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18.06.2008
France Limousine Maxime Gaillard
Un très bel oiseau blanc, immobile,
portant des dessins jaunes sur ses plumes nacrées,
passa volant, aux rayons fébriles,
qui le voyaient.
Si vous voulez voir aussi cet oiseau étonnant, il se trouve sur le site de Maxime Gaillard, photographe, le 21 mai 2008... Maxime Gaillard est photographe, il habite en Limousin. De là à dire que ses photos sont limousines, il n'y a qu'un pas que je franchis, comme une rivière, d'un bond, sans pont, par le seul élan du plaisir émotif... Et la limousine me rejoind d'une autre façon...
De ce photographe inspiré, qui capte la nature avec grâce, je ne sais rien, ou presque. Je le vois, je regarde la nature qu'il fixe, je vois la saison bouger, parallèle à Paris, dans cette campagne où je ne suis jamais allée. Si l'on parlait de vaches, de rivières, de champs, de fleurs, de bâtiment sourcier d'où l'histoire s'écoule, on n'en saurait encore pas assez sur Maxime.
Tous les jours, ou toutes les semaines, il poste une image, et cette image vaut toujours une sorte de méditation. Elle invite la contemplation à se faire active ; écrire un mot de sens, faire fleurir en phonème. Les commentateurs, souvent, sont inspirés, dans une sorte de work in progress vivant. Il y a quelque exigence à vouloir en dire quelque chose de beau, ou de vrai.
Donc, je suis fan du photographe Maxime Gaillard et de ses photos de la France-limousine. Le commentaire que lui-même donne de ses clichés aussi vaut le détour. Détour, contourner, traverser : vraiment, Maxime Gaillard est étonnant.
Il reste ailleurs, suspendu dans son mystère. Nulle obligation qui ne soit une belle façon. Si la curiosité vous pique, vous chatouille, comme un léger pollen qu'un vent très amoureux vous apporte au secret de vous-même, promenez-vous chez lui, un jour ou l'autre : pour prendre un autre frais, jouer une autre fois, vous changer les idées, les joies ; esthétiques celles-là.
Dans le monde d'aujourd'hui, savoir sacraliser la nature doit être déclaré d'utilité publique. Et pour ceux qui n'y verraient que poèsie, qu'ils se reportent aux articles des journaux sur l'agriculture, la Terre, la nature et leurs évolutions. Respect pour la mère nature, il va falloir apprendre cela. Après la grande phase exploratoire -voyages, économie, croissances, technologie-, il va falloir comprendre la répétition et une certaine forme de permanence : saisons, richesse des terroirs, définitions de la faune et de la flore, sentiment naturaliste d'être humain. C'est simplement vital.
Voici parmi les dernières photos postées par M. G. (la première du 21 mai), en guise d'évocation.





Voici son blog :
21:46 Publié dans Billet du jour | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note












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