16.11.2009

Bribes sur le Roman de mon Roman

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Voilà. Mon premier roman est bouclé. Je n'aime pas dire "fini", mais plutôt "mené à bien". Il m'aura fallu une petite quinzaine d'années pour trouver cette expression. C'est mon premier roman.

Ce roman est une histoire en soi, et c'est surtout mon histoire. Non que le livre raconte mon itinéraire. Il n'est que la fleur qui a germé du paysage entier. Il raconte une histoire. L'histoire, pour moi, à mes yeux, fut de réussir à le réaliser. Enfin, le mener à bien.

J'avais une idée si exigeante de ce texte, -commencé par bribes vers 1992, puis structuré en une première version en 1993-, qu'après une dizaine, une quinzaine de versions (entre 1993 et 2009), j'avais presque pensé tourner la page. Sac et ressac. En 2008, à la faveur d'une période de disponibilité de l'administration, je me repenchai une nouvelle fois sur mon ouvrage ; puis passai à la rédaction de textes courts sur d'autres thèmes. Parce que depuis 1992-93, je n'écrivais plus que cela; écrire et ré-écrire. Commencer et recommencer, disai-je. Ne jamais finir. Toujours continuer. Comme dans la croisière bohème, qui ne finit jamais. Parce que c'est libre, tranquille et beau. On continue. On trouve des mots faciles.

"L'amour libre est l'amour des sentiments absolus" avais-je noté sur un dessin. Libertiner, pour mieux rêver d'amour. J'avais déjà véçu ce qu'on appelle une "histoire d'amour", et j'étais passée à la phase expérimentale : des vacances, en quelque sorte.

Et puis il y a ma recherche intellectuelle. Roman et philosophie se mêlant. C'est un roman philosophique, justement : ça tombe bien. Version après version, les deux sont emmêlés.

Finalement, c'est en 2009 que, déjà, beaucoup de choses se sont dénouées. J'ai trouvé la solution pour atteindre mon idée de la perfection à ce sujet.

Or, voilà ce que je me suis dit pour ce faire (à cette fin). Puisque je ré-écrivais sans cesse ce texte, pour arriver à une version parfaite (à mes yeux), il m'apparut que je recherchais alors une sorte de perfection dans le temps t. Or, la vie ayant tendance à toujours m'apprendre quelque chose, le temps t1 est forcément plus savant que le temps t0 : c'est la raison pour laquelle j'aurais toujours trouvé une raison de le ré-écrire. Donc. Voilà comment j'ai réussi à zaper le sortilège du perfectionnement. Au lieu de ré-écrire la totalité du livre, j'ai décidé de faire comme suit : j'ai d'abord rangé les versions dont je disposais par ordre chronologique, notant la date à laquelle j'avais ouvert ces fichiers pour la dernière fois, pour les classer dans l'ordre. A partir de là, j'ai pris, dans chaque version, un passage, et ainsi de suite, suivant l'ordre chronologique des versions, et l'ordre chronologique de l'histoire. Puis je l'ai unifié sur cette base. Ainsi, la perfection correspond, non à une version idéale et parfaite dans l'absolu, mais au meilleur de ces périodes de temps déjà réalisées.

Finalement, pour le mener à bien, il fallait déjà que je comprenne -moi-même- ma démarche d'ensemble.

L'ensemble présente ainsi trois parties. La première a été rédigé en 2002 environ, à la main et sur papier. Les deux autres découlent des versions ultérieures.

On n'imagine pas le travail ni le temps passé. On n'imagine pas non plus le temps donné pour parvenir au livre. On n'imagine peut-être pas non plus mon amour pour mes héros.

Maintenant, j'ai peu de recul sur ce texte. Il me faudrait l'oublier six mois et le relire. Je verrai dans six mois. Mais déjà, je le déclare acté, réalisé, mené à bien... Par la suite, j'écrirai autre chose. Je ne le reprendrai pas encore une fois. Le principe est bon cette fois ; Arthur et Victoire sont là. Ils ont toujours été avec moi. C'est en raison d'eux que j'ai accepté tant de choses, et en raison d'eux que je suis joyeuse de vivre. Victoire, elle, au début, vers 1992, s'appelait Angèle. Mais il va de soi que je finis par comprendre (au bout d'une petite décennie) qu'Angèle était trop douce, pour ce monde où l'humanité n'est pas toujours mon espèce préférée. Arthur R. n'avait-il pas dit lui-même qu'il avait raté sa vie par délicatesse. Ce n'est pas le cas de mon Arthur, ni de Victoire.

Cependant je tiens à lier ce travail à Rimbaud au moins sur un point. En effet, le poète, dans sa lettre du voyant, parle de l'avenir et du rôle qu'y joueront les femmes, pour la poésie. Or Rimbaud a fini à 37 ans. Moi, à cette heure, et pour une dizaine de jours encore, j'ai 38 ans. Je veux ainsi symboliquement me lier à lui. Me lier à sa suite. La suite de son travail. Non pas s'agissant du style : s'agissant des questions; du sens ; les questions d'Arthur...

C'est un roman philosophique. Il est ce qu'il est. L'éclat d'un parcours et ses phrases-repères, refrains, ritournelles.

C'est mon premier roman. Parce que je le conduirai jusqu'à lui trouver l'éditeur qu'il lui faut.

Vers l'âge de 15 ans, j'avais écrit un premier roman, que je retrouverai peut-être si j'arrive à lire une de ces anciennes diskettes qu'on avait avant. J'avais envoyé ce premier texte à un concours : l'histoire d'un couple d'artiste, l'histoire d'une amitié aussi, l'ambiance lycée... Bien sûr, depuis l'enfance, j'écrivais des poèmes et dessinai des scènes. La littérature, et même les livres en général, étaient devenus, depuis que j'eus appris à lire, mon refuge et mon avenir : pistes, analyses, paysages, informations, styles, sciences : immense... A l'école primaire, une des maîtresses me qualifia de "Claire, la petite fille qui lisait tout le temps". Pour mes dix-huit ans, j'avais reçu en cadeau une machine à écrire, et pour mes vingt ans, un gros gateau en forme de livre. Mes profs de français me considéraient toujours avec respect. Et souvent, j'avais une copine scientifique, et moi, j'écrivais, je lisais. Ma mère un temps disait même que je connaissais le sens des mots sans les avoir appris ; en réalité, je les apprenais souvent en lisant. Je raconte un peu cela dans le livre. Un peu tout cela. Au sujet d'Arthur et Victoire.

Dans les semaines qui viennent, je chercherai un éditeur. Ce roman est advenu et j'en suis heureuse. 

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 nb : images protégées par le droit d'auteur de l'auteure.

nb 2 : je poste un petit album photo-reportage à ma manière sur le nouvel an chinois 2006.

 

01.09.2009

Histoire

 

Naxos arcade Affichage courrier grand format.jpg

 

 

                               nb : Illustration "Arcade à Naxos", colorisée. Photo Claire Delhomme 2004, tous droits d'auteur réservés à l'auteure. 

29.06.2009

Yes Mickael

(-oh lA lA, il y a du turquoise partout ; dès que j'ai trouvé la fonctionnalité, je l'ôte- )

mj0,1.jpgYes Mickael...

Je présenterai mon Mickael...

Il est vrai que Mickael est pour moi plus qu'on ne pourrait le penser, quoique nombreux sont ceux avec qui, ces dernières années, j'ai parlé de lui. J'avais même dit que je voulais être la Mickael Jackson de la littérature ; c'est vrai, -non pas dans le sens de la précocité, mais simplement celui d'une certaine passion - mais j'ai quelques autres modèles aussi, et c'était un peu sur le ton de la plaisanterie, mais quand même... Anyway, je le cite en exergue de certains de mes textes, pour lesquels je chercherai probablement à entrer dans le processus éditorial à la rentrée.

Blog en sous-régime cet été.

Vu Mickael en concert au Parc des Princes en 1997.

Regardé ses vidéos, dont je présente sur Dailymotion de mes extraits préférés.

Don't stop until you get enough : http://www.dailymotion.com/video/x9pyzt_aint-nothing-like...  (noter la liberté d'expression sur la question sexuelle)

Blood on the dance floor -  http://www.dailymotion.com/video/x9pz2i_blood-on-the-danc... (noter la courte mais sublime chorégraphie à la fin de cet extrait)

Dirty diana- http://www.dailymotion.com/video/x9pzdq_dirty-diana-1-mj-... (noter la science de l'expression qui va dans ce cas jusqu'à la maîtrise de la perte d'expression) http://www.dailymotion.com/video/x9pz71_dirty-diana-tiger... ( et le jeu de séduction avec la guitariste)

The way you make me feel - http://www.dailymotion.com/video/x9pzjb_you-really-turn-m... (noter la liberté physique complète - dans ce clip Mickael Jackson ne joue pas les fillettes).

Jam http://www.dailymotion.com/video/x9pzhh_jam-chanson-polit...... (noter le discours politique et même philosophique- voir ci-dessous les paroles de Jam -Quelle pertinence ! Merci Mickael...)

D'autres extraits plus tard. J'expliquerai mieux plus tard.

Mickael est un des plus grands artistes du 20ème siècle, pour sa profondeur lyrique, sa séduction plastique (avant déformation), son audace (pionnier de la musique noire), son intelligence globale, sa magnifiscence de danseur.

Je dis : Yes Mickael, parce que dans une de ses chansons, il demande "Is there a time", et depuis qu'il pose la question, je lui réponds : Yes Mickael.

J'aime ses questions comme celles d'Arthur... Mickael a dit souvent "All we have to do is to reach for the truth". Mais il a dit aussi : "But see what will I do". Là, je dis : No Mickael.

Regardé Mickael dans des périodes plus ou moins libertines. "Blood on the dance floor", dont le clip contient un très beau solo de danse. "Don't stop until you get enough" : regardé, puis ouvert la porte à un garçon ressemblant à celui du clip, qui me tenait le même discours.

Beaucoup de choses à dire sur Mickael Jackson. Progressivement.

Je poste aussi ce jour une vidéo sur Iris et les races (Ecouter aussi le son de la vidéo). Mickael Jackson fut à ce titre un grand pionnier.

http://www.dailymotion.com/video/x127gq_mickael-jackson-d...

Et (mardi 7 juillet 09) une vidéo hommage-danse pour MJ par CMBD (vidéo du lundi 6/7/9, vers 22 h) :

http://www.dailymotion.com/user/diamant-life/video/x9sli9...

                                                                            

JAM lyrics - Mickael Jackson

Nation To Nation
All The World
Must Come Together
Face The Problems
That We See
Then Maybe Somehow We Can Work It Out
I Asked My Neighbor
For A Favor
She Said Later
What Has Come Of
All The People
Have We Lost Love
Of What It's About

I
Have To Find My Peace Cuz
No One Seems To Let Me Be
False Prophets Cry Of Doom
What Are The Possibilities
I Told My Brother
There'll Be Problems,
Times And Tears For Fears,
We Must Live Each Day
Like It's The Last

Go With It
Go With It
Jam
It Ain't Too Much Stuff
It Ain't Too Much
It Ain't Too Much For Me To
Jam

The World Keeps Changing
Rearranging Minds
And Thoughts
Predictions Fly Of Doom
The Baby Boom
Has Come Of Age
We'll Work It Out

I Told My Brothers
Don't You Ask Me
For No Favors
I'm Conditioned By The System
Don't You Talk To Me
Don't Scream And Shout

She Pray To God, To Buddha
Then She Sings A
Talmud Song
Confusions Contradict The Self
Do We Know Right From Wrong
I Just Want You To
Recognize Me
In The Temple
You Can't Hurt Me
I Found Peace Within Myself

23.01.2009

Suspension temporaire du Temps

02.jpgEn raison (raison, avoir raison ; la raison du plus vrai étant toujours un bonheur, nous l’allons dé-montrer tout à l’heure ; la raison a ses raisons, qu’on appelle un pluriel ; raison et passion étant les deux mamelles de ma nation ; raison en décembre, pacques aux passions ; celui qui salue la raison est-il raisonnable et celui qui ne la salue pas, lamentable ? Et que se passerait-il si la raison passait à table ?...)

de modifications techniques (de techné, art, en grec),

ce morceau d’électricité suspendu porteur d’informations effleurant vos neurones, enrichissant vos questions (il faut le souhaiter), ce blog

ne sera pas mis à jour (ce qui ne signifie pas pour autant qu’il sera mis à nuit – quand à être mis à nu, c’est une autre question, non légale, mais philosophiquement raisonnable)

à priori (expression d’un doute qui n’a rien de pascalien)

avant le début de Pluviose 2009.

 

On vous fait savoir aussi qu’on attend le printemps avec impatience.

 

Nb : extrait du calendrier révolutionnaire, dont les noms furent conçus par le poète Fabre d'Églantine avec l'aide d'André Thouin, jardinier du Jardin des Plantes du Muséum National d'Histoire Naturelle (source wiki).

 

Perce-neige 23 janvier

Taureau 24 janvier

Laurier tin 25 janvier

Amadouvier 26 janvier

Mézéréon 27 janvier

Peuplier 28 janvier

Coignée 29 janvier

Ellébore 30 janvier

Brocoli 31 janvier

23.08.2008

Je chéris la joie

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Je chéris la joie et j'essaye d'être une philosophe digne de ce nom.

Voici la source à laquelle s'abreuver. Ce texte était gravé dans les temps anciens sur l'ile cycladique de Délos, une petite ile voisine de Mykonos.

" Ce qui est le plus beau, c'est ce qui est le plus juste. Ce qui est le meilleur, c'est d'être en bonne santé. Mais ce qui est par nature le plus agréable, c'est d'obtenir l'objet de son amour".

Claire Delhomme

12.08.2008

Une histoire pour la route

 

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Une rencontre insolite à Paris (2007)

 

Un soir, j’étais déprimée, et je me rends aux Tuileries, gardien de mon âme. C'était à l'été 2001. A vrai dire, le mot déprimée, convient-il ; certainement, j’étais comme un oiseau diurne dans la nuit, ou un oiseau nocturne, dans le jour (mais j’avais bien envie de rire et de sourire). Le jardin est beau et grand, regorge de fleurs et de statues. L’esprit français se donne des noms. La perfection, on ne s’y habitue pas, on s’y plait à chaque fois.  Et je traîne, adolescente de n’importe quel âge, cherchant la communication, la réponse ou la question, à une heure improbable de la nuit –comme sont de nombreuses heures de la nuit-.

 

Affalé sur un rebord, un homme qui parait sortir tout droit du 18ème siècle semble cuver je ne sais quelle absence d’ivresse. Maigre, habillé de noir, hirsute, une sorte de coupe au carré de cheveux très bruns, doté d’un certain snobisme, il pourrait être recruté pour jouer le rôle de Sade, dans un film ; s’il ne détestait le travail, en bon aristocrate qu’il est. Je ne me souviens plus qui des deux a interpellé l’autre le premier. Puis nous avons marché. Il m’a raconté qu’il ne travaillait pas, vivait de subsides, et écrivait à la chaîne des romans pornographiques pour gagner en tout honneur quelque argent, essentiellement destiné à payer son appartement, dans lequel se trouvaient ses livres : qu’il vénérait. En réalité, cet homme était une bibliothèque. Une bibliothèque étrange, parcourue d’esprits libidineux mais non physiques, de curiosité pour l’ange et le diable, avec une croyance dans la fusion des deux. – « Les saintes sont les plus grandes perverses qui soient, est une des premières choses qu’il m’ait dites ». Ensuite, il m’a dit aussi «  Toute eau incite à la noyade », ce à quoi, amusée, je lui ai répondu : toute eau incite à la baignade. Plus tard, il m’a raconté avoir été l’ami de Cioran. Pauvre comme la poussière, il aimait boire des laits-fraise près de Notre Dame. Pour lui, le Marais, c’était « la province », et rien ne lui importait que les bibliothèques, où il passait son temps à développer une culture aussi phénoménale qu’inutilisée, et les églises, où il aimait à parjurer.

 

En fait, il me faisait rire assez souvent. Je ne l’ai pas fréquenté très longtemps, mais il fut de mes personnages de bohème, valeureux dans son genre, quoique peu facile à fréquenter. Le premier soir, tandis que nous marchions près du Louvre, il me parlait de son père, financier suicidé, et de sa mère, qui, me dit-il, restait inactive toute la journée. Comme je lui demandais ce qu’elle faisait et qu’il ne le savait pas, je lui suggérai : - Peut-être, lit-elle des romans pornographiques.

Et, dans ce désarroi léger et joyeux de ce soir-là, dans la douceur du beau Paris, je partis d’un grand fou rire qui dura longtemps.

Il me gronda : Voyons, me dit-il, Claire, une jolie fille comme toi…

 

Notre amitié était aussi étrange que sa personne et que mon questionnement sur la vie. Souvent, il voulait me faire croire au diable, et je m’y refusais. Dans des cafés, nous buvions des verres parfois, en devisant d’une manière évidemment extravagante (il m’avait dit qu’il voulait écrire un « guide annuel de la fellation »- comme d’habitude, j’étais pliée de rire). Plusieurs fois lorsque nous étions ainsi attablés, j’ai vu les sols des cafés s’ouvrir, lorsqu’ils vont chercher quelque chose à la cave. Dans mes questions de ces jours-là, voir de ces sols émerger ces forces souterraines me donnait toujours une drôle de sensation, comme s’il y eut là une magie, un dévoilement, une révélation.

 

Un jour, il m’a raconté être rentré chez lui, et avoir trouvé sa mère pendue. Ses relations avec son frère, psychologue, étaient pour le moins guerrières. D’après-lui, sa grand-mère chantait à l’opéra de Milan.

 

De mépris du travail en mépris des travailleurs sociaux, il a fini sur le pavé, à la Cour Royale, ce qui lui plaisait assez. Les quelques visites qu’il m’a rendues à la direction des affaires culturelles furent épiques, quoiqu’il fut très bien élevé. Ces jours-là, je sortais avec un analyste financier de chez Havas publicité, ce qui n’est pas du tout le même profil. Mais en réalité, je menais le combat de l’art contre le tout commerce.

 

Finalement, je pris mes distances avec lui, lassée d’une certaine forme de brutalité de son verbe, quoique souvent, ce que j’aimais avec lui, c’était notre art des belles phrases. Nous parlions français classique en plein délié. Lorsque le jeu est beau, il nous stimule et nous donnons notre meilleur.

 

Un jour, je le croisais rue des Francs-bourgeois et le snobai comme il m’appelait. Alors, plus tard, il vint me déposer une carte au bureau, sur laquelle figurait un X majuscule. J'ai retrouvé son mot.

" Tu es tellement resplendissante et attirante dans ton costume de duchesse", écrivait-il, comment pourrais-je retenir une telle comète ? Nous attendons tous ton prochain cycle."

 

Pour une fois qu'il était positif... Si un jour, je le revois, je prendrai de ses nouvelles, à l’aristochat.

 

*

 

12 août 2008

 

Ca me fait penser que je dois retrouver ma lettre de Gallimard, dans une de mes pochettes. Dans cette lettre, cette maison d’édition m’écrivait, en 1993, sentir en moi une écrivain en formation et me formulait quelques  compliments agréables. Univers romanesque en formation... Si je la retrouve, je vais la joindre à l’envoi imminent de mon manuscrit « Le chat qui parlait humain… ».

 

Voyage initiatique.

J’ai des choses à vous dire.

 

*

 

En ce moment, peut-être pour la première fois de ma vie, je m’occupe de moi, de moi et de moi, disons pendant deux ou trois mois. Je ne mène aucun combat, ni pour l’art, ni pour la justice, ni pour la vérité, mais je souhaite bonne inspiration à tous ceux qui le font. J'apprécie, je m'occupe de moi, je m'exprime. Lorsque je me sentirai prête, je reprendrai.

30.04.2008

Express Yourself

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*
nb : dessins Claire Delhomme - droits d'auteur protégés.

03.04.2008

Ecrire sur Priah

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Lorsque Priah, mon ami indien, est venu me voir pour la première fois, devant son sourire radieux, j'alternai un mélange de sourire et de réserve... Priah était très charmant. Son sourire débordait ; il était vaste, posé, joueur... Il souriait sans cesse...

-I like when you smile, m'a-t-il dit, quelque chose dans ce style.

- I don't want to always smile, lui ai-je répondu.

- Why ?..

- Because... I don't know... I...

- You can always smile.

- I don't know. Forget it.

Je l'avais rencontré sur Internet : un ingénieur indien, plus jeune que moi d'une presque dizaine d'années... Son nom touchait à la perfecion : il signifiait Charmant Saint, en Indien. Plus exactement, il m'avait dit, à propos de son prénom :

-Priah, it means something that everybody likes. Like flowers...

J'en ai déduit qu'il s'appelait Charmant. Sur Internet, nous avions parlé un peu. Il avait tenté de me faire rougir en évoquant le Kamasutra, m'a-t-il dit, que les Indiens connaissent bien... J'étais là, à l'ordinateur... Parfois un peu mélancolique... Comme je lui disais des critiques concernant le monde (le monde !...), il m'a répondu :

- So, you don't like me.

- Yes I like  you...

Nous avions aussi évoqué quelques sujets philosophiques à ma manière, comme l'idée que la masse s'oppose à la vitesse. Il avait contré cette hypothèse, mais... Cela sera à revoir une autre fois.

Voià Priah qui arrive chez moi la première fois. Il m'avait demandé de m'habiller agréablement. J'étais donc vêtue de légers et courts vêtements. Dehors la lune brillait... Des posters de la Joconde ornaient la rue, en raison de pubs pour le livre du pauvre Dan Brown... J'aimais cette atmosphère mythique et innovante. Je savais bien qu'il venait pour me connaître de près. Mais tout était possible. Je n'avais encore jamais parlé avec un Indien.

*

22:59 - msa0206 - you are cute

22:59 - Yes, my prince.

22:59 - msa0206 - and sweet

22:59 - I don't know.

23:00 - msa0206 - i will  teste you and tell

23:00 - msa0206 - if you are sweet or bitter

23:00 - To who ?

23:00 - msa0206 - you

23:00 - Yes.

23:00 - But...

23:01 - I listened an emission really interesting about internet and research.

23:01 - msa0206 - but what d ear

23:01 - They told research is very faster now because of immediate publications.

23:01 - What what ?

23:01 - Sweet heart.

23:01 - msa0206 - might be true

23:01 - msa0206 - yes darling

23:02 - Yes, I think.

23:02 - msa0206 - but it is true

23:02 - ok, slowly.

23:02 - msa0206 - i have read a book

23:02 - I'll understand new things.

23:02 - Yes ?

23:02 - msa0206 - alvin tofler

23:02 - msa0206 - i guess

23:02 - What it is about ?

23:02 - msa0206 - the name of book is

23:03 - Yes ?

23:03 - msa0206 - future shock

23:03 - Yes ?

23:03 - What is it about ?

23:04 - msa0206 - he talk about how the future will shape up

23:04 - I'll understand new ways of being.

23:04 - On what them ?

23:04 - msa0206 - he talks

23:05 - Yes.

23:05 - msa0206 - how the future compnies will be

23:05 - economics ?

23:05 - msa0206 - how the life of people will be in 2080

23:05 - msa0206 - yes he talk about everything

23:05 - ok; I'll see on the net.

23:05 - msa0206 - economics , research , people ,life

23:06 - msa0206 - ok

23:06 - ok.

23:06 - msa0206 - it is very interesting

23:06 - ok, I'll see.

23:06 - msa0206 - fine dear

23:07 - And I want to look to the book about Tao.

23:07 - msa0206 - yes

23:07 - We'll talk again about it, may be.

23:07 - msa0206 - two books are there

23:07 - msa0206 - ok fine

23:07 - If the shock of the future is good for us.

23:07 - ok. But I don't read english.

23:08 - msa0206 - no it is not good

23:08 - What ?

23:08 - msa0206 - we have to prepare for future

23:08 - Yes.

23:08 - msa0206 - if we will not prepare we will have shocks

23:08 - I prepare for friday.

23:08 - Yes.

23:08 - msa0206 - what

23:09 - Joking

23:09 - msa0206 - what you wil prepare dear

23:09 - About the future.

23:09 - Of friday.

23:09 - msa0206 - ok

23:09 - msa0206 - be prepare for all the shocks

23:09 - I do.

*

La visite de Priah était la deuxième... Le premier jour, il n'avait pas réussi à me localiser, s'était trompé de paté d'immeubles et avait jeté son bouquet de fleurs dans la rue de dépit. Il m'avait téléphoné. En courant, avec cette petite jupe que je porte peu à l'extérieur, j'avais bondi telle une jeune panthère jusqu'au café où il me disait m'attendre. J'avais cavalcadé intensément dans la rue. Je ne l'avais pas vu, pas trouvé. Ciel était-il possible qu'une Claire Delhomme rencontre un jour un Charmant Saint... L'enjeu me paraissait si fébrile, si fragile, si bon, que je tremblais qu'on ne se rencontre pas.

Plus tard, il m'a demandé d'écrire cette rencontre.

Le deuxième jour, il a réussi à trouver ma porte, cette porte derrière laquelle se tient ma réalité personnelle. Priah était orné. Il a sonné. Il est arrivé. Il est entré, il s'est assis sur mon canapé, il m'a regardée. Priah avait une belle tête, une belle tête d'Indien. Il souriait tout le temps.

- Why don't you want to always smile ?...

*

Autour du cou, il portait un collier, une sorte de ficelle avec un pendentif, lequel contenait une photo, celle d'un homme de sa famille, officiellement qualifié de saint. Il ne l'ôtait pas, même pas pour faire l'amour. Lorsque je lui ai demandé : what is a saint ? Il m'a parlé des télévisions qui filmaient cet homme, de sa docte science sur le fait religieux, sa capacité de parler de "dieu"... Puis, pour me mettre à l'aise, il a lu les lignes de ma main. Il m'a dit : - Tu vois, ici, on voit que des gens t'aident. Moi, m'a-t-il dit en me montrant sa propre main, je n'ai pas ce soutien.

Puis il m'a dit qu'il ne savait pas lire les lignes de la main.

Nous avons joué à de multiples petits jeux de ce style qu'il inventait au fur et à mesure avec une joie parfaite. Il m'a expliqué comment, en Inde, la religion est partout, la nature est dieu, et tout aspect de la nature est divin. Ainsi, m'a-t-il dit, des hommes qui considèrent qu'un arbre est un dieu vont le planter souvent.

De mon côté, je lui fis remarquer que "prier" vient souvent avec le manque, et que j'avais précisément remarqué que, en Inde, le climat est très incertain. Un bon contexte pour prier beaucoup... Il n'a pas dit non. Il a dit que, prier c'est espérer, très certainement... Puis, comme il s'étonnait lorsque je lui dis deux mots de mes mauvaises relations avec ma famille, je lui dis encore : souvent, ce sont ceux qui n'ont pas vraiment de famille qui créent de nouveaux univers, de nouvelles pensées, idées, philosophies... Il a trouvé l'idée intéressante.

Un peu plus tard dans la nuit, après les échanges amoureux, nous nous sommes assis pour discuter, dans la demi-pénombre, nus, sur la moquette. Nous avons encore parlé d'Inde, du très joli film "Indian family", de science, écouté Dire Straits, souri.

Priah venait d'une famille pauvre de la campagne indienne. A l'âge de 13 ans, ses parents l'avaient envoyé étudier dans une ville lointaine.  Il était fils unique. Son père était instituteur. Ensuite, il poursuivit ses études en Angleterre, puis commença à travailler. Il travaillait sur les logiciels bancaires. D'abord en Angleterre et en France, puis, par la suite, en Afrique du Sud et en Inde. Aux dernières nouvelles, il est aux Etats-Unis. Ses parents devaient lui choisir une femme, selon la tradition, une indienne...

Lui et moi nous avions parlé de cette passion de la lecture, l'entrain qui fait traverser les nuits, pages à la main, la passion de savoir, l'amour des livres... Ces petits récits que nous nous étions fait de nos lectures secrètes d'enfants avaient plus fait pour nous rapprocher que l'évocation du Kamasutra... Autant que le Kamasutra...

*

20:37 - Hi, I'm here.

20:38 - msa0206 - hi

20:38 - msa0206 - i am just happy to see you

20:38 - Yes.

20:38 - Me too.

20:38 - msa0206 - i smile when i saw uour message

20:38 - Which one ?

20:38 - msa0206 - hi i m here

20:38 - I like you to smile.

20:38 - Yes.

20:39 - msa0206 - ok

20:40 - OK.

20:40 - msa0206 - how was your day

20:40 - msa0206 - if you are with me i will smile dear

20:40 - Good enough. Were you schoked by what I wrote ?

20:40 - msa0206 - no

20:41 - Ok.

20:41 - msa0206 - how was your day

20:41 - But you said something like that on gmail. My days was a cool day. And your ?

20:41 - msa0206 - my hot days

20:42 - Hot ?

20:42 - msa0206 - yes

20:42 - msa0206 - because i was thinking about you

*

.... à suivre...

1159440131.jpgLorsque j’ai parlé avec Priah de la signification d’être « saint », moi qui ne suis pas croyante, il m’a dit qu’il n’aime pas faire le mal, mais que, si on l’attaque, il se doit de répondre. Il m’a dit aussi qu’il souhaite faire quelque chose de bon, pour que les gens se rappellent de lui en bien. Ainsi, son projet était de créer en Inde une école pour les enfants pauvres. Il souhaitait qu’un jour, en tant qu’écrivain, je vienne y faire quelque déclamation… Charmant Priah…

De la même façon, il avait de la tendresse pour Bill Gates, « William Ponts », pour sa fondation et ses bonnes actions. Admettons… Moi aussi, lui disais-je, j’aime Bill Gates et son intelligence. L’ordinateur, internet, sont des siècles des lumières à leur façon : des invitations à l’universel possible. D’un point de vue pratique, ma période de relations intenses avec Priah correspondit à la période durant laquelle l’industriel indien Lachmi Mittal acheta une des grandes entreprises françaises de métallurgie, Arcelor, durant le premier semestre 2006.

Moi, en tant que française, et voyant le développement de la concurrence indienne, en particulier en termes informatiques, je lui dis que j’avais ma préférence pour la France, lui excepté... Priah était travailleur, brillant, obstiné. J’étais heureuse pour lui d’un si joli destin : cet enfant indien, né pauvre, qui, petit, avait tout juste de quoi manger, et qui se retrouvait, par la vertu de l’éducation, à réparer des logiciels les plus complexes, dans tous les pays du monde, radieux, bien pourvu, bien considéré...  J’étais heureuse de son bonheur… Toutefois, excepté lui, mon vœu de réussite s’appliquait préférentiellement aux ingénieurs français… héritiers d’une longue tradition d’études et d’innovations…Car, je devais penser à la sainteté, à la perfection morale ; et je devais penser à mon pays aussi…

Nous avons le droit d’être des anges, et la nécessité d’être efficaces aussi... Trouver un équilibre entre la force et la douceur, tu ne trouveras jamais de meilleure dialectique

20:47 - Did you listen music ?

20:47 - msa0206 - yes

20:47 - What music ?

20:47 - msa0206 - rock

20:47 - What rock ?

20:47 - msa0206 - pink floyd

20:47 - Yes ? What disk ?

20:47 - msa0206 - floyd

20:48 - msa0206 - animals

20:48 - msa0206 - thr division bells

20:48 - msa0206 - the

20:48 - Yes, I may know.

20:48 - msa0206 - earth mother

20:48 - It's very beautiful music.

20:48 - msa0206 - yes

20:49 - But a little bit sad sometimes, isnt'it ?

20:49 - msa0206 - sometimes i take wine and play pink floyd

20:49 - Yes ? You play ?

20:49 - msa0206 - and just sit in bathtub

20:49 - msa0206 - listen

20:50 - msa0206 - no

20:50 - Very beautiful image.

20:50 - msa0206 - oh

20:50 - msa0206 - me in bathtub

20:50 - With wine and pink floyd.

20:50 - Only.

20:50 - msa0206 - ok

20:51 - msa0206 - we both can be

20:51 - msa0206 - someday

20:51 - Maybe.

Lorsqu’il partit travailler en Inde, il m’envoya des photos de la fête des couleurs. En Inde, il s’agit d’une fête de célébration des couleurs. Chacun dispose de couleurs dont il se peinturlure, ainsi que ses voisins. Sur les photos envoyées par Priah, l’Inde semblait ainsi une terre de gaieté, d’égalité des sexes, et de célébration vivante.

21:36 - Indian religion is so strange.

21:37 - msa0206 - why

21:37 - There are a lot of gods, very complicated names.

21:37 - msa0206 - yes

21:37 - Good gods, bad gods, a lot of imagination.

21:37 - msa0206 – 1 400 0000 gods

21:37 - yes ?

21:37 - msa0206 - are there in india

21:37 - Nobody can't count so much.

21:37 - msa0206 - yes its true

Après quelques jours de fréquentation, durant lesquels nous fîmes vibrer la lumière orangée de mon appartement et les parfums montés entre nous, il avait du repartir en Angleterre, puis en Afrique du Sud. De là, il regagna l’Inde... Durant plusieurs mois, je lui écrivis, le soutins et le suivis dans ses pérégrinations mondiales. Ainsi, sans même bouger de mon appartement où j’expertisai l’intérieur de mon âme et l’extérieur de mon corps, ou en me baladant simplement à Paris, je traversais la terre entière avec lui... Il semblait qu’il décrivait un cercle autour de moi… Et chacun de ses messages était l’occasion de ressentir en moi la présence d’une âme douce : Priah !... Le sursaut de la bonté humaine

En Afrique du Sud, je lui envoyai des photos mêlant le noir et le blanc… Plus tard, lorsque je me trouvai pour un voyage à Haiti, je reçus de ses nouvelles sur ma boite mail, que je lus, d’une école où je me trouvais pour une visite, à Port au Prince. A ce moment, j’étais alors dans une situation si particulière ; cette école, ces petits enfants tout mignons, cette professeur qui m’expliquait leur système d’apprentissage, la visite des classes,… puis lentement, la tension était montée… Tous ces gens me regardant comme une extraterrestre, parce que j'étais blanche… Mais ces petits étaient mignons et gentils… Et cette culture était en lutte avec la mienne… Non, oui, oublie, recommence, pardonne, je suis française, c’est notre faute, votre faute, leur faute, notre savoir, votre ignorance, notre ignorance…  Non… Pas moi… Je suis venue, je l’ai aimé, je suis française, oui… Napoléon a rétabli l’esclavage là-bas, créé le conseil d’état en France… Non… Plus de lutte ! Cessez ! Leur folie… Celle de la France...  Haïti : un des pays les plus pauvres du monde, habité par des Africains déportés par les Européens… Comment dire… Personne ne sait le décoder...

Par bonheur, j'avais vu Alpha Blondy à Haiti, place du Champ de Mars... Des amis avant mon départ m'avaient conseillée, comme Joseph du Cameroun, et d'autres... Oui… Et Priah, dont je lus le message sur ma boite mail dans cette école, dans cette situation insensée, Priah me rendit le sourire. Ils n’étaient pas méchants, je le savais ! ... Mais quelle injustice leur avait été faite ?... Quelle justice ?.... Qui pouvait regarder, avec les yeux grand ouverts, la réalité de la planète, dans toute son histoire, et dans tout son espace ?...

22:41 - msa0206 - what you buy today from market

22:41 - I feel songs influences the mood.

22:42 - msa0206 - might be

22:42 - No, I didn't went to market, I went for cigarette and macdo.

22:42 - msa0206 - ok

22:42 - Now, I'm listening, Dire Straits.

22:42 - Very cool.

22:42 - msa0206 - fine

22:42 - Private investigations.

22:42 - msa0206 - yes

22:42 - Sweet and mysterious song.

22:43 - Flying song,

22:43 - msa0206 - you are poetic

22:43 - Intimate.

22:43 - What do you think about that notion "poétic" ?

22:43 - msa0206 - i feel sometime i am talking with writer

22:43 - msa0206 - like poems

22:44 - I write really different ways, depens on my mood.

22:44 - What do you think about that notion ?

22:44 - Poetic ?

22:44 - msa0206 - i dont know baby

22:44 - ok.

22:44 - msa0206 - like poems

22:44 - I mean, do you like it, do you use it ?

22:45 - msa0206 - no

22:45 - msa0206 - i am

22:45 - You are ?

22:45 - msa0206 - flat

22:45 - I don't know this word.

22:45 - msa0206 - i am not poitic

22:46 - I don't know.

22:46 - msa0206 - ok

22:46 - I feel you are although.

22:46 - But I don't know you very very well.

22:46 - msa0206 - i am more materialistic

22:46 - ok.

22:46 - msa0206 - i am more practicle

22:47 - But by example listening Pink Floyd, with wine in shower should be considered by great specialists like poetic.

22:47 - But I understand what you say.

22:47 - msa0206 - ok

Plus tard, lorsque Priah était en Angleterre, il me téléphona, et, au cours de la discussion, il me demanda si, à mon avis, il était correctement payé pour le travail qu’il effectuait. Quoiqu’il existe des ingénieurs dans ma famille, je l’ignorai et lui conseillai de se renseigner sur internet. Plus tard, lorsqu’il critiqua les manifestations contre le CPE, comme si les français étaient désordonnés et sauvages de s’adonner à des manifestations dans la rue et contestations de la loi, je lui dis :

*

Tu vois Priah, tu m’as demandé si ton salaire est bon. Et tu vois, les gens qui ont manifesté dans la rue, ont manifesté pour le respect des gens qui travaillent. Qui ne veulent pas de mauvais contrats. Toi, tu ne veux pas de mauvais salaire. Eux, ils ne veulent pas de mauvais contrats. C’est la même chose. Ils se sont battus pour le respect des gens qui travaillent…

Priah a bien compris. Priah, par mail, est resté mon ami. Finalement, il a trouvé du travail aux Etats-Unis, à New-York, où il avait toujours rêvé d’aller. Basée sur quelques jours, quelques semaines de fréquentations charmées, notre relation possédait sa solidité. Il m’avait écrit d’Inde. Je l’avais convaincu de lire Shakespeare, ce qu’il fit, et il apprécia. J’avais écrit des poèmes emphatiques à son propos…

17:06 - Hi.

17:06 - Still flying in a fly song

17:06 - A song, a story of fly.

17:07 - They say birds named "condor"

17:07 - Are three meter large

17:07 - And I'm still in that song

17:07 - When travelling on one.

17:07 - Musical one.

17:08 - May be a novel of love

17:08 - May be the love of being some kind of novel.

17:08 - Who is God ? I want to ask him the truth

17:08 - About everything.

17:09 - You know what wrote the german philosoph Nietzsche ?

17:09 - I can only believe to one god who knows to dance.

17:10 - msa0206 - hi

17:10 - Hi.

17:10 - Are you fine ?

17:11 - Are you busy ?

17:12 - It's easier to play games

17:12 - Than to be true.

17:12 - It's easier not to believe

17:12 - Than to believe.

17:12 - In something.

17:12 - In someone.

17:12 - In ouselves.

17:12 - Like real persons.

17:13 - In love with infinite.

17:13 - In love with ourselves.

17:13 - We may suffer.

17:13 - But we're so beautiful.

17:13 - Forever Flying.

17:14 - Around one earth.

17:14 - Well, I think you're busy.

17:14 - I think I'll take my novel again today.

17:14 - msa0206 - please give me some time to read all

17:14 - About what ?

17:14 - Are you busy ?

17:14 - msa0206 - all what you have written

Hi Priah...

I loved to know you. "Happyness comes freely with you", you remember... 

You’re a nice man.

*

Un jour, au vu de la faible fréquence de mes mails, Priah m’écrivit pour me souhaiter une belle vie. Moi, je savais qu’il devait se marier avec une Indienne que ses parents auraient choisie. Il était là où il voulait être. L’histoire de la planète suivant son cours…. Je lui répondis, pour lui souhaiter? moi aussi, une belle vie…

Thank you Priah.

Now,

I’m working

To be the Beauty and the Saint

In the same time.

Do you like it ?

Do you love it ?

Do you want me to break glasses on the windows

For you ?

Yeah, boy,

These are true words of love.

That I write, now, only for you.

Do you like it ?

Do you love it ?

Do you want me to break glasses on the windows

For you ?

If I gonna loose you,

You’re going to loose me too.

If you’re free like a wave,

You know that waves

They’re always gonna be blue.

*

Dans la nuit, la lumière restait au dehors suspendue au dessus du stade. Comme une station d’atterrissage spatiale. Comme dans les pensées. A l’intérieur de l’expérience, de la sensation, du sentiment. A l’intérieur. Dans les lumières orangées. Dans les parfums exprimés... Nous avions déjà beaucoup parlé. Nous avions déjà dansé au dessus de l’électricité. Et ce soir-là, le premier jour, nous avons continué à allonger des mots. Prince, tu m’as raconté l’histoire de Krichna, et des deux frères. Si le frère fut mauvais, dit le conte indien, alors l'autre frère a le droit de le condamner. Tu me l’as dit Priah. S’il fut mauvais, quoiqu’il fut frère, qu’on le condamne... Au nom de la justice... (quelle justice leur fut faite, quelle injustice…)

- Où vas-tu ?

- Je vais faire des courses.

- Je peux venir avec toi ?

Il y eut l’histoire du son, l’histoire des yeux, l’histoire des mains, et puis l’histoire de toi et moi devant la fenêtre : toi, regardant dehors, moi regardant toi, et le tableau de tout cela étant si beau. Quelle justice, Priah, quelle injustice…

23:28 - anyway, I decided to take risks.

23:28 - msa0206 - when we can meet

23:28 - Life is like that.

23:28 - msa0206 - yes

23:29 - msa0206 - i just want to see you

23:29 - The next week-end. Is that OK;

23:29 - Yes, it's your right.

23:29 - msa0206 - on friday

23:29 - Because I'm drinking your soul.

23:29 - Well, friday if you want.

23:29 - msa0206 - i want to see you

23:29 - msa0206 - and talk to you

23:30 - msa0206 - whole day and night

23:30 - msa0206 very good.

23:30 - msa0206 - about who is better man or women

23:30 - Yes, I discovered new argues.

23:31 - In some books.

23:31 - msa0206 - i know i win in arguments

23:31 - I'm sure I 'll.- and fight

A l’été 2006, je fis un fabuleux voyage en Grèce, en allant d’île en île... Sur l’île de Paros, sur un sommet rocheux, je discutai avec un homme qui vivait la moitié de l’année en Grèce, l’autre moitié en Inde. Sa maison, sur le sommet de la colline, était discrète, mais quelle vue ! Lorsque le temps était dégagé, me dit-il, il voyait 6 ou 7 îles. La douceur de l’air était énorme. La mer se répandait partout, rafraîchissant les esprits... Dans ce coin, les antiques avaient dressé quelque camp, repère, civilisation.

- Ces nouvelles maison sur l'île, qui sont en construction, dis-je à cet homme, qui m’avait appelée tandis que je me promenais : c'est bien... L’île se développe.

- Non, m’a-t-il répondu. Ces maisons nouvelles abiment le paysage naturel. Il y en a trop. Et puis, ajouta t-il, lorsque les gens gagnent de l’argent avec trop de facilité, comme en vendant des maisons, ils deviennent bêtes.

J'ai aimé son opinion. Il m'a dit :

- Entre, viens faire des photos ici, de chez moi, si tu veux...

Six ou sept îles, lorsque le temps est dégagé.

- Apo do, vlepo pola nisia, otan o kairos inai katharos.

- Evkaristo Kirios.

- Thes na pame masi sto horio me to avtokinito mou ?

- Nai, evkaristo.

Hi Priah... 

 

21:58 - I sleep a lot.

21:58 -msa0206 - thats fine

21:58 - But in morning.

21:58 - Yes.

21:58 - msa0206 - ok

21:58 - Because, when I discovered reading and books, I started not to sleep early.

21:58 - msa0206 - yes

21:58 - Did you like books when you're a child ?

21:58 - msa0206 - if the book is interesting you dont feel like sleeping

21:59 - Yes.

21:59 - msa0206 - yes verymuch

21:59 - That's fine.

21:59 - msa0206 - i use to read whole night

21:59 - I love it.

21:59 - Yes. Me too.

21:59 - msa0206 - start at 10 pm to 7 am in morning

21:59 - I feel fine of that good news.

21:59 - Yes.

21:59 - I didn't do that much.

22:00 - msa0206 - but i use to read

22:00 - msa0206 - then doctor give me glasses

22:00 - msa0206 - while reading

22:00 - I tried my parents not to see me. And keeped the cat hidden with me. Yes, ok.

22:01 - msa0206 - you are writing now a days

22:01 - You're very fine with glasses.

22:01 - msa0206 - or taking break

22:01 - msa0206 - why

22:01 - A break, until monday next.

22:01 - msa0206 - ok

22:02 - Because, it's something which takes me a lot of energy.

22:02 - msa0206 - friday we will have fun

22:02 - Yes.

 

10.03.2008

Auto-Biographie Ravie

Née de l'écume et de la chaleur du jour - et la tendresse de la nuit aussi-, je passais ma prime enfance sous la forme d'un coquillage nacré, alternant avec une fleur d'été.... Autant sont inscrits en moi, les hautes montagnes, les petites baies sauvages (mûres, myrtilles, fraises ...) et les grands paysages très remplis de patience, où poussent les fleurs précieuses, autant le paysage maritime recommence en moi-même sans cesse son passage : courants, vagues, mer, voyages, dont les contes sont la destination ; douceurs sucrées, roulis, phares, et autres murmures d'amour inspirés par le flot.

D'une famille en partie de la bourgeoisie de la Marine -mon prénom formant un écho à celui d'une arrière-arrière grand-mère, femme de Capitaine de Vaisseau, à la Rochelle-Rochefort, Charente-Maritime -, j'ai toujours aimé l'univers marin et les voyages en mer. D'abord par les vacances, dans un fort médiéval occupé par mon grand-père, médecin-écrivain de la Marine, parmi les lauriers roses et blancs jaillissant, face à l'horizon. Ensuite, par les livres : marins aux histoires étonnantes, mousses -frimousses malines et astucieux grimpeurs-, capitaines héroïques, traçant l'aventure bleue dans l'espace incroyable des ports, chasses aux trésor, continents, marchés myrifiques et bruyants et palmes exotiques... Villes inconnues se révelant... Promenades tendres et douces sur les vagues du monde, le monde étant lui-même une sorte de vague.

Je m'imprégnais aussi de l'atmosphère écumeuse, et son lot de légendes, en apprenant la Grèce, où un lien amoureux m'ancra dans le lyrisme méditerranéen pour toujours : vie sur l'île, qu'on devine, dont je fus familière. La pêche au filet me prit dans son filet. Pêche, pubs, plage, poterie, sont les quatre P de mon adolescence turbulente et joyeuse.

Diplômée de sciences politiques (Grenoble), section politique, option communication, j'ai résolu, après l'obtention de mon diplôme, de poursuivre par moi-même l'étude du monde, c'est à dire, pour ce qui me concerne, de l'humanité...

*

Mes auteurs grigris, mes technifolies, mes arnacheurs de mots, mes divins, mes héros, mes divers, mes étés, mes lumières, oui : mes adorés :

Rimbaud come"s first... With Aristote... Thucydide, et toute la joyeuse équipe de mes parleurs de grec... Et Rimbaud a dit : "Ce sera encore la poésie grecque"... Tel est cet infini où je ne peux m'égarer. .. Shakespeare, poli kala ; Hugo, journaliste, justicier... George Sand, mignonne, grafonneuse, femme libre et amoureuse (oraia)...  Homère, mon grand-père...

Et mes savants, fort nombreux, que je garde pour une autre fois.

*

Car il y a toujours une autre fois.

*