Ce petit album est dédié à ma grand-mère, Marie-Madeleine, en ce qu'elle a d'intellectuel, honorant le concept de femme par celui d'intelligence, au moins en partie. En 2008-début 2009, nous avons eu énormément de discussions que j'appréciai vraiment ; je lui racontai mes passions intellectuelles durant des heures, et le courant passait plutôt bien. Or, je pris ces photos en allant lui rendre visite.
Ma famille, j'en parlerai le temps venu. Ma famille, ce sont mes amis, la Grèce, l'art et toute la littérature à mes yeux.
Ma famille, c'est celle des gens que j'aime : écrivains, prof d'un jour ou de toujours, rencontres, projets, voyage en mer etc.
Ce sera aussi celle que je fonderai peut-être, si je trouve ma moitié -ce que j'espère- sur la base saine d'une histoire d'amour.
Pour mes références familiales, mon prénom m'inclue automatiquement dans son histoire ; je pense à mon grand-père Gabriel, qui me protégea toujours bien, à ma "grand-maman" Claire, à laquelle je m'identifiais dès l'enfance, puisqu'on m'en parla souvent (comme une femme de très grande personnalité, femme de capitaine de vaisseau, assez impressionnante et centrale, à ce qu'on m'en a toujours dit) et Aristide Festy, son mari, et aussi à ceux qui, dans ma famille drômoise, symbolisent l'intelligence, la liberté, l'exigence et la conscience, quel que soit leur niveau social.
*
La Grèce toujours me donna sa bonté lumineuse; peut-être étais-je "prédestinée" à cet univers maritime, en raison des repères qui sont les miens. Il est vrai aussi que mes grand-parents assemblés m'avaient offert un grand livre sur les mythes grecs, dès mon enfance.
Ainsi, je dédie surtout cet album à mon grand-père, Gabriel, médecin de Marine, écrivain, et chercheur. Il travailla notamment avec Bombard sur le sauvetage des naufragés en mer et écrivit plusieurs livres sur ses voyages autour du monde et ses recherches. Il fréquenta des explorateurs et notamment connut Paul-Emile Victor. Lorsque j'étais petite fille, je voulais être médecin, comme lui. Il m'écrivit une fois sur une carte postale "Chère Clère", et sur une autre "Chaire Claire". Il signait ses cartes "Le scribe" et, au Cap Bénat, il a disposé durant mon enfance et prime adolescence, d'un véritable fort médiéval, avec pont-levis (à l'intérieur très joliment décoré par ma grand-mère), dans un domaine privé où un président de la République avait aussi une demeure, et où je nageai et lisai, pour mon premier vrai contact avec la méditerranée. J'y ai notamment nagé, petite fille, en compagnie de mon oncle Bertrand, Amiral (contre-amiral), que, pour ses fonctions, je respecte vraiment, et qui eut une certaine importance, dans l'idée que je m'en fais, durant ma croissance.
*
Pour moi, mon grand-père est toujours dans son bureau, à Versailles, chez lui.
*
J'ajoute aussi que mon grand-père, au dos d'une photo de moi prise au cap Bénat précisément, avait inscrit "A quoi rêvent les jeunes filles". J'ai lu justement ce week-end (1er juin 09) cette pièce de Musset; et j'y ai gagné quelque chose. Merci Papie.
*
C'est donc un après-midi de juin 2005 que je pris ces photos, comme je rendais visite à ma mère-grand ; je fis un petit tour au parc.
Concernant Versailles, j'aime me souvenir du jour où le peuple français s'avança sur ces terres, mit à bas la royauté et instaura la démocratie, fondement des temps modernes ; la royauté, politiquement, restant symbole d'autoritarisme, d'intelligence limitée, de suffisance et d'injustices etc... Il est évidemment fort heureux qu'un jour les démocrates arrivèrent dans ces jardins, et que l'histoire de France entra sur le chemin de la modernité, la représentation populaire et l'utilité de la philosophie des Lumières.
PHOTOS PROTEGEES PAR LE DROIT D'AUTEUR