10.02.2009

Régulation du capitalisme par le Capital Terre

01.jpgEn décembre 08, janvier et février 09, je lis pour information le blog du banquier Georges UGEUX, blog "Démystifier la finance", présenté sur la Une du Monde en ligne (colonne de droite à l'écran), et il m'arrive de poster des commentaires. Je réunis ci-dessous ceux que j'ai déjà postés. Je viens de voir aujourd'hui aussi que M. Jean PEYRELEVADE, dont j'ai apprécie le livre "Le capitalisme total" tient également un blog associé au site du Monde, et j'irai le lire. Pour l'heure, voici mes interventions sur le blog "Démystifier la finance", sous le pseudonyme "Joie". Concernant ce thème, j'ai choisi ce pseudo car le but final de l'opération, c'est la joie.

Lorsque j'aurai plus de temps libre, je mettrai en exergue ce qui m'a paru important ou essentiel dans ces débats, mais pour aujourd'hui, je présente simplement la série de mes remarques.

S'agissant de la présentation, j'indique en titre la date et le titre de l'article de M. Georges Ugeux, puis, en dessous, mon intervention, qui évidemment n'engage que moi. Ceux qui voudront en savoir plus peuvent lire son blog, soit présenté sur la Une du Monde avec les blogs associés, soit à retrouver dans la catégorie "tous les blogs".

J'aurai également l'occasion ultérieurement de donner ma définition de "l'intellectuelle", rôle, moyens, fonctions etc. Ici, voici de la philosophie appliquée aux questions du Temps...

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Si j'ai remarqué au départ ce blog, c'est suite à l'affaire Madoff et à un éditorial du Monde consacré à ce sujet. En effet, l'éditorial en question avait mis en exergue le fait que les placements de M. Madoff étaient supposés être "éthiques"...

M. Georges UGEUX est "PDG de Galileo Global Advisors, une mini banque d'affaires internationale a New York. De 1996 a 2003, il a ete Executive Vice President International du New York Stock Exchange." Je ne le connais pas au delà de ce blog, et me forme un jugement - ou une esquisse de jugement - au fur et à mesure.

(nb : image d'illustration Copyright Claire Delhomme 2009 - tous droits réservés)

17 décembre 2008

Le Mea Culpa de la SEC dans la fraude Madoff, par Georges Ugeux

 

Des gens qui se sont faits bernés pendant des dizaines d’années sur des sommes colossales et ont poussé bien d’autres dans leur aveuglement : ce ne sont pas des mea culpa bien gentils qui s’imposent, avec en plus onction pour honneteté… C’est la démission et la honte pour eux….

Great on but mad off.

C’est une société du mensonge.

La multiplication des petits pains.

| le 17 décembre 2008 à 16:26 |

 

 

25 décembre 2008

Madoff: où est passé l’argent? par Georges Ugeux

 

Tous naïfs ou tous irresponsables ? La semaine dernière, M. Ugeux formulait les propos les plus doux à l’égard de M Christopher Cox, président de la SEC, dont le rôle est semble-t-il de contrôler la pertinence des échanges financiers… Cela me donne l’impression qu’il y a peu de sérieux dans ce milieu.

Ce qui n’est pas normal, c’est que pour les folies et la condescendance de ces messieurs-dames, les entreprises licencient à tour de bras : “oh, 200 licenciements, voilà les actionnaires -actio-tortionnaires- qui seront contents… Et voilà le cours qui remonte…Comme c’est bien… Jetez-les à la rue, les actionnaires seront si heureux…”.

Quelques mois ou années après, vous voyez ces milliards partir en fumée parce que ces messieurs-dames, non contents de torturer l’économie réelle et de se donner les uns les autres de bonnes notes (il est si brillant voyez vous, brilliiiiant), se prennent aussi pour des imbéciles les uns les autres et se font des coups tordus…

Dans cette mesure, quoique M. Ugeux paraisse sympathique et ouvert, je ne vois pas la différence entre l’ineptie d’un pouvoir de contrôle qui ne contrôle rien, et la phrase de M. Ugeux la semaine dernière :

“Le President de la SEC, Christopher Cox, a remis sa demission: son attitude courageuse et l’acceptation de la responsabilite de ses services lui aura coute son job. Ce n’est pas vrai partout.”

Après vingt ans d’inepties, une médaille de bravoure pour les incapables irresponsables… Etonnez-vous après d’apprendre que le monde financier marche dans de très dangereux marécages.

Espérons un peu de sérieux. Qui va réguler ? Quand ? Comment ?

CD

| le 24 décembre 2008 à 12:57 |

 

 

24 décembre 2008

La fraude Madoff: tous naifs? par Georges Ugeux

 

Débat très intéressant.

S’il fallait formuler sur ce point une critique à M. Ugeux, je passerais pour ma part sur l’orthographe et la grammaire, mais pas sur le début de son texte : s’il veut démystifier la finance, il n’a pas à mon avis à attendre des commentaires ou des débats dans la presse pour s’interroger sur les fondements et le mécanisme de l’escroquerie financière du siècle. On ne badine pas avec la banque.

Pour ma part, littéraire, j’essaye de comprendre ce que cette affaire signifie en termes intellectuels : comment la vérité sera-t-elle faite sur cette affaire (raisonnements en cours apparemment) ? quelles seront les nouvelles règles pour éviter que la speculation sur la speculation continue ses ravages ? y a-t-il d’autres Madoff ? et surtout : doit-on considérer qu’un rendement financier qui dépasse celui de l’économie réelle ne peut exister ? un rendement de 10 % honnête est aussi improbable que manger de la cervelle humaine sans tuer personne ? Ce point est-il acquis pour toujours ? Dans son livre sur “le capitalisme total”, Jean Peyrelevade insistait sur l’impossibilité réelle des rendements à 7-10 %, détachés de l’économie réelle. Cette affaire Madoff aura-t-elle permis de définir une réflexion claire sur ce point ?

Merci à tous.

cd

| le 27 décembre 2008 à 11:58 |

31 décembre 2008

Bonnes nouvelles financières pour 2009 ? par Georges Ugeux

 

Merci à M. Ugeux, qu’un rossignol salua joliment pour moi ce matin, et très bonne année à ceux qui participeront à re-définir cette finance mondiale sur de bonnes bases, le concept de “bonnes bases” restant manifestement ici à définir. Je reviendrai ici lire la suite.

Pour beaucoup, faire de la magie est toujours attirant, transformer le plomb en or ; et cependant, on ne voit guère plus d’alchimistes dans les ateliers ni dans les caves, de nos jours. Mendeliev est passé par là… Et puis, si le monde de la finance marche sur la tête, c’est la Terre qui est en danger. Alors…

Très mignonne petite image en illustration de l’article.

| le 31 décembre 2008 à 15:31 |

27 décembre 2008

Les commissaires aux comptes de Madoff: on croit rêver… par Georges Ugeux

 

Est-il normal que les financiers définissent eux-mêmes les régles du jeu qu’ils jouent ? Si tel est le cas, il ne faut pas s’étonner qu’ils établissent la perversion du système à leur propre avantage : on n’a pas vu beaucoup de saints ni même peut-être de justes arriver au sommet des pouvoirs, certainement parce que les saints et les justes ne s’intéressent pas tellement à dominer.

La théorie du libre échange qui surplombe tout l’ensemble idéologique de la bourse est fausse, puisqu’elle conduit à la tricherie et à la concentration.

Bon courage Messieurs pour créer un nouveau système.

| le 30 décembre 2008 à 15:22 |

 

 

08 janvier 2009

L’Inde secouée par le scandale Satyam. par Georges Ugeux

 

Sur le sujet de l’estimation d’une situation financière et de l’indépendance d’un organisme contrôleur, il existe par exemple (dans le domaine que je connais, le public) , pour les associations candidates à une subvention à la Ville de Paris, depuis 2001, un organisme chargé de contrôler la validité du dossier, comptes et activités, appelé “Bureau des subventions aux associations”. Tous les dossiers instruits par les directions thématiques de la Ville de Paris passent par ce bureau qui les vérifie, notamment au niveau de l’évaluation des comptes.

J’imagine bien que la complexité des comptes à analyser est toute autre dans les affaires qui vous concernent, mais tout de même, cela prouve qu’un organisme indépendant peut exister, et, à priori, faire correctement et objectivement son travail (notamment analyse des docs fournis par les commissaires aux comptes).

Pourquoi cet organisme travaille-t-il bien ? S’il ne travaillait pas bien, cela rejaillirait peut-être sur la direction politique de la Ville de Paris…. On en revient à la responsabilité. Il faut que quelqu’un soit responsable en cas de problème et qu’il y ait valorisation morale des missions de contrôle.
Le jeu n’est pas : au plus malin. C’est au plus correct.

| le 09 janvier 2009 à 14:46 |

 

 

10 janvier 2009

Les comptables au banc des accusés : Madoff et Satyam, par Georges Ugeux

 

L’acteur” n’a aucun besoin d’être l’acteur direct” explique M. Ugeux… Certes, personne n’a envie d’un monde organisé dans un style URSS, avec ses merveilleuses planifications et ses productivités à faire palir un panda (…).

Mais lorsque les banques ont un problème, elles demandent bien facilement à l’Etat d’être un acteur direct… et irremplaçable. Donc… Puisque c’est l’Etat (=nous) qui paie en cas de problème, il parait logique de lui donner un rôle… à la hauteur de son importance dans le système…

Tout le monde sait que, lorsqu’il n’y a pas de problème financier, l’Etat représente le passé, l’archaïsme, la contrainte, et les financiers savent alors habilement se faire oublier pour fructifier en cachette. Par contre, dès qu’il y a un problème, l’Etat représente l’avenir : papa, papa, l’Etat, l’Etat, aide-moi…

- Si c’est Papa qui paie pour toi en cas de problèmes, alors c’est que tu n’es pas encore majeur…

                     

 

La rémunération des dirigeants: qui doit contrôler? par Georges Ugeux 

 

Lorsqu’il s’agit de sauver la planète ou de faire régner un tant soit peu de justice, il va de soi que les élites enflées ont toujours tendance à considérer la démocratie comme une forme de démagogie.

| le 16 janvier 2009 à 19:46

(…) La question de la finance concerne tout le monde, car l’argent circule dans la société comme le sang dans nos veines, et les catastrophes financières récentes ont certainement démontré un certain aveuglement de ce milieu, qui gagne donc à s’ouvrir à d’autres visions du monde, pour justement ne pas “quitter la réalité” et en subir aussi les conséquences.

La question se pose de savoir s’il faut arrêter de considérer la finance comme :
1-un lieu d’irresponsabilité sociale

2- un Eldorado

Je fais remarquer que depuis le 20ème siècle, les explorateurs sur Terre ont du mettre fin à leur jeu de terra incognita, tout ou presque ayant été exploré ; de même, peut-être faudra-t-il que les financiers apprennent la notion de limite, y compris dans les rémunérations, cela simplement pour que l’ensemble reste viable.

nb : voir 1789 uniquement comme une crise matérielle, ou uniquement comme une crise intellectuelle, me parait assez peu subtile. Aujourd’hui, ne croyez pas que la finance soit trop protégée de la révolte. Si les gens finissent par l’assimiler totalement à l’exploitation, la destruction et l’arbitraire, il y aura forcément réaction, surtout si les temps sont durs pour les autres.

| le 17 janvier 2009 à 20:54

 

 

03 février 2009

Et si l’on détaxait les intérêts hypothécaires? par Georges Ugeux

 

J’aime bien la conclusion : la complexité est souvent une manière de mystifier, et pas seulement en finance, en philosophie aussi, je l’observe dans mon domaine.

Inversement, cela ne garantit pas que la simplicité soit nécessairement vraie. Mais elle est plus facile à juger.

L’idée de détaxer les intérêts hypothécaires, que je ne suis pas en mesure d’analyser, parait possèder l’intelligence d’utiliser au mieux les ressources du système, plutôt que le modifier, mais il faut pouvoir comparer exactement les situations française et américaine comme cela a été remarqué.

Je trouve M. Ugeux convainquant lorsqu’il dessine un tableau vraiment global de la situation.

En fait, je souhaite revenir sur les thèmes des billets précédents. M. Ugeux dit par exemple qu’il est simpliste de croire qu’on nationalise les pertes et privatise les revenus. Cependant il dresse un tableau subtil de la situation.

Pour ma part, j’irai encore plus loin et je m’interroge de manière légèrement différente. En effet, comment pleurer sur des pertes, même colossales, de professionnels qui, en temps habituel, sont parfaitement indifférents aux conséquences humaines de leurs décisions. Non seulement il y a des histoires d’abus dans les bonus et autres parachutes dorés. Mais d’une manière générale, les financiers et les banquiers ne sont-ils pas ceux dont la joie coincide fréquemment avec le malheur du plus grand nombre : licenciements = augmentation de l’action, bonheur des actionnaires.

En 2008, les guignols de l’info de Canal Plus présentaient, en caricature, des speculateurs s’apprêtant à vendre de la boue, puisque à Haiti, un des pays les plus pauvres du monde, les gens affamés avaient commencé à manger de la terre… en raison de la hausse du cout des ressources alimentaires… Dans ces conditions, avoir la moindre pitié vis à vis des pertes de ceux qui valident à longueur d’années des pratiques plus qu’égoïstes, destructrices (y compris pour l’environnement), parait vraiment difficile et peu argumenté.

De plus, lorsque M. Ugeux insiste pour dire que les banquiers et financiers ont perdu de l’argent (privatisation des pertes) et que les sociétés nationalisées ont été fréquemment mal gérées (causes étatiques des pertes, insuffisance des organes publics de contrôle), je m’interroge. En effet, M. Ugeux n’était-il pas il y a quelques semaines tout prêt à faire preuve de compréhension vis à vis de la SEC ? Pourquoi aurait-il fallu être compréhensif avec ceux qui n’ont pas contrôlé une fraude de 50 milliards de dollars ? Si 50 milliards de dollars ne valent pas la responsabilité absolue du contrôle, rien n’est à contrôler, il me semble.

Cela rejoint -pour moi- la question de la taille des entreprises. En effet, la croissance des entreprises, cette nécessité de “concurrence”, très en vogue apparemment, quelles conséquences ont-elles ? Les entreprises privées n’ont-elles pas intérêt à posséder les instances publiques de contrôle et même les Etats ? Oui, il me semble bien qu’à partir d’un certain niveau de taille, elles y ont intérêt : modification des réglementations, accès privilégiés aux marchés publics et à toutes les autorisations nécessaires… etc. Dans ce cas, dans un système où le concurrentiel domine, les instances publiques de contrôle ne sont que les pions avancés des dominants économiques.

Aussi, je suppose pour ma part, non pas que les autorités publiques n’ont pas fait leur travail, mais que le privé avait mangé l’autonomie du public, et c’est pourquoi ils ont failli, et en contrôle, et en rationalité.

Salutations à M. Ugeux.

Ces débats sont très intéressants et importants. Je ne prétends pas pouvoir les juger avec autre chose que de la culture générale, mais, ce que je souhaite pour ma part, c’est un monde un peu moins barbare.

| le 03 février 2009 à 14:49 |

 

 

15 janvier 2009

La rémunération des dirigeants: qui doit contrôler? par Georges Ugeux

 

A mon avis, les financiers seraient plus heureux, quel que soit leur niveau de revenu actuel, de gagner le salaire d’un cadre moyen actuel, plutôt que de vivre le jour où la Terre deviendrait inadaptée à la vie humaine… et ce en partie par leur faute… si leur indifférence à la nature les pousse à bouster l’activité sur terre sans prendre en compte les risques naturels. ex : achat de pollution etc.

Dans ce cas, si ces messieurs voient un jour le dernier jour de la Terre, températures, tsunamis, invasions d’insectes immondes comme ceux qu’on voyait aux infos de france 2 il y a quelques jours qui se développent ces jours-ci,… dans ce cas donc, je pense qu’ils regretteront leur salaire de cadre, voir même la chasse et la pêche.

Il faut que le monde de la finance sachent qu’ils sont sur Terre et s’ils disent “merde à tout sauf à l’argent”, c’est la nature qui leur répondra très certainement de même. Qu’ils se paient un peu avec le sentiment d’être utiles !

(nb : et oui, elle tourne)…

| le 16 janvier 2009 à 14:42 |

 

 

08 février 2009

Les bonus des traders et la dimension concurrentielle, par Georges Ugeux

 

Traders = mercenaires.

Le jour où la planète brûlerait comme en Australie aujourd’hui, ce n’est pas avec des cartes-visas que les traders pourraient sauver leurs vies. La planète n’est pas côtée en bourse, et pourtant elle est unique, et c’est d’elle que dépendent toutes les autres valeurs que nous connaissons.

Puisque les traders et les banquiers font partie de ceux qui influent le plus sur le style d’orientation de la planète, ils devraient aussi être les plus informés, sur la nature et sur l’humanité. Qu’on leur paie des cours sur la faune et la flore et qu’on les envoie en voyage d’étude dans toutes les parties du monde, et tout ira mieux.

| le 09 février 2009 à 16:33 |

 

 

 

03.02.2009

De Bastille à Opéra

Découvrez mon reportage photo sur la journée du 29 janvier 2009, dans l'album "29 janvier 2009".

(Tous droits de reproduction reservés à l'auteure. Originaux photographiques en grande taille numérique - environ 80*100 cm).