29.10.2009
ET SI ON CLAPOTAIT...
Carnet de voyage - Sur l'île de Naxos - Août 2009

Vendredi je crois
Ecrire, assise en tailleur, pour bronzer l’intérieur des cuisses, c’est le jeu de la jeune écrivain moderne qui sait faire plusieurs choses à la fois.
Palmes bleues
Lumière sur l’eau qui s’évase à mesure que le soleil descend
Le vent
Projette sur moi des paillettes de sable ;
Des petits cailloux ici et là, des algues
Deux planches à voile, un navire qui trace
Avec ce vent les traces des pas
Reprennent bientôt une forme douce
Ma peau
Est l’assemblage de cellules par lequel mon corps tout entier se présente au monde
Qui l’a créé.
Je regarde un petit coquillage ici,
Témoin que le monde en ce lieu
Est en pleine santé.
*
Les maisons là-bas sur la colline sont nimbées de lumière (...)
Ce soir, j’irai marcher sur ce rivage
Que je ne connais pas encore
Voir ce qu’il y a derrière ce rocher.
La prochaine fois ce voyage
J’aimerai le faire à deux
Pour que le sable que je prends dans le creux de ma main et laisse couler,
Je le vois glisser sur le poignet
D’un homme
Que je regarderai avec tendresse.
*
De ce côté, une fille entre habillée dans l’eau. De l’autre, un couple d’une soixantaine d’années est nu sur la plage. Les bras des amoureux s’élevant des serviettes se mêlent en contre-jour devant l’étendue scintillante du soir. Des jeunes gens s’enfoncent dans le flot, qui mange leurs cuisses, puis leurs bustes, jusqu’au moment où seules les têtes, ombres ambrées, paraissent sur la surface. Des garçons en face, sur un rocher. Y sont-ils allés à la nage ou un bateau les aura déposés ?
Tout à l’heure, j’avais perdu mes lunettes de bain, puis, retournée nager, je les ai vues sous l’eau : tache bleue mouvante au fond ; était-ce un poisson exotique, une porte vers un royaume sous-marin, une algue toxique ? N’écoutant que mon envie de retrouver cet utile accessoire, je plongeai les yeux ouverts, et, les ayant reconnues, les ramenai joyeuse à la surface de l’air.
Ronds dans l’eau.
Deux de suite, c’est ce qu’il faut pour un effet magique
*
A la rentrée, je dois être prête pour me présenter écrivain. De retour à Paris, je reli—(pause pour photographier deux jolis amoureux grecs qui me le demandèrent sur les dunes)- rai mon roman, l’aboutirai, le copierai et le distribuerai. (...)
Sans cesse, je fais le point avec moi-même, prends soin de moi, définis mes opinions vis à vis de tel ou tel, essaye de nettoyer le passé et détruire ce qui gêne : les faux silences (...) La douceur pour les doux ; aux autres la porte de sortie, bien définie ; ainsi le sable m’accueille entièrement. L’ombre du stylo, et de ma main se dessine sur le papier comme j’avance mon texte. Sous l’eau, j’ai vu les morceaux d’algues bouger doucement, suspendus, au dessus du sable strié en lignes gracieuses. Encore des têtes paraissant sur le flot. Sur le rocher, un garçon debout. Je trouverai tous mes chemins, me créerai un foyer, chaud et libre, comme ce soleil.
Je m’allonge, tandis que le vent tourne les pages de mon carnet. La nudité est un instant de vérité, rien de plus rien de moins.
Fille adoptive de la Nature. Une philosophe à la plage.
Dans un restaurant du rivage, soir
Parasols rosés sur fond maritime bleu doux, se soulevant doucement dans l’air, parfumé de poisson grillé. E voici même que des cavaliers sur chevaux passent sur la plage. Bleu, rose, et le soleil orangé, qui dépose des taches claires, solaires, sur les dunes couleur crème. Un drapeau grec sur le rivage, effilé à son bout, comme souvent le sont les oreilles des chats sauvages.
*
Hier, un gros grillon d’environ douze centimètres sur un escalier. J’allais acheter une glace ; j’ai pris un autre chemin.
- Il y a un gros ts ts, ai-je dit à la dame du magasin (parce que je ne sais pas comment on dit « grillon » en grec)
Avec les doigts, elle l’a pris, et l’a déposé dans un fourré.
*
Un peu de vent, un papillon :
- Viens voir d’ici, dit une fille grecque au restaurant : vu d’ici, c’est encore plus romantique.
Sa copine la regarde en riant, conserve la même place. Des chats passent. Je bois une liqueur de Naxos. Un couple se restaure, dans la perspective qui s’étend, la route de sable, les dunes, les maisons blanches, les promeneurs. Il ne faut pas nous changer le climat de la Terre : il est à son optimum.
Oiseaux chantant, plantes grasses en profusion. La panne de mon appareil-photo me pousse à trouver tous les mots : clic clic clic.
*
Hier, en un jour, au soleil de midi, j’ai changé de couleur. En grec, pour dire « bronzer », on dit « noircir ». Au moins c’est clair.
(...) Enjoy the cat view
Petit déjeuner
Enfants plongeant dans une piscine, bavardages, chansons et zones de lumière et d’ombres s’équilibrant en douceur dans la douce Naxos, sur la terrasse. (...)
(Il me manque quelqu’un pour me crémer le dos de protection solaire.)
- Je créerai un foyer, libre et doux comme ce soleil, dit-elle.
Environ 16 h
Poissons donnant la joyeuseté du lieu
Collines, Méditerranée, langue grecque,
Crème solaire parfumée, palmes encore :
Et paysage encore ;
Pas de place pour la lassitude
J’ai commencé à me reposer, me retrouver
Dans cette bienveillance naturelle.
Si j’allais nager nue ?
Certains le font ici, de ci de là.
Une fois dans la vague, j’enlèverai mon maillot
Je n’aurai que mes palmes
Et mes lunettes de natation…
Soir rosé
On marche un peu dans le soir rosé, sur la route douce saupoudrée de sable. Lentement, le corps vire au doré, caramel, ambre. Tout est plus proche, plus direct, plus physique ; à chaque instant, qui vient comme monté de la mer. Ici les parasols sont crème. On marche encore, on avance, un autre regroupement de détente apparaît sur le sable : ici les parasols sont d’une autre couleur. Un peu plus loin encore, ils sont bleus, du ciel au marine. Là où ils sont orangés, le rayon du soleil couchant se baigne dans la mer, assorti aux objets de création humaine. Quelques mètres plus loin, le rayon solaire se fond en un bateau zodiaque qui reste à méditer, balançant. En arrière plan, les collines sont toujours mauve-violine à contre-jour. C’est là, juste derrière, que le Soleil se pose, descend, ou plutôt la Terre monte, au dessus de lui, tandis que la lune, à la faveur du jeu des éclairages, présente son repère translucide, comme la pièce d’une monnaie qui ne s’échange pas, juste là pour faire joli ; juste là et c’est joli.
Assise sur un transat bleu, les pieds au sable,
J’écris accoudée à une petite table de bois
Sur laquelle des pierres sont posées.
Je me suis arrêtée là pour écrire
La couleur des parasols, le miel du soir
La beauté absolue, à mes yeux, de ce lieu
Qui bat des records de douceur.
"Ne battez pas des records de prix", disait une affiche à Athènes,
Durant les JO de 2004 :
« Battez des records de poésie ».
*
Deux petites filles se penchent sur le flot
Pour laver leurs mains
Une musique techno monte le son
Est-ce une voiture qui passe ou un pub
Qui veut exciter la nuit
Maintenant les enfants assemblés creusent le sable
Avec deux-trois objets
Ils ont toujours quelque chose à faire,
Tandis que sous les parasols, une famille se restaure,
Et des adultes jouent à la raquette.
Je vais poursuivre ma route....
Jusqu’à trouver la musique....
*
Parce que je voulais traduire pour les autres cette beauté de la Grèce qui justifierait à elle seule la supériorité définitive et terrestre du mot « démocratie », la sainte imperfection et le divin progrès des sciences, dont les bases furent posées par Aristote et ses amis ; oui je voulais témoigner de cela, le connaissant bien…
Le lendemain
Etre intellectuelle, c’est comprendre ce qu’il se passe et le dire. Etudier, lire, définir, identifier. La prise d’intérêts matériels correspond souvent à une vision partiale de la réalité. L’intellectuelle réduit au maximum ses dépendances, et, puisqu’il lui faut comme un chacun tirer des revenus de quelque chose, elle choisit une dépendance honnête, identifie cette dépendance, et peut l’expliquer. Ainsi que le disait Fernand Braudel, il faut donner sa relativité comme une information, à défaut de ne pas en avoir. Toute relativité possède un intérêt documentaire ; parfois le particulier très bien défini permet d’éclairer le général, c’est à dire un groupe de faits. Mais l’intellectuelle cherche au delà du particulier, le général. Plus que l’intérêt documentaire, elle cherche à présenter l’intérêt analytique et synthétique : la logique et la généralité ; à l’intérieur desquels le particulier agit.
En face de moi la ligne bleue claire de l’horizon, où sont posés quelques rochers. Ici, à l’intérieur des terres, de grands rochers à orme de galets sont disposés dans les collines. (...) Ce qui est beau, c’est que la lumière prend la forme des vagues. Au soir avant de m’endormir, j’expulse les anciens démons, je les terrasse et je m’endors, ayant vidé mes colères (...). Pas d’idéalisme, pas de cynisme. Je connais l’humanité. Certes les dieux aiment la justice, mais la réalité ne tend pas naturellement vers la récompense des actions justes, si ce n’est qu’il existe une beauté morale, donnée à ceux qui agissent de bonne volonté. Le désir de justice caractérise l’humain ; comme l’extrapolation d’une douce maman chatte qui soigne simplement avec chaleur et douceur ses petits ; la biologie, par nécessité, s’appuie sur ce genre de beauté. L’humain la généralise, en se pensant soi-même comme une unité, une intelligibilité.
(...) Je parle clairement. Je cherche la lumière de l’esprit. Une fois captée, mesurée, testée, je l’écris. En ce pays d’Aristote, j’ai à me réjouir de pouvoir respirer ces mots vrais. Il me faut des alliés puissants Pour sauver la Terre, il faut sa vérité…
Respecter d’abord l’esprit, aimer la justice, rejeter l’incohérence, valoriser la conscience : de bonnes directions ; beau et bon.
Comme devant moi, un lampadaire sur l’horizon bleu clair. De lui-même, le Soleil éclaire la vérité des formes ; la nuit, l’ingéniosité humaine le remplace, secondant la lune, au milieu des étoiles. Lorsque vient l’heure du bain, dans l’après-midi, tout s’oublie au milieu des étincelles d’eau d’air et de lumière.

Soirée aux chats au restaurant
Stylo prêté par la maison
Environ 21 h
Tout à l’heure, un petit garçon portant un tee-shirt où il était écrit « animal », s’arrêta sur une étendue face à la mer pour caresser un chat, lesquel, après qu’il fut parti, se roula quelques instants sur le dos, s’étirant, face au ciel.
Petits grabuges en arrière fond dans les cuisines. Il arrive dans des restaurant, en Grèce, on entend en arrière des disputes entre le personnel, entre les membres de la famille, puis ils vont prendre les commandes, contenus et souriants :
- Ia sou paidi mou, ti chriasesei ? (Salut mon enfant, que souhaites-tu)
Tout cela est sympathique, et ici, suscite le rire du serveur : une sorte de danois, et d’un groupe de ses compatriotes, un tant soit peu échevelés. Comme une femme en arrière plan criait, l’un d’eux indiqua à deux touristes attablées :
- She says that she loves me.
Le restaurant est agréable car un peu surélevé sur la mer. Les chats y sont nombreux, rodant autour des tables ; l’un d’eux se risqua même à grimper sur une chaise pour humer le filet parfumé des assiettes de mes voisines de table. Alors le maître de maison apparut, armé d’un grand morceau de bambou –végétal ici fréquent- et tous ils filèrent douce, évacuant la terrasse, rapides et aplatis comme les chats cherchant à éviter l’orage de la punition.
La vue est magnifique, l’air frais ; j’ai assez bien nagé ; j’étais morte de faim.
Qui peut le plus peut le moins, comme disait Socrate.
Un peu de retsina, au goût de tonneau et de tonnelle. Quelques lumières, sur le mouvement de la crique, commencent à s’allumer aux blanches maisons.
Je reste studieuse, histoire de France, etc. (…)
Le maître de maison vise un chat avec la nappe de papier, roulée en boule, de clients précédents. Sur l’étendue, à côté, plus ou moins un parking, un petit garçon passe en courant tout nu, suivi par un autre habillé. Le patron a coupé deux jambes de la pieuvre suspendue au dessus de l’entrée du restaurant : il est écrit "sport » sur son tee-shirt. J’ai quand même donné du calamar au chat. Ils sont maintenant deux à me donner des regards glamoureux. Mieux vaut des chats que des hommes, pour l’instant, ça me laisse libre.
Je discerne ce soir, avec le stylo de la maison, aux chats le grand prix de l’humour mammifère. Voilà qui nous aidera à faire progresser la civilisation.
Resto très agréable.
La dame m’a apporté beaucoup plus de retsina que j’avais demandé. C’est marqué « Artémis » sur le cendrier.
Je joue les reporters gatronomiques ce soir. Il est toujours plus facile d’être stable quand on rentre dans une forme géométrique prédéterminée :
Que nul n’entre ici s’il n’est géométre !
La nuit est tombée, mais la lumière grecque veille.
(…)
Nb : 2ème pichet de retsina. Ici le vin sert à oonvaincre, aussi bien pour l’amour que pour le commerce.
15:23 Publié dans Carnets de croisière | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
















Commentaires
Tiens, une fois n'est pas coutume, actualité fait loi : pour information, le sujet de culture gé au dernier concours d'attaché de la Ville de Paris, en septembre 2009, était le suivant : "L'identité nationale de 1789 à 1962". J'ai bien aimé. Si je peux récupérer ma copie à un moment ou à un autre, d'ici quelques semaines, je la posterai ici, parce que, j'étais bien motivée, le sujet m'a plu, j'ai bien aimé mon plan et j'ai adoré l'écrire.
*****
Ci-après, petit poème de cette semaine, sur le même sujet : Notre pays.
"Notre pays traverse
une barrière neigeuse
où vous reconnaîtrez
vos visages,
miroitant dans le bleu du ciel,
A moins qu'il ne soit rouge
Je ne m'en souviens plus
Vous le comprenez.
Le Rouge s'est effectivement installé
Si le sang devient bleu, voir palme,
Les discours se font de plus en plus
Obscurs
Ou clairs et colorés
Les soirs d'été.
Notre pays traverse une couleur, une forêt,
une épaisseur,
De temps et de pensées
Tenez-vous informés.
Le ciel ne va tomber : déjà les Gaulois le savaient.
Ecrit par : Poèmes et nations | 30.10.2009
En illustration, un peu de danse (très peu cette fois), une petite vidéo discrètement postée, d’octobre 2009, sur le thème du jeu avec Iris. Cette vidéo est un peu moyenne ; j’en ai d’autres, mais mon ordi est cassé ces jours-ci, alors soyez gentils avec moi !
"Dépêche toi Bébé chat " est le refrain de cette petite vidéo, pour laquelle je plaide une journée de travail et surtout une grosse bronchite ces jours-là, qui m'a tenue un peu crispée, gonflée, comprimée, coincée; et en fait, j'étais concentrée sur Iris, la faire courir après la boule de papier. Par contre, on peut y voir mon bas de maillot de bain 2009 (en écho à mes textes à Naxos); joli modèle à mon goût, en attendant l'été prochain, et surtout Iris, bien active. Le reste sera pour une autre fois, mais à vrai dire, il s'agit sur cette vidéo surtout d'Iris, qui a bien travaillé. En résumé, je suis un peu moyenne sur cette vidéo, revendique un moment de séduction à « 0.30' », et c'est tout, et le reste, c'est bravo pour Iris.
(nb : j'aurai ultérieurement l'occasion de revenir sur le thème des apparences).
http://www.dailymotion.com/video/xazapc_bronchite-mais-bonne-forme_webcam
Ecrit par : un peu de danse | 30.10.2009
Fréquentations du mois d'octobre 2009 :
177 visiteurs uniques - 692 visites - 1208 pages vues.
Ecrit par : Bonnes fréquentations | 02.11.2009
Je manque de temps pour écrire un texte au sujet de Claude Levi-Strauss, "qui mit en exergue la pluralité des imaginaires culturels", mais je souhaite raconter une petite anecdote.
J'ai écrit à Claude Levi-Strauss vers 1993-1994 (j'avais 22-23 ans), après avoir lu certains de ses livres, et y avoir trouvé des idées très intéressantes, essentiellement s'agissant de relativité culturelle, et de réflexion globale -courageuse, originale, exigeante- sur l'humain. Je commençais alors ma recherche intellectuelle, et j'avais déjà quelques pistes d'interprétations. Or, sur certains de ses textes, j'avais des idées d'analyse, de prolongement, de réponses à certaines de ses questions, dans mon style. C'est pourquoi je lui écrivis. Je lui souhaitai alors également de gagner en notoriété, au regard de la qualité de ses réflexions... M. Levi-Strauss eut la grande amabilité de me répondre. Il me dit alors qu'en raison de son grand âge (il avait alors plus de 80 ans), il lui était difficile de s'intéresser à d'autres travaux que les siens, qu'il manquait de temps. Je compris bien qu'il était très âgé, et j'appréciai quoiqu'il en soit sa réponse aimable, preuve de son ouverture d'esprit. La dernière fois que j'ai vu cette lettre, ce fut dans l'avant-dernière maison de mes parents, car je n'ai pas récupéré ce document, mais il n'est pas exclu que je le fasse un jour, ni que je retrouve quelque part sur une disquette le texte exact de ce que je lui avais alors écrit.
Cela me fait penser à un autre courrier de moi, celui-ci vers 1985, dans le courrier des lecteurs de l'évènement du jeudi. J'avais alors écrit (vers 13-14 ans donc) à ce journal pour protester contre la prise d'otages au Liban. J'ai vu que mon courrier avait été publié, dans un train qui m'emmenait en Allemagne chez mon oncle, et je n'en avais pas conservé l'exemplaire. Un jour j'aimerais bien re-mettre la main dessus pour voir comment j'avais formulé les choses (j'aime bien m'enquêter rétro-activement).
Voilà.
Ecrit par : Une lettre de Levi-Strauss | 04.11.2009
Ce que je remarque, s'agissant de la postérité et des réactions lorsqu'un personnage illustre décède :
Quand quelqu’un décède :
1) En vertu de la tristesse de la séparation, on aime mieux penser dans l’immédiat à ses vertus positives (dans ce cas, on est libéré des aspects négatifs, et on est privé des vertus positives de la personne décédée, donc logiquement, on s'attache au positif d'abord);
2) En vertu de l’extinction de sa chronologie, on peut choisir l’âge dans lequel on se le représente, car la personne alors n’a plus d’âge (ex : Rimbaud a-t-il 17 ou 37 ans ?...) ;
3) En vertu du caractère clos de sa chronologie, la faculté de jugement est également facilitée par l’objet fini que représente la vie achevée : pas de bêtise, ni de distorsion future, l’objet « vie » aux yeux des autres est un ensemble fini à compter du décès. Il est donc plus facile, parfois, (mais moins fun) de se positionner vis-à-vis d’un ensemble fini que vis-à-vis d’un mouvement encore subtil, imprévisible, en évolution, qu’est une personne vivante...
(nb : je me suis fait ces réflexions au sujet de MJ).
Ecrit par : Postéri-tait | 04.11.2009
Han...
http://www.youtube.com/watch?v=ycOpO-PpA-k
Ecrit par : Han... | 06.11.2009
Ecrire un commentaire