27.08.2009
Pour la France
Bouquiner sur la plage, en Grèce, peut révéler d’agréables surprises :

14 juillet 1943,
discours du général Charles de Gaulle,
Alger
Extrait :
« La France délivrée, ne voudra ni reprendre la route de l’abîme, ni demeurer sur celle de l’esclavage. La France a d’avance choisi un destin nouveau. Si elle entend désormais être libre, ne connaître de souveraineté que celle qui procède d’elle-même, directement et sans entraves, bref, se livrer à la grande lumière de la pure démocratie, elle voudra aussi que ses volontés, à mesure qu’elle les fera connaître, soient exécutées avec suite, avec force, avec autorité, par ceux qu’elle en aura chargés. Elle voudra que ses gouvernants gouvernent, que ses fonctionnaires ne rusent pas avec leurs fonctions, que ses soldats s’occupent seulement de sa défense, que ses magistrats rendent une réelle justice, que sa diplomatie ne redoute rien tant que mal soutenir ses intérêts. La {IV} République Française voudra qu’on la serve et non pas qu’on se serve d’elle. Mais encore, elle abolira toutes les coalitions d’intérêts ou de privilèges, dont on n’a que trop vu comment elles la mettaient en péril, introduisaient dans son sein les jeux de l’étranger, dégradaient la moralité civique et s’opposaient au progrès social.
Oui, après la chute du système d’autrefois et devant l’indignité de celui qui s’écroule, après tant de souffrances, de colères, de dégoûts éprouvés par un nombre immense d’hommes et de femmes de chez nous, la nation saura vouloir que tous, je dis tous ses enfants, puissent désormais vivre et travailler dans la dignité et la sécurité sociales. Sans briser les leviers d’activité que constituent l’initiative et le légitime bénéfice, la nation saura vouloir que les richesses naturelles, le travail et la technique, qui sont les trois éléments de la prospérité de tous, ne soient point exploités au profit de quelques uns. »
(Charles de Gaulle, Discours et Messages, Plon 1970, in Histoire de France-Point histoire- Seuil).
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Si j’avais auprès de moi un bloc de marbre et un burin, je pense que je pourrais me mettre au travail. Merci et bravo, Charles !

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