06.10.2009
La jeunesse est-elle une chance pour la société + bribes de Grèce
C’est vers 2001-2002, que je m’étais posée la question de passer des concours, dans l’administration, de monter en grade, centigrades mais certainement pas Stalingrad. Et j’avais décidé que non : des horaires de cadre moyen me donnant une importante liberté ; le bénéfice dans ce cas étant le temps libre ; et moi, entre l’accomplissement de sortes de missions intellectuelles que je me donne moi-même, et une vie un peu bohème, si tant est qu’on puisse être un peu bohème quand on travaille pour une administration... En réalité, cette décision de me consacrer à mes études –moi étant à la fois l’élève et la professeure – formait un écho à une interview d’André Balland, l’éditeur, que j'avais entendue, adolescente, qui racontait comment il avait exercé de nombreux métiers avant d’en venir à l’édition. Familière des histoires d’aventures et des petites aventures dans mon style, j’avais particulièrement apprécié son témoignage, et plus ou moins décidé de faire comme lui : d’abord voyager, matériellement ou professionnellement ; apprendre, me trouver dans la diversité, puis m’installer plus tard. Aussi cette décision de ne pas passer dans l’immédiat de concours administratifs, vers 2001, était liée à un style de vie, une enquête, une recherche, un goût de l’art et de la recherche intellectuelle.
Je présente ci-dessous un extrait de la dissertation, rédigée au printemps dernier (concours en salle), à l’occasion du test interne de la Ville de Paris pour accéder à une formation au concours de la Prepena (où je fus sélectionnée avec un certain nombre de mes camarades). Comme je souhaite conserver quelques références pour l’instant à mon bénéfice (droit d'auteur rémunéré), j’en ôte quelques phrases, que je présenterai plus tard dans cet ensemble. Il m’a plu de réaliser cet exercice, en 3 ou 4 h. Le sujet « La jeunesse est-elle une chance pour la société », correspondait assez à un devoir que je rédigeai à science-po (grenoble) et que j’ai conservé : « La jeunesse n’est qu’un mot » ; commentez cette phrase de Pierre Bourdieu". Aussi, pour ce test, je repris certaines des idées et la méthodologie que j’avais déjà utilisée lors de mes études. Il me fit plaisir de m’apercevoir que, justement, le temps ayant passé depuis, j’avais enrichi mes idées sur le thème entre temps.
Je ne sais pas encore si j’irai jusqu’au bout de ce chemin vers l’ENA et à l’ENA. La manière même dont j’ai traité le sujet –davantage comme une analyse de culture générale que comme une note d’actualité- manifeste que j’ai une autre culture ; mais je peux apprendre aussi ; je verrai ; pour l’heure, je vais suivre la préparation. Je remercie les professeurs qui ont apprécié suffisamment mon travail.
Je présente ce texte ci-dessous comme un travail intellectuel appliqué à cette question, et dans le cadre défini.
LA JEUNESSE EST-ELLE UNE CHANCE POUR LA SOCIETE ?
Dans une de ses chansons, le chanteur populaire Charles Trenet mettait en musique « ses jeunes années » ; les siennes « couraient dans la montagne ». Si la jeunesse symbolise a priori temps libre et bonne santé, elle parait à tous aujourd’hui une notion évidente ; sa définition même est toutefois sujette à la relativité des cultures dans l’espace et le temps. Ainsi, dans la Grèce antique, l’énigme posée par le Sphinx cherchait à connaître l’animal qui, au matin de sa vie, marche à quatre pattes, à midi marche sur deux pattes et le soir sur trois ; cet « animal » étant l’humain, ce mythe illustre que l’enfance, l’âge adulte et la vieillesse peuvent, pour une société, constituer des repères d’âge suffisants.
Aussi, au travers de la relativité spatiotemporelle des définitions de la jeunesse, au travers du prisme de l’actualité, et utilisant des critères à la fois culturels et concrets, nous verrons d’abord que la jeunesse est une chance si elle a sa place dans la société et participe à l’harmonie globale ; puis nous verrons que l’utilité sociale de la jeunesse peut- être ponctuellement mise en question par une analyse plus critique de possibles dysharmonies sociales liées à ce concept.
I. LA JEUNESSE UNE CHANCE POUR LA SOCIETE
Pour le sociologue Pierre Bourdieu, « la jeunesse n’est qu’un mot ». Mise en question de philosophe, cette formule fait écho au caractère relatif de la notion de « jeunesse » Afin de clarifier notre propos, nous identifierons la jeunesse au travers des prismes biologique, sociologique, économique et mental qui la définissent. On sait que les études des sociologues utilisent des catégories d’âge telles que les tranches 18-25 ans et 25-35 ans… Quoiqu’il en soit d’une définition trop absolue, la jeunesse commence après l’enfance ; symbolisant le début de la vie d’adulte, elle symbolise pour la société la santé biologique, un temps socio-économique pour la formation et les premiers emplois, et corrélativement une plasticité intellectuelle et une adaptativité certaines. C’est donc, au premier regard, un concept valorisé, voire phare, de nos sociétés, auxquelles elle renvoie une image de santé, de fécondité, de formation et de liberté.
Les représentations du rôle de la jeunesse sont différentes selon les sociétés ; comme l’ethnologue Claude Levi-Strauss a mis en exergue la pluralité des imaginaires culturels, on remarque que la tradition, système fondé sur la répétition, valorise les Anciens comme symboles d’un équilibre social parvenu à sa perfection au travers des millénaires ou des siècles de générations. A ce titre, l’Afrique, qui reste un continent marqué par le « respect des Anciens » parait associer la considération pour les personnes âgées à un certain conservatisme social. On note que, dans un milieu caractérisé par sa stabilité, il est exact de penser que les plus anciens soient aussi les plus savants ; inversement, dans un monde infini et changeant, la connaissance n’est pas nécessairement un fruit donné par le long terme, chacun étant libre d’apprendre ou d’ignorer ; dans ce cas, la jeunesse peut être, sur tel ou tel point, plus savante que le Grand Age, et en faire bénéficier la société. (…). La faculté critique de la jeunesse ne rejoint-elle pas aussi la liberté démocratique qui interroge l’autorité sur la rationalité de ses choix ?... Plus extrême, la pensée libertaire de mai 1968 est allée jusqu’à une autre mise en question radicale de l’autorité : capacité de contestation, de rébellion, d’innovation, la jeunesse –contenue dans le cadre démocratique- parait garantir à la société la faculté de s’interroger sur elle-même.
Concrètement, la biologie de la jeunesse lui donne de la force et de l’élan. Dans les pays peu mécanisés, la jeunesse est une force de travail incontournable… Sa plasticité intellectuelle lui permet d’apprendre vite et bien. Comme la néotonie humaine permet à l’être humain d’être le plus adaptable de tous les êtres vivants, la jeunesse apporte à la société la promesse de l’excellence du savoir. Dans des sociétés dites « de la connaissance » ce point est très appréciable. Cette même biologie de la jeunesse lui permet également de faire rêver les autres classes d’âge Dans un temps d’interrogations sur la réalité de la transcendance, l’image de la jeunesse semble être le symbole d’une sorte d’immortalité immanente à laquelle, peu ou prou, tous s’accrochent. Ainsi la jeunesse est aussi une sorte de repère de l’idéal. A contrario, Aristote définissait la vieillesse comme un état de desséchement et de morosité. La jeunesse donc est un concept moteur, stimulant. Symbole de plasticité, de créativité, d’ouverture d’esprit, de soif de connaissance, elle semble représenter une garantie de créativité et de liberté ; en même temps qu’elle garantit le renouvellement des générations. Enfin, d’un point de vue économique, la jeunesse représente l’adaptativité et l’apprentissage rapide.
II POSSIBLES DYSHARMONIES SOCIALES
EN LIEN AVEC LA JEUNESSE
Il existe toutefois des limites à l’idée de poser la jeunesse comme une pure chance, un idéal social pour la société toute entière, ce que d’ailleurs certains décrient sous l’appellation de « jeunisme ». L’anomie sociale, décrite par le sociologue Durkheim, est une menace pour les classes d’âge les plus jeunes, et leurs éventuelles pertes de repères peut avoir des conséquences sociales néfastes, comme la délinquance, pour laquelle on parle généralement de « bandes de jeunes » plutôt que de « bandes de vieux ». A la plasticité et la créativité d’une jeunesse avide d’apprendre, s’opposent la malléabilité, l’influençabilité, et la vulnérabilité des esprits trop jeunes, qu’il convient de conseiller, guider, orienter. (.) La jeunesse peut s’égarer ; elle peut aussi être manipulée, comme par Hitler et ses « jeunesses hitlériennes », qu’un régime inique avait voulu dresser en symbole de la puissance d’une race ou d’une culture exclusive… De ce point de vue culturel, on note également que la jeunesse correspond aux idéaux de la vente, donc du marketing, qui représente parfois une simple manipulation des masses, parfois dangereuse, par le mépris de l’esprit dont elle témoigne. La politique sait user de ces concepts vendeurs ; on parle souvent du remplacement des générations précédentes –comme des vieux éléphants aux jeunes lions- comme d’un bien en soi, tandis que d’autres valeurs peuvent être valorisés par l’âge, telles que la mémoire, le savoir, le sens des responsabilités etc. Ainsi la jeunesse parait un concept dangereux s’il est manipulé à des fins mercantiles ou de notoriété, exclusivement. Dans ce cas, il parait parfois appauvrir le débat public. Enfin, valoriser la jeunesse pour la jeunesse, dans la définition d’un idéal en quelque sorte « éblouissant » peut réduire la capacité à prendre en compte les réalités du grand âge, parfois difficiles lorsque l’humain s’approche de son décès –auquel nul jeune ne semble vraiment croire-.
Limites culturelles, la jeunesse connaît aussi des limites socio-économiques qui circonscrivent la chance qu’elle représente pour une société : coût de la formation, difficultés d’insertions socio-économiques –et c’est le cas de nombreux jeunes touchés par l’aggravation considérable de chômage au premier semestre 2009 – la jeunesse constitue aussi un poids économique et représente une responsabilité pour les classes d’âges aînées. Trop peu de jeunes ne financeront pas les charges des Seniors ayant cessé de travailler, cela compte aussi.
En conclusion, toute classe d’âge est une chance pour la société ; en cela, c’est l’équilibre et le mouvement d’ensemble qui comptent. Représentant l’avenir, la jeunesse doit faire l’objet d’attentions particulières et révèle la manière dont une société se projette dans son futur. Motivés, motivants, les jeunes constituent un indéniable source de vitalité, une vraie chance pour toute société, à condition qu’elle –dans son ensemble- sache les accueillir.

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nb: Athènes, fin juillet 2009 -A partir de l'aéroport, je me rendis au Pirée, après un détour de plusieurs heures lié à l'incurie des réponses de ceux à qui je demandai mon chemin; j'atterris ainsi à Agios Théodoros, non loin de Corinthe (!) où se passa l'anecdote suivante : il était interdit de fumer dans la gare. Aussi, avant de reprendre le train en sens inverse pour aller au Pirée puis partir dans les îles, je descendis sur la rue pour fumer une cigarette. J'étais aussi passablement fatiguée de plus de 24 h de voyage au total. Or, fumant, je vis au dessus, sur le quai, une grosse dame fumer une cigarette, dans l'enceinte de la gare, donc. Je lui lançai, en grec :
- N'est-il pas interdit de fumer dans la gare ?
- Oui, me répondit-elle, mais ajouta-t-elle, si quelqu'un venait lui faire une réflexion, elle jetterait sa cigarette; et elle me désigna un endroit, plein de fourrés et de broussailles, où elle prévoyait de lancer son mégot allumé.
- Si vous le lancez là, lui dis-je, vous allez déclencher un incendie.
Elle disparut sur le champ de ma vue.
No comment.
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Ah, Ellada... Pour ceux qui ne l'ont pas vu, le chanteur grec le plus connu et un des plus appréciés dans son pays, Vassilis Papakonstantinou chante. Si vous parlez de lui en Grèce, nombreux sont ceux qui en sourient d'exaltation. Ici, il chante le poète espagnol Lorca, sur un poème de Nikos Kavvadias : http://www.youtube.com/watch?v=R8cznEr6D7U&feature=re...
Là, dans une autre version de la même chanson, avec une très belle intensification en cours de chanson (illustration des paroles de la chanson au mot à mot, à peu près) : http://www.youtube.com/watch?v=twj3vBKEMhE
Et ici il chante "Sébastian", dans un grand déchainement lyrique (c'est pour ça qu'on l'aime) http://www.youtube.com/watch?v=nbOuHw9lZrU
Et là, c'est un autre chanteur grec très connu en Grèce, qui chante la même chanson sur Lorca, dans un beau son. http://www.youtube.com/watch?v=qCOs_9FjkXw&feature=re...
Je connais trop bien la Grèce pour l'idéaliser, mais dans ces clips, paraissent l'expressivité, le romantisme, le lyrisme de ce pays.
NB : illustration Claire Delhomme Pictures (ici Paris Plage et Iris, chatte d'écrivain) - tous droits réservés -
11:12 Publié dans Philosophie des Temps | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
















Commentaires
Les phrases que j'ai otées du texte concernent l'analyse de l'origine démocratique grecque.
J'ajoute aussi que, cet été, en Grèce, j'ai pris mes distances avec ce qui n'est pas démocratique, ce qui ne respecte pas l'égalité hommes-femmes, et ce qui ne valorise pas la rationalité, ce, notamment dans certaines cultures d'Afrique. Mon amitié particulière avec ce continent a duré deux ou trois ans. De la même façon, j'ai pu auparavant avoir un ami indien, etc. D'un côté, je veux valoriser la diversité culturelle; de l'autre, je veux affirmer ma propre culture, qui ne s'accomode pas des valeurs inverses : inégalités hommes-femmes, fatalisme, mysticisme intervenant sur le plan politique, et dictatures. Le voyage en Grèce me fit voir mieux cette différence, et, dans ce pays adoré, la différence entre un pays démocratique et un pays qui ne l'est pas me sauta aux yeux, et je dois dire, me mis un peu en colère, doucement, jusqu'à tourner cette page, en conservant mon amitié et mille pensées pour la culture africaine. J'ajoute que bien sûr, des pays dont le système économique international empêche le développement, ont naturellement plus de difficultés à arriver au développement des moeurs qu'une certaine opulence facilite : concertation, respect des femmes, aussi, parce qu'elles travaillent et peuvent être autonomes. Par conséquent, ma critique à cet égard reste douce et subtile, mais ferme.
Espérons qu'à l'avenir, cela s'arrange.
Ecrit par : nb | 06.10.2009
La chanson de Trenet me vient de cassettes que j'écoutais enfant et prime adolescente, enregistrées à la radio par ma mère, qui ne me légua pas grand-chose d'elle, mais j'aimais beaucoup ses cassettes. Voici les paroles.
Mes jeunes années
Courent dans la montagne
Courent dans les sentiers
Pleins d'oiseaux et de fleurs
Et les Pyrénées
Chantent au vent d'Espagne
Chantent la mélodie
Qui berça mon cœur
Chantent les souvenirs
De ma tendre enfance
Chantent tous les beaux jours
A jamais enfuis
Et comme les bergers
Des montagnes de France
Chantent la nostalgie
De mon beau pays
Loin d'elle loin des ruisseaux
Loin des sources vagabondes
Loin des fraîches chansons des eaux
Loin des cascades qui grondent
Je songe et c'est là ma chanson
Au temps béni des premières saisons
Mes jeunes années
Courent dans la montagne
Courent dans les sentiers
Pleins d'oiseaux et de fleurs
Et les Pyrénées
Chantent au vent d'Espagne
Chantent la mélodie
Qui berça mon cœur
Chantent les souvenirs
De ma tendre enfance
Chantent tous les beaux jours
A jamais enfuis
Et comme les bergers
Des montagnes de France
Chantent le ciel léger
De mon beau pays
Ecrit par : La chanson de Trenet | 06.10.2009
J'ajoute, -dans ce coin caché de commentaire- un commentaire sur ma vie personnelle : la nuit qui précèda le concours où j'écrivis cette dissertation, à 4 heures du matin, je fus réveillée par la sonnerie de ma porte d'entrée. Il s'agissait là d'un ex-amant à moi qui voulait rentrer, mais je lui avais dit que c'était fini entre nous.
Je le raconte parce que parfois ma propre vie m'étonne.
Je lui ai dit de partir, que je passais un concours important le lendemain, que c'était fini avec lui, que je ne lui ouvrirais pas la porte car savais très bien ce qu'il se passerait ensuite le cas échéant.
Je le raconte parce que ce genre de relations explique beaucoup de choses me concernant (pourquoi "je me néglige", me demandent-ils).
Il a dit qu'il voulait des conseils sur l'international (...) qu'il avait perdu ses clefs, qu'il n'entrerait que 5 minutes. A quatre heures du matin.
Il sonnait sans cesse et appelait sur mon portable.
Si je le laissais entrer, je savais ce qu'il se passerait ensuite ; c'est pourquoi j'ai insisté à garder cette porte fermée.
A quatre heures du matin, la nuit précédent le concours.
Je voulais appeler la police, car je me défendais d'un possible viol, ni plus ni moins.
Finalement, j'ai réussi à appeler la police, avec mon portable. Lui, sonnait tant et plus, depuis un quart d'heure, à quatre heure du matin.
Quand on pense que :
- J'avais posté pour lui une note sur mon blog afin de "transcrire" ses motifs de révolte contre l'injustice.
- Il m'avait fait des reproches comme quoi je n'ai pas assez de mémoire (n'importe quoi).
Et aussi quand on pense que :
(...)
Il y a de quoi méditer.
La police est venue, merci à eux. Ils ont bien géré la situation. J'ai expliqué que je ne voulais pas le laisser rentrer, que j'avais déjà discuté avec lui de ce dont il parlait, que si je le laissai entrer, je serais violée. Ils m'ont comprise, protégée. Il y eut une petite discussion sur le palier, avec la police et lui, et ils sont repartis avec lui.
Merci à la police française quand elle protége les citoyens.
*
Ces dernières années, j'avais l'habitude de ce style de relation ; c'est pourquoi je me négligeais, entre autres, comme ils me disaient "pourquoi tu te négliges"...
Puis le réveil a sonné, le matin est venu, et j'ai rédigé mes dissertes.
Je me néglige un peu moins. En plus, j'ai demandé à Yacine, au printemps 2009, de ne plus venir me voir dans des conditions un peu semblables, ce qu'il faisait depuis quelques années.
Je suis célibataire maintenant. C'est une autre situation.
Ecrit par : Coin | 13.10.2009
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