Proue
Bonjour à tous, bienvenue sur mon blog d'artiste, celui de Claire Delhomme (alias Claire Marie Béatrice Delhomme).
Bonne promenade !...Le rideau est ouvert, entrez dans le domaine et découvrez...
Découvrez le voyage dans la douceur grecque, paradis de l'eau, de la lumière et du voyage...
Découvrez les instants de Poésie de Paris-Plage...
Et l'autre vérité des Tropiques...
Découvrez des images de Paris romantique...
(Par bonheur, les romantiques viennent toujours couvrir l'ancien limon laissé par les cyniques, et le rendent au désir et au plaisir d'agir en beauté...)
Découvrez aussi ma littérature : textes, extraits de mes carnets de voyage, de mon recueil intitulé "CROISIERE INITIATIQUE", consacré aux voyages en Grèce et à la culture grecque (deux carnets : "L'enquête géométrique" et "Le bruit de l'eau", et des textes : "Scintillantes escales"...)
Et des nouvelles de mon recueil "LEGENDES"...
Je vous présente aussi des FICHES DE LECTURE sur les classiques de la littérature, et leurs effets ou leurs causes...
Parfois mes sentiments sur les évènements.
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En toutes choses, je cherche les bons repères. Avec mes propres repères de base : la lecture, les journaux, les livres (mes livres), mes études (science-po), mon attirance pour la Méditerranée, mon goût de la paix et de la beauté des moeurs, des réalités et des pensées, mes ancêtres navigateurs -mon grand-père Gabriel Aury a écrit plusieurs livres, comme écrivain-médecin de la Marine, société "François Rabelais" des écrivains-médecins ; je retiens surtout son livre sur la Jeanne d'Arc, croiseur-école sur lequel il voyagea dans le monde entier- ; mes ancêtres de Drôme-Ardèche aussi, les vallées d'arbres fruitiers en fleurs, les maisons couvertes de galets des rivières, arrondies, patientes et douces, et les manoirs aux bassins romantiques ; ma connaissance de la Grèce et de l'univers des îles : exigence morale, beauté des paysages, charme de la liberté, décontraction physique, vérité des vagues, démocratie et sciences... Avec mon amour des livres : ces univers émergés des mots, ces réseaux de raison, ces archipels de passion, ces hauteurs humaines qui visent à attraper le sens, avec le corps, avec la bouche, avec les pensées, domptées pour un instant.
L'art est de définir des repères... L'art des autres... Mon art de naviguer... L'art, c'est créer de l'Unique... Pour la douceur, Léonard, Botticelli sont avec nous. Pour l'extravagance, voir les vases grecs classiques et leurs dessins fameux... Les statues pensives ou élancées... L'apologie de l'été... La tendresse de l'hiver... Et toutes les autres formes, pour moi, pour vous, de la lumière...
-Pour toute reproduction des textes ou images de ce blog, protégés par le droit d'auteur, contacter l'auteur.-
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Afin de mettre mon esprit d'aventure à l'abri, je rentrai, en 1997, comme rédactrice à la Ville de Paris.
J'y ai travaillé dans le domaine de l'aide sociale, enfance et santé...
Puis dans le domaine des parcs et jardins, au parc floral de Vincennes, où j'avais dans l'idée d'apprendre le nom savant des plantes, pour, comme Shakespeare, pouvoir écrire "tels les lys acrobatum résilis, les coeurs fleurissaient chaque jour davantage avec la montée du printemps lumineux sur les terres variables du nord de l'hémisphère...." Ou quelque chose comme ça... Finalement, je n'appris pas ces noms par coeur (au parc floral de Vincennes, les noms des plantes sont inscrits sur de petites étiquettes). Par contre, je fis connaissance avec le cygne, les cygnes du petit lac, trop charmants quand ils sortent de l'eau cahin-caha, et attrapent par la cuisse un visiteur doté d'un vrai morceau de pain.... (Soit-dit en passant, aux gestionnaires du parc floral : nourissez bien ces animaux dont vous êtes responsables...). J'eus le plaisir aussi d'avoir un bureau qui donnait sur la forêt, avec comme voisine immédiate une petite merlette logeant dans un fourré contigu, entouré de ces arbres que les écureuils apprécient pour faire leurs quotidiennes gymnastiques et autre métaphysique des noisettes.
Je travaillais ensuite dans le domaine de l'action culturelle, rue des Francs-Bourgeois, où j'eus la joie de mettre mes qualités de synthèse et de rédaction au service des acteurs de la culture du livre, rédigeant des documents et résumant des dossiers. L'hôtel d'Albret, très joli batiment situé en plein coeur du marais parisien, témoin de la longueur de l'histoire, est un batiment charmant, doté d'escaliers historiques en marbre et en bois. J'y fumais ma cigarette dans l'escalier, au point qu'une sous-directrice m'avait appelée "la petite fumeuse sous l'escalier". J'avais alors vue sur la belle cour aux pavées irréguliers -espiègles pour les chaussures à talons-, et les fenêtres d'en face, où, tandis que je m'occupais moi des livres, des collègues veillaient au théâtre, à la danse et aux monuments etc. J'ai aimé travailler ainsi pour la démocratie locale, et trouver toujours les bonnes raisons dagir. Sous l'escalier, et dans les trois bureaux que j'occupais, je fus fière de ma responsabilité et contente de mes relations avec ce monde de la création et de la cité mêlés.
Je travaillais ensuite dans le domaine de l'information et de la communication, près de l'Hôtel de Ville, où le maire de Paris a mis en place une plateforme téléphonique et un système de réponse écrite, afin d'informer toute personne sur toute question concernant Paris. Je profitais de ce poste pour des promenades assidues tout autour : sur les berges de Seine ; à Saint-Germain où quelque bon café noir m'accompagna dans une méditation ou un rendez-vous ; au Louvre, suivant la rue de Rivoli, où la géométrie et la grâce protègent la promenade douce ; au jardin des Tuileries dans le prolongement, avec son romantisme littéraire et ses magnifiques Maillol ; au Centre Pompidou, concentré de modernité coloré en plein coeur de la ville, où, dans les cafés, des âmes créatices ou organisatrices, discutent ou méditent, calepins en main ; vers Bastille aussi, où une poésie plus populaire, entre vendeurs de khébab, cinés et rues encombrées, va et vient sous les auspices d'un ange couvert d'or, sur la place. Et dans le Marais bien sûr, et encore, avec sa fabuleuse place des Vosges que je jouais parfois à voir comme le nombril du monde. M'allongeant sur la pelouse au soleil, tandis que les lycéens du quartier jouent à se pousser dans les fontaines, ou mangent sagement leurs déjeuners, je mesurais de ce point la distance qui sépare le soleil de la terre, en regardant l'astre tout en protégeant mes yeux. Fontaines sculptées, immeubles peints, statue d'un roi dont certainement, au vu de nos critères d'aujourd'hui, seul le cheval qu'il monte est innocent, et surtout : appartement de Victor Hugo, merveilleusement décoré par l'auteur lui-même, et qui se visite en musée.
De manière parallèle à ces postes, pourvoyeurs d'une certaine tranquillité, je nouais des amitiés les plus diverses, avec des amis provenant de divers lieux, et menais quelques aventures intellectuelles ou matérielles...
Maintenant, je souhaite exposer mes photos et publier mes textes. Le livre est une preuve durable de l'échange des esprits.
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29/06/08
Me voici maintenant revenue au temps présent du temps. Durant six mois, entre décembre et juin, j'ai joué avec les masses brumeuses, alternées d'éclairs lumineux, qui envahissaient mon esprit. J'évite de parler du temps présent pour le laisser monter, comme la graine dans la terre qui prépare son élan. C'est ainsi pour l'art. Rimbaud a écrit jeune, mais n'avait-il pas, depuis toujours, grandi dans la fascination des mots. Pour ma part, souhaitant structurer mon langage de vérités, je me suis lancée dans dix mille explorations, dont la Grèce fut mon refrain personnel, la politique mon intérêt, la poésie mon plaisir, et la science mon challenge.
Je continue. Maintenant, je travaille à nouveau dans le 4ème arrondissement de Paris, pour la Ville de Paris, et sur un nouveau thème ; je suis contente. Plus tard, j'en ferai à nouveau des lianes de phrases pour dire quel morceau de ciel inconnu est venu ici à m'être familier. Pour ce qui est des mots et des idées, je poursuis mes explorations et mes évaluations. J'ai chez moi, depuis plusieurs années, une carte postale du peintre japonais Nara, qui s'appelle "La petite juge". En général, j'aime faire circuler les meilleures informations. Hermès est mon dieu préféré, avec Athéna bien sûr (et remerciant les Grecs pour leur faculté d'aimer les filles intelligentes).
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En parallèle de mon intéressant poste professionnel, je travaille actuellement sur deux oeuvres principales : l'une en relation avec la photographie de Grèce, l'autre littéraire, culturelle et philosophique. Je les emmène jusqu'à l'idée que je me fais de leur perfection... Depuis quelques mois, je me suis intéressée aux médias français, aux journaux, aux éditeurs, aux blogs littéraires, pour essayer de déterminer où, à quel endroit, auprès de quels visages et de quels noms, une écrivain revenant de voyage pourrait trouver cette sorte d'Heureux Hôtel des Mots que pourrait être une publication. A l'heure actuelle, j'ai quelques pistes.
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21/07/08
Une jolie histoire sur ma biographie se passe lors de ma naissance. Mon grand-père, médecin de la Marine, vient voir ma mère à la clinique. Il fait partie de ces hommes qui ne comprennent pas bien les bébés, ne s'y intéressent pas beaucoup à priori. De ce fait, dans la chambre de la maternité, il commence à discuter avec ma mère, et ne me prête au début que l'attention convenue. Mais, tandis qu'il lui parle, soudain, il croise mon regard, et s'arrête net dans sa phrase, comme fasciné par moi.
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12/08/08
Par la suite, vers l'âge de 5-6 ans, comme Rémulus et Rémus, je me sentis adoptée, non par une louve, mais par une chatte qui prit soin de moi et partagea mes émotions, tandis que je voyais, au loin dans la maison, un univers de violence et d'irrationnalité se développer, qui accrût encore mon amour pour la conscience. Conscience personnelle, conscience émotive, conscience politique, conscience morale... Dans cette entreprise nécessaire, la bibliothèque se révela ma très fidèle alliée, de même que les voyageurs, les discuteurs, les passionnés de tous bord et les savants adorables. Au collège, les copines, au lycée, les garçons, en classe de première : la Grèce, un grec et sept ans d'été sur l'île et d'amour d'inspiration dyonisiaque. De 1993 à nos jours, je poursuis mes études. Récemment, je me suis donné mon diplôme...











