qui avaient reçu précedémment cet oracle n'avait pas pu l'interpréter ; lorsqu'ils apprirent celui qu'Eétion avait obtenu, ils comprirent immédiatement que l'un éclairait l'autre. Sûrs désormais de son interprétation, ils gardèrent le silence, décidés à supprimer l'enfant qui naîtrait chez Eétion. Dès que Labda eut accouché, ils envoyèrent dans le dème où habitait Eétion dix hommes de leur clan chargés de faire périr le nouveau-né. Arrivés à Pétra, les hommes entrèrent dans la cour de la maison d'Eétion et demandèrent à voir l'enfant. Sans soupsonner la raison de leur venue, Labda les crut poussés parla sympathie pour son époux: elle alla chercher son enfant et le remit aux mains de l'un d'entre eux. Or, en cours de route, les hommes avaient décidé que le premier qui tiendrait l'enfant le tuerait en le jetant violemment sur le sol. Donc Labda leur apporta son fils, mais le ciel voulut qu'il sourit à l'homme qui le tenait; touché, l'homme eut pitié de l'enfant et ne put se résoudre à le tuer ; il le remit à l'un de ses compagnons; celui-ci s'en débarassa de même, et l'enfant passa successivement aux mains des dix complices, dont aucun ne voulut se charger de le supprimer. Alors ils le rendirent à sa mère et quittèrent la demeure; mais, de l'autre côté de la porte, ils se reprochèrent mutuellement leur faiblesse et s'en prirent surtout à celui avait le premier reçu l'enfant et qui ne s'était pas conformé aux décisions prises. Au bout d'un moment; ils décidèrent de revenir sur leurs pas et de prendre tous part égale au meurtre. Mais il était dit que la progéniture d'Eétion grandirait, pour le malheur de Corinthe. Labda, derrière la porte, avait tout entendu. Elle eut peur de les voir changer d'avis et lui réclamer de dnouveau son fils pour le tuer, et elle alla le déposer dans la cachette qui lui parut la plus sûre, un coffre."

Bref, par la suite, cet enfant dévasta la ville, mais heureusement, elle se délivra de nouveau plus tard. J'apprécie cette histoire pour sa sensibilité, pendant que d'autres organisent des guerres, pillent des pays, mentent à leurs concitoyens, laissent des forêts chauffer sans pluie au risque de les faire brûler, voici l'histoire d'hommes sensibles. Si toutefois certains sont sensibles et d'autres ne le sont pas, certains sont loyaux et d'autres ne le sont pas, il convient de régler ce problème d'une façon ou d'une autre.

Je termine ces citations littéraires et culturelles par un poème rédigé par moi-même il y a quelques années, inspiré par la France et en particulièr la Grèce, l'Héllade, où la lumière est si bien accueillie la plupart du temps. C'est un petit poème sur la lumière.

Manière de créer des lumières. Soleil, étoiles, univers. Mouvement d'ondes et particules. Vitesse au macimum : trois cent mille kilomètres par seconce. Le rocher embrassé, le bateau éclairé, l'allanguissement des plages, dans des formules dorées où les coeurs d'or rayonnent.... Manière de rentrer dans les bouches, de créer des rayons verts et bleus, dans les grottes marines, d'illuminer la pêche au matin d'étincelles, la nuit d'écailles de lune sautillant sur les flots, et la pensée humaine d'éclats simples et directs. Les yeux boivent. La lumière danse sur l'eau: c'est la lumière au-dessus de la mer. C'est le désir qui émerge des vérités et des mystères. Partout autour, les îles sont autant de musiques s'invitant au coeur des éléments, dans l'ardeur singulière...

Concerant les dieux grecs, je rappelle leurs noms. Il est déjà plaisant que six déesses figurent auprès des six dieux.

Zeus, dieu du ciel et de la terre, qui habite dans l'Olympe avec ses proches

Poséïdon, dieu de la mer et de l'océan.

Hadès, dieu du sous-sol et des morts. qui n'habite pas dans l'Olympe

Zeus, Poséïdon et Hadès sont trois frères.

Hermès, dieu de l'information et des voyages

Appolon,; dieu des arts

Héphaïstos, dieu forgeron et artisan.

J'ajoute Aris, dieu de la guerre, que j'avais oublié, mais qui peut être parfois utile pour défendre son pays.

Tels sont les six dieux. Dyonisos, dieu du vin, est un demi-dieu.

Du côté des femmes :

Héra,  femme de Zeus

Athéna, déesse de la sagesse, de la stratégie, déesse tisseuse aussi

Hestia, déesse protectrice du foyer

Dimitra, déesse de l'agriculture, dont la fille Koré ou Kori, enlevée par Hadès, passe l'hiver sons terre en compagnie de son mari, et ressort à l'air libre au printemps

Artémis, déesse de la chasse et protectrice des jeunes animaux

Aphrodite, déesse de la beauté

Tels sont les douze dieux grecs. Eros lui aussi habite dans l'Olympe.

Ci-après, deux compositions graphiques réalisées par mes soins, de même que la première image de la note. Droits d'auteur m'appartenant. Images s'inspirant de l'art grec.

 

004 in love xith colors.jpg

005 fighter with an old centaure.jpg

006 solaire 2.jpg

 

 A titre personnel, je cherche toujours à exposer mes oeuvres, numériques et des toiles...

 

 

25/05/2015

Quelques mots sur Dostoievski

Picture 5153.jpg3 mai - Je précise certains petits points qui modifient très légèrement le texte ci-dessous et j'ajoute un autre extrait.

 

 Je souhaite, en restant encore sur cette note, commencer à présenter un texte d'étude du livre de l'écrivain russe Fédor Dostoïevski, qui a pour titre en français "les possédés". Je le détacherai ensuite et l'enregistrerai en note séparée.

COMMENTAIRE SUR " LES POSSEDES", roman de Fédor DOSTOÎEVSKI, auteur russe.

Premier commentaire pour ceux qui ne l'ont pas encore lu

Ce roman est fort impressionnant, à plusieurs titres, et sa lecture m'a laissée étourdie et pensive.

Je l'ai lu pour le plaisir de la découverte culturelle : lire Dostoïevski est un plaisant voyage dans la société russe. Je l'ai lu pour sa volonté de qualifier et de souligner l'existence de tous (ou un grand nombre) de points concernant la justice et la vérité... Si ses écrits sont théoriques, imaginaires, on peut toutefois voir dans ce livre une sorte de prophétie -ou, plus sérieusement-, les prémisses de la révolution russe sous le drapeau du communisme. Je l'ai donc lu aussi pour la connaissance historique qu'il donne sur une façon de se réprésenter les forces en présence dans l'histoire russe... Je l'ai lu également pour son suspens, ainsi que toute histoire dont on veut connaitre la suite, à travers des suspens amoureux, sociaux, politiques, au double sens de partisans et de politiciens; suspens criminel aussi. Enfin, je l'ai lu parce que je voulais bien connaître en détail ses argumentations sociales et ses principes religieux, d'un point de vue philosophique, afin de les comparer à mes propres théories.

Je note que, pour bien le lire totalement, j'aurai besoin de le re-lire une deuxième fois, et aussi, que j'aimerais bien connaître un certain nombre d'explications que seul un Russe pourrait me donner, pour l'interpréter totalement. En attendant, j'ai déjà pris un certain nombre de notes au début de cette année.

*

D'un point de vue général, j'indique aussi en préalable ceci. Dans le livre de cet intellectuel russe du 19ème siècle, le rôle du suspens est si important qu'on doit, avant d'en parler, se demander si on s'adresse à des lecteurs qui l'ont déjà lu, ou pas encore lu. Car je crois qu'on doit le lire avec l'intégrité du suspens, pour bien l'apprécier. Chez Dostoïevski, le suspens est en toutes choses, et cet homme publiait une partie de ses livres en feuilletons : le suspens est dans l'action, dans la qualification des personnages, et même dans les conversations des personnages que l'on essaye de percer à jour. Ainsi, si l'on veut lire ce livre, ne doit-on pas découvrir à l'avance des éléments de sa trame.

Ce livre est une étude psychologique, sociologique, culturelle, morale, et un livre à suspens incluant quelques drames ou épisodes sombres, qui se lit par moment, comme un roman policier, ou, également, un roman d'amour. C'est ainsi que je le vois... Aussi, je commencerai par en parler de façon générale dans un premier commentaire, et je publierai, ultérieurement un deuxième commentaire, en avertissant le lecteur lorsque je donnerai des éléments que celui ou celle qui désirent le lire ne doivent pas savoir à l'avance, mais découvrir par eux-mêmes.

Je commence à recopier mes notes d'une façon un peu "esquissante"...

*

Ce livre présente donc, sous le titre "les possédés", qui serait peut-être "les enragés", des évènements se déroulant dans une petite ville russe, dont l'auteur nous présente la société passionnée et verbale jusqu'au dernier degré. Le premier intérêt de la lecture est la découverte -comme en voyage-, de l'atmosphère autour de Varvara Petrovna, riche veuve au caractère plutôt intempestif et autoritaire, et de son ami, qu'elle entretient, l'intellectuel ou supposé tel, Stépan Trophimovitch. La "duchesse" reçoit dans son salon; elle loge et emploie un certain nombre de personnes. Son fils, Nicolaï Vsévolodovitch, est au début du livre, à l'étranger, avec celui de Stépan Trophimovitch. Des personnages gravitent autour d'eux; l'ingénrieur Kirilov et ses idées mélancoliques, l'étudiant Chatov, passionnné par l'histoire des idées, et notamment celle de la religion, l'étrange capitaine Lebiadkine et sa non moins mystérieuse soeur, le gouverneur Von lembke, récemment arrivé dans la région, avec sa femme Julia Mikailovna, ainsi que toute une société aux prises avec les convenances sociales, la morale, et les questions de justice.

Dostoïevski prend le temps de nous dresser un tableau peint de mille conversations, où l'enjeu de la vérité et du bien est vécu intensément. A partir d'un certain moment, cet enjeu commence à apparaître par les questions politiques, et, à ce titre, ce livre semble une fascinante prémisse de la révolution russe qui aura lieu quelque 40 ans plus tard, et dont on voit ici toutes les graines avec une précision presque incroyable.  Il semble que l'auteur se soit basé sur un fait divers ayant impliqué un monsieur Netchaiev ( je n'ai pas noté l'orthographe du nom, je le vérifierai), un partisan d'un certain groupe politique et de certaines méthodes plus ou moins discutables et discutées... On sait aussi que le père de Dostoïevski, un homme plutôt riche, avait été assassiné par des pauvres, et j'y vois la cause de son obsession et sa subtile nuance face à l'idée de justice, ainsi que ses questions innombrables en la matière...

Le caractère raffiné de ce monde, sa civilisation -au travers de discussions générales des personnages entre eux, ne laisse aucun doute. Vigoureux, emportés, extrêmes, les personnages sont aussi délicats, et la conscience, chez eux, ne semble pas un vain mot..  On découvre ainsi, au début du roman, le style de cette société, ses agitations et ses joies. Le livre, qui est très volumineux, prend le temps de poser le paysage, sans fioriture toutefois.. L'arrivée de nouveaux personnages, la jolie Lisaveta Nicolaïevna, Dacha, le retour des deux fils Nicolaï Vsévolodovitch et Piotr Stépanovitch, le développement du propos politique, vont entraîner la lecture sur de nouveaux terrains. Comme je l'ai dit, la définition même des personnages, la qualification de leur vraie nature et personnalité, fait partie du rythme de suspens. L'auteur russe nous décrit leur vie jour après jour, en insistant sur les idées de chacun et en décrivant avec vivacité leurs attitudes et expressions, comme s'il connaissait toutes leurs pensées... La description des activités politiques est d'une intelligence rare. Parfois, l'auteur est un peu long, commençant à parler de l'un des personnages qu'on pourrait croire subalternes, mais soudain, dans une discussion ou un monologue vient un sentiment saisissant de réalisme et de pertinence... Les décors sont très bien plantés, et l'on va d'une maison à l'autre, dans cette petite bourgade à laquelle Saint-Petersbourg fait office de référence urbaine, au gré des avancées de l'histoire. Il est plaisant de les connaître et appréciable de les comprendre progressivement. La description sociale est volontairement subtile et extrêmement nuancée : des bas-fonds jusqu'aux dirigeants, Dostoïevski vise l'essentiel de l'humain en chacun, sans craindre de frôler l'infini. Cette manière d'ouverture sociale, de sensibilité, quoique solidement encadrée par une hiérarchie sociale pyramidale, avec aristocrates, valets, ingénieurs, sage-femme, étudiant, gouverneur, écrivains, et bonne société, est déjà en tant que telle une invitation à la réflexion politique, à l'harmonie sociale, à l'acuité réelle de la question de la Justice.

J'ai dit qu'on sait que le père de l'auteur, homme riche, avait été assassiné par des pauvres, et la question sur la culpabilité, l'innocence, et la vérité, est toujours active dans son oeuvre gigantesque...

Suivant la taille des pages, le livre fait entre 600 à 1000 pages, mais on le lit à pas rapides, et, une fois entrés dans l'ambiance, on ne saurait plus dire si c'est le lecteur ou la lectrice qui regarde le livre, ou si c'est le livre qui absorbe le lecteur.

On s'en souvient ensuite pour une foule de raisons, comme d'un lieu que l'on a réèllement visité, et de personnes qu'on a réellement connues.

Tels sont les éléments que peuvent connaitre ceux qui ne l'ont pas encore lu, en respectant le suspens ordonné par l'auteur.

 

Deuxième commentaire : pour ceux qui l'ont déjà lu, ou qui s'indifférent de connaître à l'avance beaucoup d'éléments de la trame

Dans la mesure où le titre désigne des personnes animées par la violence, et dans la mesure où l'identité même des personnages est un objet de réflexion, la question se pose de savoir dans ce livre qui est vraiment enragé ou possédé. Dostoïevski ouvre le livre sur une citation extraite d'un évangile, concernant des esprits mauvais qui auraient sauté dans des corps de cochons et se seraient jetés du haut d'une falaise.

Je tiens à dire, si j'ai noté clairement dans le premier commentaire, que j'apprécie beaucoup ce livre, que je n'apprécie pas forcément toutes les interprétations qui en sont données, puisque l'auteur laisse les lecteurs conclure sur un certain nombre de points. Je n'apprécie pas, notamment, pour les extraits et références qui en ont été faites, les interprétations ni d'Albert Camus, ni de Vladimir Alexandrevitch Tounimanov. Je vais donc indiquer un peu la manière dont j'ai, pour ma part, ressenti ce livre.

Parmi les personnages agités de cette fiction, l'un sans nul doute semble être d'emblée désigné comme enragé, c'est Piotr Stépanovitch Verkhovenski, le fils supposé de Stépan Trophimovitch : commanditaire du meurtre de Lébiadkine et de sa soeur, et de leur servante, organisateur du meurtre d'Ivan Chatov par lequel il salit moralement toute sa section politique sur une base d'accusation mensongère, assassin supposé de Fedka, ayant poussé Kirilov au suicide, responsable indirectement de la mort de son père, il se présente lui-même comme un escroc amateur de destruction, stimulateur de dépravation morale et de stratagèmes alambiqués ; il semble très certainement un enragé. La cause en est peut-être le sentiment d'abandon dont il souffrit enfant, puisqu'il reproche à son père son indifférence et sa négligence lors de ses jeunes années, de même qu'il reproche à sa mère l'incertitude sur l'identité de son vrai père, Stépan Trophimovitch ou un Polonais... Toujours est-il que la froideur affective et la violence de ce personnage sont extrêmes. En rejetant son père, qui, lui, respecte la morale et l'humanisme, et fait profession de penseur auprès de Varvara Petrovna Stavroguine, et sans autre référence familiale ou adulte, il semble s'enfoncer dans une nuit du coeur et de l'esprit qui n'a d'autre limite que l'amusement qu'il en retire parfois.... Mêlant ainsi désert du coeur et mépris de l'esprit, à une faconde bien maîtrisée, il pousse la section politique à l'irrémédiable crime, par le meurtre de Chatov, un des théoriciens les plus passionnés du Bien. Son personnage suscite à bon droit l'indignation et le dégoût... Cependant, j'ai noté aussi que c'est lui qui dénonce clairement l'exploitation sordide des ouvriers révoltés de l'usine, mais peut-être justement parce que, habitué à penser le monde avec dureté, il n'hésite pas à constater parfois ses violences réelles.

Sa relation avec l'impétueux Nicolaï Vsévolodovitch Stavroguine reste un peu mystérieuse. Si les deux jeunes hommes partagent un même style snob, oisif, intellectuel, oscillant vers le cynisme ou le nihilime, leur différence est toutefois très importante. Le voeu de Piotr Stépanovitch de voir Nicolaï Vsévolodovitch en tsarévitch Ivan ou de le savoir uni à Lisaveta, ressemble à des caprices d'enfant.

L'arrivée commune des deux jeunes hommes leur donne au départ un air de ressemblance qui, par la suite, pose l'enjeu de la définition de Nicolaï Vsévolodovitch Stavroguine : leur différence, comme je l'ai dit, est ténue, mais réelle : Là où Nicolaï projette d'assassiner le capitaine Lebiadkine et sa soeur, Piotr Stépanovitch concrétise  vraiment; là où Nicolaï méprise mais avertit Chatov de sa situation délicate, Piotr Stépanovitch l'assassine; là où Piotr Stépanovitch se complait dans un cynisme débordant, où le crime lui apparait badin, Nicolaï Vsévolodovitch torture sa conscience par sa lettre d'aveu, sa conversation avec un moine, et finalement son suicide. Frappés tous deux d'un désamour de la vie, l'un sombre dans le crime entièrement, et l'autre s'auto-détruit.

D'autres personnages, par leur cynisme, concourent à cette ambiance sombre de possédés ou d'enragés, mais à titre beaucoup plus facultatif... Le livre entier peut-être vu comme une tentative d'expertise de la question de la possible ou impossible justice sociale,et les tendances immorales des uns et des autres concourent à la déliquescence générale... Le théoricien Chigalev pose l'idée par sa thèse d'une nécessaire, à ses yeux, mise en esclavage intellectuel d'une partie de l'hmanité, et voudrait, du désespoir de son constat, de la brutalité incohérente de son projet, constuire finalement une société idéale, sur la base improbable d'un crime général, ce qui est déjà un constat d'échec dans l'esprit de ce groupe : le désamour de l'humain...

Convergent à cette idée radicale, les égoïsmes et petits cynismes des uns et des autres épaississent la sale boue morale que les pires -surtout Piotr Stépanovitch Verkhovenski- s'empressent de transformer en horreur générale. Le dit capitaine Lébiadkine, prêt à dénoncer qui que ce soit en échange de menus intérêts matériels, le ridicule moine Semen Iakovlevitch et sa grossiereté donnant un écho au silence des autorités morales, la faiblesse de caractère de Stépan Trophimovitch incapable de maîtriser la sauvagerie de son fils et qui sombre dès qu'il sort de son cocon doré, l'autoritarisme de Varvara Petrovna, trop occupée à construire autour d'elle un monde conforme à ses préjugés, la variabilité de l'opinion publique, l'embarras du gouverneur et de sa femme et leurs mauvaises fréquentations, les théories délirantes de l'ingénieur Kirilov qui, incapable de prendre les rennes de sa vie, croit trouver la liberté dans une théorie du suicide, tous les égarements et les cynismes des uns et des autres sont autant de pierres qui participent à constuire le mur de la perdition générale.

Mais, fidèle à son style, Dostoïevski laisse toujours la subtilité dominer la présentation des forces en présence. Lébiadkine serait indifférent de dénoncer pour de menus avantages, mais il est aussi un homme sensible; il écrit des poèmes; Lipoutine, personnage peu défini (je n'ai pas retrouvé son prénom) semble toujours sur un fil entre l'honneur et le fatalisme ; le théoricien Chigalev dit vouloir éteindre l'esprit d'une partie de l'humanité, mais il est le seul du groupe politique à finalement renoncer à participer au meurtre de Chatov; la femme du gouverneur organise une sympathie manifestation littéraire dans laquelle elle ne semble pas ennemie de la liberté d'expression ni de l'essor culturel...

Cherchant dans l'épaisseur de la vie humaine à poser les principe d'une société de bonheur contre une société de folie, l'auteur décrit tous les travers possibles, et se réserve de nuancer toute description. Ainsi le bagnard évadé Fedka, assassin totalement insensible, déclare avoir fêté les funérailles de son oncle faux-monnayeur, en lançant des pierres à un chien...

Chacun, dans la construction de l'édifice social, ou de l"oeuvre commune" pour utiliser l'expression politique, apporte ses peines, ses limites, ses capacités, et les guides, les meneurs, les fortes personnalités, poussent cette société au bonheur ou à la destruction. Les participants sont nombreux et variés.

La confusion des rôles sert aussi le malheur; les ouvriers de l'usine sont injustement accusés au moindre prétexte; Julia Mikhailovna discute des heures avec Piotr Stépanovitch sans l'identifier pour ce qu'il est.

L'autoritarisme sombre de Varvara Petrovna et inversement la faiblesse de Stépan Trophimovich, tous deux représentent un couple incomplet, improbable et réel, sans vie intime, et la structure de leur relation participe aussi à pousser leurs deux fils respectifs dans un vide ou un doute où ils sombrent tous deux.

Les affaires humaines semblent fragiles et incertaines. Le gré des circonstances conduit l'un ou l'autre à des changements radicaux. A peine sorti de chez sa protectrice, Stépan Trophimovitch, en ridicule mais utile théoricien social, trouve la mort, après une longue marche en compagnie d'un moujik -paysan- et sa vache, scène amusante, qu'on pourrait qualifier de : risible, grotesque, misérable, ou mignonne... De son côté, la séduisante Lisa Nivolaïevna, à l'instant de choisir celui qui finalement fondera sa vie amoureuse, Mavriki ou Nicolaï Vsévolodoviitch, est accidentellement tuée, pour un motif erroné, par un bourgeois qui la croit maîtresse de ce Nicolaï, ajoutant à l'horreur des crimes prémédités par les cyniques, l'horreur d'une violence ordinaire, surgissant de nulle part ou de partout, et se croyant moralement fondée... A sa mort, la vie de Nicolaï Vsévolodovitch, toute proche de son rétablissement, sombre à nouveau dans le malheur.

La culpabilité de cet homme, qui avoue avoir un jour abusé sexuellement d'une toute jeune fille, était peut-être indépassable ou dépassable. Tous ses efforts pour rétablir sa conscience étaient néanmoins réels, mais la force peut-être lui manquait, ou les bons exemples...

Dans cet embourbement général malsain, certains personnages viennent toutefois rappeler de ci de là l'existence de la conscience et sa condamnation de la violence inutile : c'est Chatov, dit l'étudiant,  expérimentateur et philosophe, qui cherche des voies d'exaltation et de bonheur, et qui aurait pu continuer son travail, passionné du bien public... C'est Kirilov, dont les théories sur le suicide n'auraient pu être qu'une fantaisie verbale, et qui se montre comme un homme tendre réellement et rêvant de décréter le bonheur humain... C'est Virguinski, dont la femme va gratruitement aider l'épouse de Chatov à accoucher, et Virguinski, qui finalement ne supporte pas l'ignominie de l'assassinat de Chatov et s'écrie, après le crime : "Non, ce n'est pas cela !", suscitant la rage de Liamchine. C'est Chigalev, qui refuse de participer à ce crime... C'est la bonne volonté, parfois, du gouverneur et de sa femme, si l'acuité ne leur faisait cruellement défaut - mais on note aussi que ce gouverneur Andréi Antonovitch joue, au piano, avec le nez, fra diavolo...

Les graines de la raison sont aussi nombreuses que celles de la folie chez les humains, mais, logiquement, la raison est plus fragile que le crime -qui use de mensonges comme Piotr Stépanovitch pour pousser la section politique au meurtre de Chatov-, et la raison est peut-être plus intelligente que le crime... Aussi ce livre ressemble un peu à un avertissement, une mise en garde, et non à un programme, ou crime et raison sont toujours au coude à coude, jusqu'à ce que, dans le drame, le premier l'emporte sur la seconde. Ce n'est qu'une illustration de la façon dont les choses peuvent se gâter, et le constat que le crime est plus facile que la perfection idéale qui confronte chacun avec ses limites réelles. Les tenants du crime, qu'ils soient politiciens ou partisans, essayent d'utiliser les potentielles faiblesses humaines, par l'idée de surveillance et de dénonciation, destinées à engourdir la vitalité sociale... Et dans cette brèche, l'idée du nivellement de la société par le bas, où le crime est à l'aise, essaye de passer... Cependant le désir de justice demeure, et, mis à part la perversion de Piotr Stépanovich, tous recherchent et aiment l'idée de justice. Peut-être avaient-ils simplement  besoin d'un guide positif pour transformer leurs parts de bonne volonté en progrès social. La maîtrise du foisonnement bon et mauvais des humains reste de toutes façons un enjeu extraordinaire...

Sans doute Fédor Dostoïevski défie-t-il lui-même le lecteur de définir, à travers cet écheveau d'émotions et d'idées, où se tient la vraie justice. Toutefois, au delà de sa subtilité générale, son titre sonne comme une condamnation générale de la violence.

A titre personnel, je pense que, si cet auteur est fabuleux, il n'est pas toutefois infaillible, et je crois qu'il se trompe sur quelques points, sur lesquels j'argumenterai, mais, avec tout le respect que j'ai pour lui, je veux dire qu'il me semble qu'il a lui-même pointé les confusions dont il a pu être lui-même victime et qu'il connait comme intuitivement... Je développerai cette idée ultérieurement. Je veux conclure cette partie de commentaire par une citation d'un passage du texte où, en lisant, je me suis mise à pleurer. Je le commenterai peut-être plus tard. Il ne m'arrive pas souvent de pleurer en  lisant un livre.

C'est Ivan Chatov qui parle à Nicolaï Vsévolodovitch Stavroguine :

"Jamais la raison n'a pu définir le mal et le bien, ni même les distinguer, ne fut-ce qu'approximativement, l'un de l'autre; toujours au contraire elle les a honteusement confondus; la science a conclu en faveur de la force brutale. Par là surtout s'est distinguée la demi-science, ce fléau inconnu à l'humanité avant notre siècle et plus terrible pour elle que la mer, la famine et la guerre. La demi-science est un despote comme on n'en avait jamais vu jusqu'à notre temps, un despote qui a ses prêtres et ses esclaves, un despote devant lequel tout s'incline avec un respect idolatrique; tout, jusqu'à la vraie science elle-même qui lui fait bassement la cour...."

Merci.

 

Troisième commentaire : autres points

En réalité, Dostoïevski n'est pas dans l'erreur, mais il décrit, dans ce livre, l'histoire d'une erreur, dont personne d'ailleurs n'est bénéficiaire au final. Il va de soi qu'en le commentant, et aussi parce que ce livre est psychologiquement et culturellement très profond, je suis confrontée à la question de savoir si j'indique vraiment toutes mes pensées le concernant, ou seulement une partie de celles-ci. Pour l'instant, j'opte plutôt pour la deuxième solution.

Je souhaite dans tous les cas présenter un nouvel extrait du livre. C'est une lettre de Stépan Trophimovitch Verkovensky à Varvara Petrovna Stavroguine :

" Je passe mes soirées avec la jeunesse. Nous causons jusqu'au lever du jour.Ce sont presque des soirées athéniennes mais seulement au point de vue de la délicatesse et de l'élégance. Tout y est noble: on fait de la musique; on rêve la rénovation de l'humanité; on s'entretient de la beauté éternelle"...etc.

- Ce ne sont que des contes à dormir debout, s'écria Varvara Petrovna en serrant cette lettre dans sa cassette. Si les soirées athéniennes se prolongent jusqu'au lever du jour, il ne donne pas douze heures de travail. Etait-il ivre quand il a écrit cela ? Et cette Doundasov, comment ose-t-elle m'envoyer des saluts ? Du reste, qu'il se promène !

Mais il ne se promena pas longtemps; au bout de quatre mois, il n'y tint plus et revint à Skorechniki. Certains hommes sont aussi attachés à leur niche que des chiens d'appartement."

...

Cet extrait demanderait commentaire. Je l'écrirai ultérieurement, mais je souligne d'emblée la piste de réflexion.

Et je dirai aussi ceci : qu'est-ce que la demi-science, sinon l'utilisation de la technologie et de la science, par des personnes qui luttent par ailleurs contre la vérité ?... La vérité scientifique et la vérité humaine ont été posées comme principes de vie par la civilisation grecque...

*

 

Pour ma part, j'ai calculé il y a quelques jours : je suis allée, au jour d'aujourd'hui, chez les Grecs, me baigner sur 29 plages différentes... Ci-après Grèce 2014

 

Photo 001.jpg

Photo 002.jpg

Photo 004.jpg

Photo 003.jpg

Sans titre.JPG

 

 

 

03/05/2015

Deux nouvelles de Marguerite de Navarre (mis à jour 2)

fenêtre.JPG

 

 

 

 

 

 

 

(13 avril 2015) Je reste sur cette note qui a des aspects plaisants... (....)

 

Je complète cette petite intervention dans l'immédiat par l'article 3 de la déclaration des droits de l'homme et du citoyen du 26 août 1789 :

" Le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la nation; nul corps, nul individu ne peut exercer d'autorité qui n'en émane expressément."

 

ps : J'efface deux notes, notamment celle sur Hamlet, parce que (...) j'ai compris que Hamlet signifie "hameau"...  A vos interprétations...

 

***

 

Afin de rafraîchir un peu l'atmosphère, qui me semble donner quelques signes de vilaine sécheresse (je ne sais pas, il convient certainement de poser la question aux merles), je propose la lecture de deux petits contes (vrais) écrits par Marguerite de Navarre. L'Ancien Régime a certainement un bon et un mauvais côté. Le bon côté est celui d'une certaine tradition française, comme on en a pu juger en lisant la géniale farce de maistre Pathelin, et je vois pour ma part l'histoire de France comme une tendance à l'accroissement de la raison. A ce titre, Marguerite de Navarre, fille de Louise de Savoie et de Charles d'Angoulême (enfin des jolis noms...), me parait une référence très intéressante. Il me semble qu'elle est née en 1492  Elle était la soeur de François 1er. Son livre "l'heptameron" ou "les sept jours" (en grec) présente une série de petites histoires que des personnages de son époque se racontent afin d'attendre la construction d'un pont sur une rivière, suite à des pluies importantes. Ces histoires sont diverses, et je n'en ferai pas une présentation exhaustive aujourd'hui, mais je souhaite simplement en présenter deux, amusantes, témoignant d'un certain humour et savoir-vivre, et d'un style français classique.

Je présente ces textes également en prévision d'une exposition de toiles que j'organise chez moi en avril, tous les samedis, en portes-ouvertes, et qui seront majoritairement des toiles liées au moyen-âge français -moyen-âge récent (vers 1200-1400), sur lequel bien des choses intéressantes sont à noter, et compatibles avec l'esprit démocratique d'aujourd'hui (théoriquement démocratique aujourd'hui). Je préciserai dans une dizaine de jours les conditions matérielles de cette exposition. Des toiles seront à vendre (de 40 euros à 250 euros), mais tout bavardage et visite de curiosité sont bienvenus.

Je tiens à préciser aussi, suite à une remarque qui m'a été récemment formulée, que j'aime bien ma mère Elisabeth, à condition qu'elle soit bien identifiée comme française, et qu'elle soit reliée à des bêtes intéressantes... Ma mère me disait que, dans son jardin, elle choisissait de préférence les fruits que des oiseaux avaient déjà becquetés un peu, parce que, me disait-elle, les oiseaux voient quels sont les meilleurs fruits... Il me faudrait en réalité relire un peu mon blog et l'actualiser davantage, et je ferai cela un de ces jours;

Voici les deux histoires de Marguerite de Navarre que j'ai choisies dans l'idée de rire un peu, et de s'intéresser à une face plutôt aimable de l'Ancien Régime. Les lecteurs jugeront s'il y a lieu de rire pour de bonnes raisons. Le livre présente 72 nouvelles. J'ai choisi deux nouvelles, l'une la 66ème, l'autre la 34ème, pour leur aspect humoristique (je n'aime pas le chiffre 66, s'il fallait y voir quelque sous-entendu déplacé). Ces textes sont écrits en français ancien, je transcris les mots qui sont assez peu différents du français moderne dans ce cas, et je n'ajoute ni retranche rien. Les autres histoires du livre ne sont pas toutes si drôles. La première est amusante, la deuxième est très drôle.

 

Soixante-sixième nouvelle -Compte risible advenu au Roy et Reine de Navarre

L'année que monsieur de Vendôme épousa la princesse de Navarre, après avoir festoyé à Vendôme les roi et reine, leur père et mère, s'en allèrent en Guyenne avec eux, et, passant par la maison d'un gentil homme où il y avait beaucoup d'honnêtes et belles dames, dansèrent si longuement avec la bonne compagnie, que les deux nouveaux mariés se trouvèrent lassés ; ce qui les fit retirer en leur chambre et, tous vêtus, se mirent sur leur lit, où ils s'endormirent, les portes et fenêtres fermés, sans que nul ne demeura avec eux. Mais, au plus fort de leur sommeil, entendirent ouvrir leur porte par dehors, et, en tirant le rideau, le dit seigneur regarda qui ce pouvait être, doutant que ce fut quelqu'un de ses amis, qui le voulait surprendre. Mais il vit entrer une grande vieille chambrière, qui alla tout droit à leur lit; et, pour l'obscurité de la chambre, elle ne pouvait les connaître; mais, les entrevoyant bien l'un près de l'autre, se prit à crier : "Méchante, vilaine, infâme que tu es ! Il y a longtemps que je t'ai soupsonnée telle, mais, ne pouvant le prouver, je l'ai dit à ma maîtresse ! A cette heure, ta vilainie est si connue que je ne suis pas délibérée de la dissimuler. Et toi, vilain apostat, qui a pourchassé en cette maison une telle honte, de mettre à mal cette pauvre garce, si ce n'était par la crainte de dieu, je t'assommerais de coups là où tu es ! Lève-toi, de par le diable ! lève-toi, car encore semble-t-il que tu n'as point de honte !' Monsieur de Vendôme et madame la princesse, pour faire durer les propos plus longuement, se cachaient le visage l'un contre l'autre, riant si fort que l'on ne pouvait dire un mot. Mais la chambrière, voyant que pour ses menaces ils ne voulaient pas se lever, s'approcha plus près pour les tirer par les bras. A l'heure, elle connut que ce n'était point ce qu'elle cherchait. Et, en les reoonnaissant, se jeta à genoux, les suppliant de lui pardonner la faute qu'elle leur avait fait de leur enlever leur repos. Mais monsieur de Vendôme, non content d'en savoir si peu, se leva immédiatement, et pria la vieille de lui dire pour qui elle les avait pris; ce que soudain elle ne voulut dire, mais, à la fin, après avoir pris son serment de ne jamais le révéler, lui déclara que c'était une demoiselle du lieu, dont un prothonotaire était amoureux; et que longtemps elle y avait fait le guet, pour ce qu''il lui déplaisait que sa maîtresse se confia en un homme qui lui pourchassait cette honte. Et ainsi les prince et princesse enfermés, comme elle les avait trouvés, furent longtemps à rire de leur aventure. Et combien qu'ils aient raconté l'histoire, si est-ce que ils ne voulurent nommer personne à qui elle touchait.

 

Trente-quatrième nouvelle - Deux cordeliers trop curieux d'écouter,eurent si belles affres qu'ils crurent en mourir (un Cordelier signifie un moine)

Il y a un village entre Nyors et Fors, nommé Grip, lequel est au seigneur de Fors. Un jour, advint que deux Cordeliers, venus de Nyors, arrivèrent bien tard en ce lieu de Grip et logèrent en la maison d'un boucher. Et, pour ce que entre leur chambre et celle de l'hôte, il n'y avait que des aiz bien mal joints, il leur prit l'envie d'écouter ce que le mari disait à sa femme étant dedant le lit; et vinrent mettre leurs oreilles tout droit au chevet du lit du mari, lequel ne se doutant pas de ses hôtes, parlait à sa femme privément de son ménage, en lui disant :"Mon amie, il me faut demain lever matin pour aller voir nos Cordeliers, car il y en a un bien gras, lequel il nous faut tuer; nous le salerons immédiatement et en ferons bien notre profit." Et combien qu'il parlait de ses pourceaux, lesquels il appelait des cordeliers,  si est-ce que les deux pauvres frères, qui entendirent cette conjuration, se tinrent tout assurés que c'était pour eux, et, en grande peur et crainte, attendaient l'aube du jour. Il en avait un d'eux fort gras et l'autre assez maigre. Le gras se voulait confesser à son compagnon, disant que un boucher, ayant perdu l'amour et crainte de dieu, ne ferait pas non plus cas de l'assommer, qu'un boeuf ou autre bête. Et, vu qu'ils étaient enfermés en leur chambre, de laquelle ils ne pouvaient sortir sans passer par celle de l'hôte, ils se devaient bien tenir sûrs de leur mort, et recommander leurs âmes à dieu. Mais le jeune, qui n'était pas si vaincu de peur que son compagnon, lui dit que, puisque la porte leur était fermée, il fallait essayer de passer par la fenêtre, et que aussi bien ils ne sauraient avoir pire peur que la mort. A quoi le gras s'accorda. Le jeune ouvrit la fenêtre, et, voyant qu'elle n'était pas trop haute de terre, sauta légèrement en bas et s'enfuit le plus tôt et le plus loin qu'il pût, sans attendre son compagnon, lequel essaya le danger. Mais la pesanteur le contraignit de demeurer en bas; car au lieu de sauter, il tomba si lourdement, qu'il se blessa fort en une jambe.

Et, quand il se vit abandonné de son compagnon et qu'il ne le pouvait suivre, regarda à l'entour de lui où il pouvait se cacher, et ne vit rien que un tect à pourceaux où il se traina le mieux qu'il put. Et, ouvrant la porte pour se cacher dedans, en échappa deux grands pourceaux, en la place desquels se mit le pauvre cordelier et ferma la petite porte sur lui, espérant, quand il entendrait le bruit de gens passant, qu'il appellerait et trouverait du secours. Mais, si tôt que le matin fut venu, le boucher apprêta ses grands couteaux et dit à sa femme qu'elle lui tint compagnie pour aller tuer son pourceau gras. Et quand il arriva au tect, auquel le cordelier s'était caché, il commença à crier bien haut, en ouvrant la petite porte : "Sortez dehors, maistre cordelier, sortez dehors, caraujourd'hui j'aurai de vos boudins !"

Le pauvre cordelier ne se pouvant tenir sur sa jambe, sortit à quatre pieds hors du tect, criant tant qu'il pouvait miséricorde. Et, si le pauvre frère eut grand peur, le boucher et sa femme n'en eurent pas moins: car ils pensaient que saint François fut courroucé contre eux de ce qu'ils nommaient une bête "cordelier", et se mirent à genoux devant le pauvre frère, demandant pardon à saint François et à sa religion, en sorte que le cordelier criait d'un côté miséricorde au boucher, et le boucher, à lui criait aussi de son côté, tant que les uns et les autres furent un quart d'heure sans se pouvoir assurer. A la fin, le beau père, comprenant que le boucher ne lui voulait point de mal, lui oonta la cause, pourquoi il s'était caché en ce tect, dont leur peur tourna immédiatement en rire, sinon que le pauvre cordelier, qui avait mal à la jambe, ne se pouvait réjouir. Mais le boucher le mena en sa maison où il le fit très bien panser. Son compagnon, qui l'avait laissé dans le besoin, courut toute la nuit tant, que au matin il arriva en la maison du seigneur de Fors, où il se plaignit de ce boucher, lequel il soupsonnait d'avoir tué son compagnon, vu qu'il n'était point venu après lui.

Le dit seigneur de Fors envoya immédiatement au lieu de Grip, pour en savoir la vérité, laquelle une fois connue ne se trouva pas matière à pleurer, mais ne manqua pas de le raconter à sa maîtresse, madame la duchesse d'Angoulême, mère du Roy François, premier de ce nom.

 

*

 

02/03/2015

actualisation

,kl,4.JPGCe n'est pas que je n'ai rien à dire, mais à dire....

J'ai le choix entre une note sur l'agriculture propre ou un résumé du livre "Le prince" de Machiavel. Je commence par ce dernier, parce que.... Bien sûr j'achète des productions de l'agriculture propre autant que possible, parce que c'est mieux pour tout : nature, paysage, faune et flore, santé, et ce n'est pas forcément plus cher.

Machiavel, comment s'appelait-il ?

De son prénom, voulais-je dire, comment ? J'ai plusieurs idées, et comme de toutes façons, je ne parle pas italien, je ne peux pas l'interpréter au niveau nominal, mais je peux le lire, et je voulais le lire avant de le jeter. Je l'ai déjà jeté, mais je l'ai lu avant. Disons que Machiavel est un cas compliqué. D'ébord, il n'a pas écrit que "le prince", mais aussi un "discours sur tite live" ou quelque chose du genre, mais je n'ai pas encore lu celui-ci, et j'ai commencé par le pire, mais, il parait que de toutes façons, ce monsieur préférait quand même la République à la monarchie. Il semble important aussi de savoir que son livre (ou ses livres) a suscité des protestations morales dans plusieurs pays d'Europe à l'époque et dans les siècles suivants.

Voilà, je me suis quand même forcée à lire et résumer son livre "Le prince", et il y a d'autres lectures qui me font plus plaisir, mais je voulais éclaircir la notion "machiavelique", pour savoir si ce monsieur l'était réellement, ou non, et, j'ai trouvé que plutôt oui, mais j'ai aussi trouvé quelques idées chez lui qui m'ont été utiles à la réflexion.

Bref, je juge utile de recopier sur cette machine, le résumé de ce type, non, bref, enfin, non, voyons voir. Sur cette machine, à destination d'un public éclairé ou éclairable. C'est ce que je me suis dit l'autre jour (un autre jour), et maintenant, je m'en rappelle encore un peu (parce que j'ai beaucoup lu ces dernières semaines). Et de toutes façons, tout est écrit. J'iai le résumé complet du "prince" avec moi. 

Maintenons le cap de la civilisation humaine, et traçons dans cette écume quelques lignes qui nous permettent de nous faire une opinion par laquelle nous nous assurons que l'être humain se distingue effectivement par son esprit, et que son esprit l'incite à s'intéresser à la nature globale de la vie.

Allez Claire. Avance.

Nicolas Machiavel, né en 1469. A écrit notamment "Le prince" en 1513, qu'il avait dédié à Lorenzo de Médicis, de Florence.

Vas-y, fais voir (j'écris un peu de manière désordonnée, mais bon, j'ai quand même souffert pour lire ce livre et le résumer, donc je compense.) A partir de là, je transcris sa pensée, non la mienne, pour information sur son style, donc - Je veux dire aussi qu'il existait à cette époque en Italie de fortes rivalités entres différentes villes : Florence, Venise etc.

 

Résumé du livre "Le prince" (j'ai toujours été bonne en résumé. C'est vrai, j'ai eu de très bonnes notes au lycée. Pour rédiger un bon résumé, on doit être un bon receptacle. Enfin, moi j'aime bien rédiger de bons résumés, c'est pour montrer que j'ai bien compris...). Allez...

Il existe des Républiques et des Monarchies, héréditaires ou non.

3- des monarchies mixtes (héréditaires et non)

"Les hommes changent volontiers de maître en croyant trouver mieux".

La puissance militaire s'augmente par la faveur des habitantts, aussi importante pour conquérir un pays que la force... Il est plus facile d'harmoniser des pays aux moeurs semblables... Dans une conquête nouvelle, deux principes doivent être respectés : l'extinction de l'ancien lignage royal et le respect des lois et impôts (pour que le pouvoir soit accepté). Machiavel conseille la présence de l'éventuel envahisseur dans le pays ciblé, préférable pour identifier et "mater" (beurk) les rebellions, veiller à ce que les officiers ne pillent pas trop et bénéficient de la proximité de leur prince. Envoyer des colonies sur place, pour éviter les frais liées à l'entretien d'une armée, lui semble préférable, en lésant une petite partie de la population, qui ne peut ensuite se venger : l'invasion d'une colonie fait office d'intimidation aux éventuels provocateurs.

Dans un pays, les mécontents font parfois entrer les ennemis, en s'associant avec eux. Machiavel préconise l'association avec ces frustrés, mais ils doivent rester sous contrôle. Toute forme de puissance, dans le pays et chez ses voisins, doit être limitée.

4- royaume de Darius

Soit un monarque gouverne seul des serviteurs, soit il est entouré d'un groupe, dit de "féodaux" (il cite en exemple la différence entre la Turquie et la France de son époque). Il est plus facile de conquérir un pays de monarques liés à des féodaux, à cause des mécontents et des innocents, mais plus facile de conserver un pays lié à un monarque seul, à cause de la localistion facile des ambitieux et de l'obéissance automatique des sujets.

L'Etat de Darius était lié à un monarque seul : une fois son armée éliminée, il fut facile à Alexandre de le maîtriser complètement.

5- comment on doit administrer les cités ou les monarchies qui, avant d'être occupées, vivaient sous leurs propres lois.

Machiavel conseille, soit de les détruire, à cause du risque de rebellion, surtout dans les Républiques, en lien avec la mémoire de la Liberté, soit de les occuper, soit de les prélever, mais délicatement, pour ne pas les exaspérer.

6 des monarchies nouvelles (à son époque)....

Machiavel cite "Moïse, Cyrus, Romulus et Thésée" ( moi : ??). La chance et la valeur, dit-il, en ont fait de grands hommes. La nouveauté des constitutions est toujours difficile à établir, à cause des bénéficiaires des institutions précédentes. Les associés dans la novation constitutionnelle doivent être à la fois fiables et indépendants.

7 encore sur ces monarchies

Un duc italien, raconte-t-il, fit tuer les têtes des rebellions et paya grassement leurs précédents associés. Il confia à un ministre cruel une dure répression, puis il créa un tribunal pour se parer de l'idée de justice et tua ensuite son ministre cruel, pour se valoriser aux yeux de la population...

Le prince doit dominer amis et ennemis, faire preuve de ruse ou de force, et être craint (sévère) et aimé (bienveillant), et conserver et innover. "Car les hommes nuisent, soit par peur, soit par haine".

8

Ne sont pas glorieuses les actions de tuer ses concitoyens, de ne pas respecter sa parole, de trahir ses amis, de n'avoir pas de pitié, ni de religion : ce sont toutefois, pense-t-il, des moyens d'accéder au pouvoir, qui donnent le pouvoir et non la gloire. Le bon usage, dit-il, de la cruauté est de l'utiliser seulement pour la sécurité; le mauvais usage est d'en user de façon croissante. Les cruautés et violences doivent être rapides, pour être ensuite recouvertes de bienveillances longuement établies. Un prince doit être hors des pressions, et ne jamais laisser croire qu'il est bon prince parce qu'obligé.

9 de la monarchie

Le peuple désire n'être ni commandé, ni oppressé, et le pouvoir désire commander et opprimer, d'après lui. D'où naissent monarchies, liberté ou licence. L'association avec le peuple est plus facile que celle avec les élites et les aristocrates, toujours concurrents.

Ceux qui servent loyalement le pouvoir doivent être récompensés et ceux qui le font par intérêt personnel, et non par sentiment, doivent être surveillés.

Le prince doit avoir l'amitié réelle du peuple pour résister à toute circonstance plus facilement.

10

Certains ont les forces armées pour se défendre, d'autres ont des villes bien fortifiées. Il vante l'indépendance des villes en Allemagne de son époque, qui d'après lui sont bien fortifiées, équipées d'artillerie et dotées de réserves suffisantes, pour faire face à un siège. Lors d'un siège, le souverain doit tour à tour rassurer et inquiéter.

11 des monarchies ecclésiastiques

Machiavel s'étonne de l'augmentation du pouvoir  temporel de l'Eglise catholique, à partir du pape Alexandre VI, augmentation dont il accuse la France (ah ouais ?). Le pape eut à lutter contre des féodaux italiens, notamment Orsini et Colonna.

12

Il évoque les luttes intérieures italiennes de son époque, la papauté et Venise, puis les villes de Florence, Milan, Naples et la Lombardie.

13 des soldats auxiliaires, mixtes et propres

D'après lui, ce fut "l'Empereur de Constantinople" qui fit rentrer initialement les Turcs en Grèce, à l'époque de leur colonisation.

Les mercenaires, dit-il, peuvent se retourner d'un côté ou de l'autre. Les auxiliaires dans une moindre mesure aussi. Le mieux est de maîtriser l'entière possession des armes, car dépendre de celles d'autrui est une mauvaise situation. La première cause de la chute de l'empire romain, d'après lui, a été le recrutement de mercenaires Goths.

14 en matière d'armée

Le prince efficace est plus porté à la guerre qu'aux plaisirs, d'après lui. Il doit être entraîné aux rudesses. Il doit connaître le terrain physique de son pays, car il doit identifier l'ennemi , et mener contre lui ses troupes. Souvent, il suit un modèle, comme Alexandre le grand avait une idée du lutteur Achille. Il doit toujours être actif, même en temps de paix.

15- Loués ou blamés

La bonté est dangereuse au milieu de ceux qui ne sont pas de bonté.

16

La liberalité (au sens de générosité) est parfois aussi dangereuse : elle doit être maintenue, une fois commencée, et ne pas porter tort au budget de l'Etat. Etre généreux peut obliger un jour ou l'autre à être avide et cruel en cas de manque. Il est bon d'avoir la réputation, d'après lui, d'être genéreux, mais le prince ne doit pas craindre d'être dit un peu rigoureux.

17

Il est mauvais pour un prince d'avoir la réputation d'être cruel, mais il doit en juger lui-même. Certaines cruautés peuvent même aider un pays, et certaines bontés l'affaiblir douloureusement. Une excessive confiance peut tendre à l'imprudence, et une excessive méfiance peut le rendre insupportable.

La crainte est plus utile aux yeux de ce Machiavel, que l'amour. L'amour acheté ne se dispense pas en vraie solidarité. Le lien de l'obligation d'amour est facilement rompu par un intérêt matériel, mais la crainte d'un châtiment est par contre durable. S'il peut ne pas être aimé, le prince ne doit toutefois pas être haï.

18

Ceux qui usent de la ruse sont plus forts que ceux qui sont loyaux, d'après lui. L'ausage de la force vise le niveau de la bête, et celui des lois vise le niveau humain. Le prince, dit-il, doit être homme et bête. Il doit être renard (ruse, pour échapper aux pièges), et lion (force, pour vaincre les attaques des loups)... Le prince doit souvent ne pas tenir sa parole, dit-il, mais doit sembler respecter sa parole, la charité, l'humanité, la religion, la droiture... Le vulgaire est convaincu par les apparences et par le résultat des actions.

19

Le prince doit éviter de prendre les biens, les honneurs et les femmes des autres. Il doit se montrer ferme. Sa réputation le protège. Il doit veiller au calme, intérieur et extérieur... D'après lui, la France de son époque est bien ordonnée et bien gouvernée, car le Parlement est intérmédiaire entre les aristocrates et le peuple, épargnant le roi. Que les rois fassent administrer par d'autres les effets dommageables, et administrent eux-mêmes les affaires bénéficiaires...

Les empereurs romains devaient satisfaire le peuple, et les soldats, très nombreux à Rome : satisfaire la paix et la guerre. L'un d'eux utilisa un allié contre un concurrent, puis, ce concurrent éliminé, il élimina aussi son premier allié...

20

"Diviser pour régner" est connu de Machiavel, notammentans le cadre de disputes entre grandes villes italiennes. Il convient de juger exactement chaque personne et savoir changer d'avis le cas échéant. Le prince doit avoir l'amitié du peuple, qui sinon fera alliance avec l'étranger pour l'attaquer.

 21

L'agitation du roi d'Espagne Ferdinand n'a pas laissé de calme pour l'attaquer. Prendre parti dans des querelles est une bonne chose.... Le prince doit aussi féliciter les valeureux dans leurs domaines, en particulier ce qui développe l'Etat. Il doit fêter le calendrier, et entretenir des relations avec les différents groupes sociaux.

22

Le choix des ministres est très important, et leur récompense se fait en honneurs , charges et richessses.

23

Les flatteurs doivent être évités. Le prince doit prendre des avis, être un grand questionneur, et décider par lui-même.

25

Chacun d'après lui, cherche gloire et richesse. Le prince doit être adapté à son temps, avec son style : circonspection, impétuosité, violence, habileté, patience... Je cite une phrase un peu particulière de ce monsieur "La fortune est femme, et il est nécessaire , si on veut la soumettre, de la battre et la frapper".

26

Machiavel espère que Lorenzo de Médicis sauve l'Italie des désordres de son temps (pillages, rançonnements), et soit son rédempteur (ce qui n'a pas tellement été le cas), et termine en citant Pétrarque "Car l'antique valeur dans les coeurs italiens, n'est pas morte encore".

 

Voilà le résumé du livre. Je n'ai pas fait sa publicité; j'ai voulu montrer ses idées pour savoir que certains ont ce genre de mentalités, et pour juger ce témoin, sa logique et sa morale... 

Je préfère Marguerite de Navarre.

C'est sûr.

 *

 (nb : le prochain texte d'ici une dizaine de jours- J'ai l'idée de bientôt présenter une exposition de toiles de peintures chez moi, issue d'un travail réalisé cet hiver).

(nb2 : dessin en décoration, qui n'a rien de machiavélique, réalisé par mes doigts, sur un pc.)

04/12/2014

vérification

Ce n'est pas que j'ai nécessairement l'intention de publier une note aujourd'hui, mais simplement que je teste certaines conditions d'accès à la publication, dans un autre contexte.

r.jpg

Ci-dessus et après, photos de mon voyage-train, avant le voyage bateau qui devait me mener jusqu'en Grèce à l'élté 2014. A moi de vous faire préférer le train (la pluie....)...

i.jpg

g.jpg

o.jpg

l.jpg

oo.jpg

(photos du 6 août 2014)

 

extraits de mon journal de voyage

jeudi 7 août 2014

Toujours et partout revient le temps des vagues et le temps des voyages.

Il existe différentes raisons de prendre des notes dans un carnet de voyage : enregistrer une émotion, une information ou une idée.

Voyage en train de Paris à Milan, puis de Milan à Rimni, puis de Rimini à Ancône. J'écris sur mon morceau de pont du bateau. C'est aussi pour moi l'occasion de trouver un prétexte pour boire un café en longueur, avant de reprendre une activité cosmétisante en cours. En effet, j'ai entrepris de vernir mes ongles de pied. Trois étapes : définition des contours; optimisation des surfaces, fixation de la couleur.

J'aime bien alterner plusieurs activités en même temps, pour ne pas m'ennuyer.

Mon carnet ne sera pas narratif d'un bout à l'autre cette année, mais j'irai suivant le désir. Tel est mon désir. Evocation du voyage en train. Agréable SNCF. "Réfléchir, parler, rêver, dormir : choisissons le train par plaisir". Idée de slogan.

Grande agitation mentale à l'intérieur de ma boite-sphère cranienne, se stabilisant peu à peu et trouvant distration et exaltation valable dans le maniement de mon nouvel appareil-photo. Observation du paysage sous l'angle : réchauffement climatique or not. Observations nuancées restant à préciser. Présence discrète des autres voyageurs. Quelques symboles psycho-culturels en cours dans l'équation centrale identifiée. Bref.

Tristesse et chaos de la gare de Milan, fort belle au demeurant, d'un point de vue architecturel. (...)

Train vers Rimini ensuite, que je m'étais imaginé être un port, du moins savais-je qui'il n'était pas loin de la côte; toutefois ce n'était pas un port, et j'ai repris le train vers Ancône, après avoir failli prendre un bus pour aller je ne sais-où, avec ma lourde valise : "Do you know where is the port to take the boat to go to Greece ?" " Yes, yes"..." " What?". Non, ce n'est pas un port. Distraction, mais le voyage à l'aventure ne méprise pas des instants divergents, qui portent leurs émotions, comme les étapes réèllement choisies. Toutefois, je fus heureuse d'arriver à "bon port".

C'était le soir, hier soir, et le bateau pour la Grèce n'était pas à quai. J'ignorai quand et où il viendrait et mes déambulations et questions dans la ville ont été relativement hasardeuses.

D'abprd un Sicilien me parla un peu, supposé me conduire, mais nous nous séparâmes lorsque je refusai sa proposition sexuelle; puis un homme d'Ancône commença par m'entrainer dans un bus qui n'allait pas au port, tandis que nous discutions aimablement de la situation politique. Je descendis de ce bus et rebroussai chemin, trouvai une première indication du port qui me fit m'enfiler dans un petit trottoir hardu où je rebroussai finalement aussi chemin, ne voyant pas le commencement de l'ombre d'un bateau; je fis l'éxpérience -il était environ 10h du soir- d'échanger mon short contre un pantalon en ville, dans un coin discret ; demandai encore mon chemin, puis envisageai de passer la nuit sur une petite place vageuement distroy mais verte et éclairée, où finalement, après qu'un groupe, sur un petit port adjacent, m'ait conseillé d'aller de l'autre coté le lendemain vers 8h chercher un ticket, une fille m'indiqua que le port aux ferrys ne se situait pas là, mais plus loin "après le théâtre"... Je passai la nuit à côté de ce "théâtre" ? , non , de cette porte sculptée, où je me distrayai d'abord en envoyant des bouts de brioche à une sorte de grosse souris qui sortait d'un buisson pour chercher sa pitance, puis en discutant  une heure environ avec un serveur de café indien qui me proposait de me payer l'hôtel. Au matin, après avoir peu dormi, je partis en quête d'un billet de bateau ; contraiment à ce que m'avait dit le 2ème homme avec qui j'avais discuté, il était tout-à fait possible d'acheter un billet pour un départ le jour même. Juste avant, j'étais allée devant le magasin de bateaux Superfast et la porte s'était ouverte d'elle-même, automatisme un peu sensible, et j'étais rentrée. Des dames m'avaient indiqué donc où me procurer le billet du jour, et quelques heures plus tard, j'embarquai sans dommage, si ce n'est quelques heures de sommeil que j'aurai largement le temps de rattraper.

Voilà. Le bateau trace maintenant au milieu des quatre horizons, à moins qu'ils ne soient plus nombreus que cela. Manifestement, je suis d'humeur espiègle, mais il est possible aussi que je ressente plusieurs humeurs en même temps... En tous cas, il n'y a qu'un seul bateau -très correct- et qu'une seule moi-même.

Couleurs blanche, orange, bleue, alentours.

Tout à l'heure, un homme m'a porté ma valise dans les escaliers : certainement, parce qu' il était d'éducation princière et avait de bons biscotaux...

Accesssoirement, je me demande si je vais réussir à dormir cette nuit -il est environ 20h- sur ce morceau du pont où le vent soufflle- l'air du bateau, comme une personne qui parle sans s'arrêter.

Ambiance assez douce sur ce bateau, je trouve. Les serveurs de bateaux grecs me donnent assez souvent l'impression de faire des commentaires entre eux sur la présentation des passagers...

Quelques autres points. Presentation non exhaustive.

Un dernier commentaire pour cette séquence. Le stylo de l'agence de bateau  (superrfast) est décoré de l'inscription "environnmentaly friendly pen". Décidément les Grecs sont toujours à la proue de l'Histoire humaine.