21.12.2009

Régulation éco-logique - 2

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C’est quand même hallucinant, ce qu’il se passe dans le monde, au sujet des observations scientifiques du réchauffement climatique, et du positionnement des uns et des autres sur la question.

 

Copenhague 2009 : début d’une prise de conscience mondiale - Prochaines échéances 2010 : Bonn et Mexico

 

Angle d’analyse : et si on partait de l’idée qu’il faut commencer par avoir une vision claire de l’effort à fournir et des acteurs en jeu ? Je dirais, à priori : les Etats, les Entreprises, les Financiers et les Consommateurs-Citoyens, chacun portant 25 % de l’effort global. Un effort bien réparti sera beaucoup plus facile à mettre en œuvre. Personnellement, en tant que fille insouciante, j'aimerais autant ne pas avoir à m'occuper de tout ça; mais, en tant qu'habitante de la Terre, je n'ai aucune raison de ne pas croire le GIEC, en l'absence de contradiction crédible; donc, en tant que citoyenne-consommatrice, j’essaye de voir comment améliorer mes gestes écologiques. Espérons qu’il ne nous faudra que le temps de s’habituer à de nouvelles règles ou habitudes ; ensuite, on n’y pensera même plus. Ma première piste, me concernant, c’est, par exemple : faire un peu plus de cuisine, consommer des produits du marché… C’est à la fois bon pour la santé, et pour la planète (origine assez proche des produits ; caractère limité de la dépense énergétique liée à leur transformation ; pas d'emballage). Je souhaite également prendre le temps de rédiger quelques petites synthèses, par exemple, sur ce que peuvent les Consommateurs-Citoyens, dès que j'en ai le temps. Vu l’enjeu, dans l’idéal, chacun y va de ses initiatives, propositions, modifications, discussions, ajustements… A l’heure des conférences de Bonn (31 mai-11 juin 2010), puis Mexico (fin 2010), nous aurons déjà appris beaucoup de choses, et, espérons-le, toute une série de modifications aura commencé à s’engager, entraînant la planète du bon côté de son avenir, tout simplement. Tout le monde a à y gagner.

 

Nb : si vous avez des observations à m’apporter, je vous en prie ; je souhaite être simplement bien informée.

17.12.2009

Régulation écologique

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Régulation écologique

(Observation sur les droits d'auteur :

J’ai créé cette image en me basant sur une photo trouvée sur le web, et l’interprétant librement dans une création graphique, et y ajoutant des messages, qui d’une part, honorent la nature en ces temps de recherche d’un équilibre écologique mondial (Nature is the first Luxe that belong to everybody and must be protected), et d’autre part, font référence au travail de la personne illustrée, monsieur Pierre Bergé, pour la protection de soi relativement aux maladies sexuellement transmissibles ("use condoms" "Free protect Bodies")... Si cette image pose problème à quelqu’un qui aurait droit à agir en la matière, merci de me le signaler. et je la retirerai. Dans le cas contraire, je la présente donc comme une création libre de ma part, qui n’engage que moi, et dont le caractère artistiquement unique est une manifestation de mon art graphique. Sur cet écran, elle apparait un peu moins claire que sur mon ordi perso, mais ça va. Pour l'essentiel, j'ai repris les harmonies voulues sur la photo originelle dont je me suis servie, et je l'ai mixée avec un paysage de grèce. (L'image en fichier en 72, mesure environ 60*80 cm.). Je la présente selon les possibilités d'affichage du blog ou mes connaissances de celui-ci, avec l'idée d'ouvrir un blog graphique un de ces jours, qui me permettrait de présenter mes créations avec une meilleure présentation).)

 

Accessoirement, je suis l'auteure de créations graphiques, pour lesquelles j'espère en 2010 trouver des galeries ou toute autre forme de présentation, et éventuellement de ventes. Depuis l'enfance, la création visuelle est un de mes plaisirs. L'image ci-dessus vise à illustrer les urgences de lutte pour la protection de la nature, et celle de la protection des corps.

 

Accessoirement aussi, j'aimerais développer plus d'analyses et de synthèse sur l'écologie. Je le ferai dès que possible. En attendant donc, une image et deux messages.    

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Esprit Olympique
Et puisque la Grèce est endettée, je ferai deux trois commentaires. Je n'ai pas d'idée construite sur le mode des finances grec, quoique je me souviens que M. Caramanlis et ses comparses avaient il y a quelques années reçu en grande pompe M. Jean-Claude Trichet, qu'ils avaient félicité; je ne sais exactement ce que contient cette info, mais j'ai discuté une fois de la dette grecque en Grèce; disons plus exactement qu'un Grec un jour m'a dit qu'avec les JO de 2004, les Grecs s'étaient constitué une dette considérable. C'est la seule fois en Grèce où j'ai entendu parler de finances publiques, même si je sais aussi que le travail au noir, et la conception d'un Etat qui fut un peu dévoyé par l'occupation ottomane, fit durant des siècles de chaque Grec un résistant en puissance ou en action. Je passe sur ces données. M. Papandréou a proposé un plan. C'est peut-être l'occasion pour la Grèce moderne de se réconcilier avec son Etat... Quoiqu'il en soit, voici donc ci-dessous quelques photos prises lors des JO à Athènes. Cela se passait à côté du stade d'OAKA, juste avant la cérémonie d'ouverture des JO. Montée sur une passerelle, j'observais la foule se préparant à entrer soit dans les gradins, soit sur le stade même pour la cérémonie. Je voyais des populations du monde entier se réunir dans un esprit de grande joie liée à l'évènement : le premier retour des JO en Grèce après les jeux des temps antiques. J'avais pris à vrai dire un grand nombre de photos, mais un accident récent de mon ordi me poussera à les rechercher si je les avais enregistrées ailleurs; n'ayant trouvé que celles-ci hier soir; mais en ayant d'autres, c'est quasi certain, et je vais les rechercher. Bref, c'est de cet esprit olympique dont on aurait besoin aussi pour faire avancer la régulation écologique.
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nb : je rappelle, au sujet des autres planètes présentes dans l'univers, qu'une année lumière équivaut à une année de voyage, pour un voyage à la vitesse de la lumière, soit 300 000 km à la seconde..................
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02.12.2009

Pour la Nature de la Terre

8.JPGCe qui compte avant toutes choses pour moi, politiquement, actuellement, ces temps-ci, c’est Copenhague, et d’une manière globale, les lois assurant la pérennité de la nature sur Terre et la bio-diversité de notre environnement.

 

Je n'aime pas trop me mêler directement de politique, mais je ne suis pas ces temps-ci satisfaite de l'offre d'infos sur le sujet, et puisque l'actualité est forte et l'enjeu massif, voici donc quelques mots sur le thème. Je replace un peu le sujet dans son contexte, et l'exprime avec mes mots... L’environnement me parait à ce propos un mot limité ; il ne s’agit pas de pelouses près d’un immeuble, il s’agit de la richesse de nos conditions de vie à tous ; et peut-être même, de notre survie à tous, radicalement.

 

A mes yeux, il s’agit donc de nature. Il s’agit de sauver la nature. Il n’y aura nulle humanité sans nature. Je crains que les décideurs (et leurs relais) soient mal informés, aveuglés par le grand rouage de l’argent qui tourne sur eux comme un absurde sans fin où ils ont déjà laissé tant d’eux-mêmes qu’ils se sentaient entraînés à continuer ; je dis « sentaient » car je souhaite voir cela au passé ; car il s’agit de la destruction de la faune et de la flore par l’industrie, de manière rationnelle et intentionnelle, et de la mise en danger des climats : cela ne doit plus durer.

 

(Eveillés maintenant à cette thématique.)

 

Des comportements à mes yeux inadmissibles sont perpétués actuellement au sujet de la nature. L’intelligence veut qu’on ne scie pas la branche sur laquelle on est assis, et cette branche est la Terre, pour le dire vite.

 

Tout un chacun préfère agir bien, plutôt que mal.

 

On ne sait exactement comment encourager tous les décideurs du monde, chacun à son niveau, à poser dès maintenant des barrières contre le flux de catastrophes qui attend objectivement la planète si personne ne réagit vigoureusement en énonçant que tout le monde doit changer à ce propos, et que les responsables doivent être désignés, et les lois produites, respectées, et produisant leurs effets : pour la joie et le bénéfice de tous. C’est l’intérêt à agir de l’humanité qui parait.

 

Il ne s’agit pas d’attendre et il s’agit de mesurer l’ampleur des risques pris : avez-vous étudié la géologie ou l’histoire de la Terre pour savoir qu’au départ, sur cette même planète où se trouvent New-York et Vladivostok et Paris, tout était en fusion ; « Il n'y avait pas d'océan et pas d'oxygène dans l'atmosphère. Elle était bombardée par des planétoïdes et des matériaux issus de la formation du système solaire. Ce bombardement, combiné à la chaleur des transformations radioactives, à la chaleur résiduelle et à celle due à la pression de contraction, plaçaient la planète entière en état de fusion » (Wikipédia). Très longtemps, les températures étaient extrêmes. C’est après des transformations énormes, que l’air et l’eau devinrent propices à la vie, végétale, et animale. La merveilleuse chimie qui nous tient enveloppés dans un constant bien-être, au travers des saisons, tient à tout un enchevêtrement de pressions, de gaz, de températures, de composants -que sais-je-, et un minimum de modification pourrait induire un maximum de changements. Que dites-vous des roches en fusion, des tornades et des températures extrêmes ? Ah, la douce Terre vous paraîtra alors un lieu si parfait que vous ne méritiez même pas d’y vivre ; et c’est pourquoi peut-être –tous disparaîtront –dans un étonnement stupide et colérique, ou benêt… Jusque dans les derniers jours, la presse vous vendra des nouvelles (et ces nouvelles seront financées par l’industrie de l’armement et celle des autoroutes), les réfugiés climatiques, les tornades ; les invasions biologiques d’espèces inadaptés, les épidémies à répétition, et tout ce qu’on ne saurait imaginer : on ne saurait l’imaginer,  parce qu’il faut des règles immédiates, efficaces et pertinentes pour permettre la vie sur Terre, assurant sa pérennité, incluant celle de tout un chacun.

 

Il n’est plus temps de dire des fables, d’imaginer que l’humanité partira coloniser l’espace de territoires durables dans le froid des étoiles en fusion, aux espaces inadaptés, mais de constater sérieusement au niveau planétaire le caractère unique de la planète.

 

L’extrapolation erronée est à mes yeux ce que j’appellerais une forme commune de l’erreur… Il ne faut pas croire, ainsi, par extrapolation, qu’on pourrait climatiser la Terre comme on climatise une salle, ni la faire verdir comme un jardin, si l’on ne maîtrisait ses conditions générales qui sont les conditions de tous. Ceux qui, dans leurs hautes tours, ne voient devant eux que d’autres tours, ignorent tout de la nature et agissent comme tel, -ne voient pas que tours croissantes sont comme végétaux qui grandissent-, comme l’arbre cherche la lumière et grandit dans l’atmosphère, l’humain veut pavoiser de la tour la plus haute-, mais ceux qui abusent de l’humain et de la nature – ceux-là ne sont pas croissance, mais ex-croissances de cette civilisation.

 

Je tiens à souligner la vérité économique suivante : lors de ce qu’on appelle « les trente glorieuses », la période a mixé une croissance industrielle et technologique exponentielle et une période de forte croissance économique, qui est –à tort- prise parfois comme référence. La période des trente glorieuses est une période de reconstruction après guerre ; ce  n’est pas une période rôdée ; or la période actuelle est une période dans laquelle il faut trouver un rythme de croisière ; la comparer à une période qui fut par définition de forte croissance induit des idées fausses.

 

Comme le marché est ouvert, c’est le jeu du mieux-disant ; les prix baissent ; les consommateurs achètent ; les bourses montent ; le jeu est entraîné vers de plus en plus de réduction des coûts, puisque ces messieurs essayent de gagner toujours plus d’argent, et le consommateur, lui,  n’a pas la spontanéité, -ni parfois les moyens budgétaires- de zapper un bas prix, obtenu barbarement.

 

Aussi, il faudra bien modérer d’une manière ou d’une autre l’appât du gain, ou alors il sera mis le mot « fin »  à l’histoire magique de la vie sur Terre (c’est ce que se diront des extra-terrestres superdéveloppés quand ils trouveront un jour, dans cette hypothèse, les restes de la tour eiffel et le réseau électrique de la Terre, flottant détachés dans une pluie rouge et sans fin, sans âme qui vive, à des températures très élevées…. Fin de la magie de la vie sur Terre… C’est ce que vous voulez ?). Car il semble que des fous essayent de s’entraîner mentalement et techniquement à l’idée d’une grande catastrophe terrestre, mais le jour où cela arriverait, ne leur resterait que leur folie, et la fin de leurs existences, malgré leurs supplications et les paquets de dollars qu’ils agiteront comme pour repousser toxicités ou températures létales : pour rien. Dans cette hypothèse, ils maudiraient l’argent qui creuse ce tombeau. Pour rien.

 

La dialectique « pays en voie d’émergence » et « pays développés », se mélange aux négociations, préalables à la définition de normes, qui sont l’étape à passer. L’engagement apparemment semble prendre forme d’un pourcentage de réduction des émissions de carbone à calendrier décennal, pour 2030 ou que sais-je.

 

Les pays pauvres arguent qu’ils ont besoin de produire pour se développer, et que les pays riches ayant déjà produit cette phase, doivent être compréhensifs et ne pas leur en demander tant qu’à eux-mêmes, ce qui parait assez justifié, à condition qu'ils restent raisonnables et ne bloquent pas les négociations, qui sont vitales pour eux aussi. Les Etats-Unis, qui sont constitutionnellement croyants, ont –malheureusement pour les autres-, peut-être l’espoir de ressusciter (amen) après la fin du monde, et allument sans doute des cierges… Mais Barack Obama a donné quelques espoirs, formulant de premiers engagements.

 

La fin du pétrole se combinera peut-être à des dérèglements climatiques qu’on espère modérés (ou inexistants) ; et il conviendra, dans tous les cas, en quelques générations de passer d’un monde –fondé sur le pétrole et l’inconséquence climatique – à un monde aux énergies alternatives et mesurées, et aux conditions élémentaires du climat assurées (merci).

 

Si les entreprises doivent être taxées, comme toutes celles du secteur le seraient, cela ne fausserait pas le principe de concurrence.

 

(Taxer les producteurs qui polluent.)

 

Et que les tribunaux assurent la sauvegarde du territoire, et appliquent dans les faits le principe du pollueur-payeur. Il va de soi que la logique de la sous-traitance permet à des multinationales de valider des logiques à coût minimum conduisant à des pratiques barbares : pollutions et compagnie. Le fait que ces pratiques barbares rejaillissent sur l’espace public et la nature, et que des procès soient nécessaires pour les indemnisations, ne devrait pas se produire. Toute entreprise doit avoir le sens de la nature, et considérer son impact, sa nocivité, dans ce domaine. Un milieu de services, lié à l’évaluation du coût écologique des entreprises, se développe actuellement et aide à rationaliser les coûts en protégeant la nature. Certains insistent sur le fait que tout investissement productif qui ne prendrait pas en compte le coût écologique serait bientôt caduc, donc non rentable, car à refaire ; donc, tout investissement doit prendre en compte l’économie écologique.

 

Pour une action massive, il faut de toutes manières une action concertée. Copenhague sera cette occasion, -ou donnera une direction- et j’espère que les négociations et les dirigeants mettront un point d’honneur et d’intelligence adaptative élémentaire, à créer les lois auxquelles s’adapteront les économies. Les économies viennent après la notion de viabilité de la Terre ; car, si l’on disait que les banques étaient nécessaires au fonctionnement de l’économie, le climat et la nature sont encore plus nécessaires au fonctionnement de tout fonctionnement –n’existant aucun fonctionnement hors de la Terre et de l’harmonie relative de ses constituants-.

 

Récemment, on lut que les chiffres des observations les plus récentes, étaient bien plus mauvais qu’attendus par les experts. Qui fait passer l’information correctement ? Qui prend la décision d’augmenter les taxes sur les pollutions, de réduire les cultures agricoles incriminées, de favoriser les industries non-polluantes, d’organiser la conversion des moyens de transport, d’informer sur les comportements adaptés, d’être à juste raison durs avec les pollueurs, de taxer peut-être des gros distributeurs, qui sont déjà –semble-t-il- de vilains gros lards abusant des situations monopolistiques – (comme cela vient d’être montré avec les laitiers et plus globalement la montée des problèmes d’argent chez les agriculteurs, qui doit bien avoir une cause)-, de stopper les déforestations et favoriser les reboisements, et protéger les animaux qui sont liés à un territoire etc.-. 

 

L’horizon des décisions –vu la gravité de l’enjeu – ce n’est pas 2050, c’est 2010, immédiatement.

 

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« What about flowering fields / Is there a time / What about all the dreams /That you said was yours and mine... / Did you ever stop to notice / All the children dead from war / Did you ever stop to notice / The crying Earth the weeping shores.... It’s our planet’s wombEarth Song, Mickael Jackson

 

Après la phase d’interpellation générale sur la thématique, il faut la phase de l’action politique et économique. C’est simplement nécessaire, et tout ceux qui ont ces questions en charge doivent y penser à deux fois, aussi bien en termes de richesse de la nature, qu’en termes de survie de l’humanité à horizon décennal.

 

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Tout le monde est heureux, dans un beau paysage, en vacances. Savoir que cela vaut quelque chose. Cela n’est pas automatique ; c’est lié aux conditions de la Terre qui, si elles changent, iront vers le pire ; car vers le désordre et la dysharmonie –l’ensemble étant interdépendant et non maîtrisable par aucune technologie existant ou à venir dans un proche avenir-. ; cela doit donc être pensé, calculé, budgété et modifié par des lois, assuré correctement, et tout le monde sera content quand on pourra dire qu’on a passé le cap du danger climatique ; actuellement, il faut travailler pour cela. Ceux qui essayent de nier ce qui est une réalité, sachant que c’en est une, (généralement pour des motifs financiers) sont tout simplement des fous, et, accessoirement, des ignorants et des suicidaires… J’aimerais que cela soit pris en compte à Copenhague, de manière très sérieuse, sans aucun fatalisme, avec amour de la vie, par les Chinois, les Américains, les Européens, les Indiens, les Brésiliens et les pays d’Amérique du Sud, les Russes, les Africains, et les Australiens, et globalement par tous les pays décisionnaires.

 

On peut imaginer par exemple un monde dans lequel il n’y aurait plus d’oiseaux, plus du tout, simplement pour se représenter ce qu’il se passerait si la biodiversité était réduite ; le fait est le même, même si c’est réparti sur plusieurs espèces. S’il n’y avait plus d’oiseaux sur Terre ; pourriez-vous voter, agir pour un tel monde ?  Tout le monde comprend bien que la nature est l’élémentaire richesse. Lorsqu’une action risque d’être irréversible, mieux vaut être trop prudent que pas assez.

 

Et les conditions de la Terre sont, pour l’humanité, telles qu’elles sont actuellement : suffisantes, et nécessaires.

 

Merci à tous ceux qui agissent pour préserver cette nature. 

 

 

Dessin Claire Delhomme vers 2003- tous droits d'auteur réservés-

 

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 (avec Iris en guest star, porte parole des rochers et forêts).

06.10.2009

La jeunesse est-elle une chance pour la société + bribes de Grèce

 

 

ppm2.jpgC’est vers 2001-2002, que je m’étais posée la question de passer des concours, dans l’administration, de monter en grade, centigrades mais certainement pas Stalingrad. Et j’avais décidé que non : des horaires de cadre moyen me donnant une importante liberté ; le bénéfice dans ce cas étant le temps libre ; et moi, entre l’accomplissement de sortes de missions intellectuelles que je me donne moi-même, et une vie un peu bohème, si tant est qu’on puisse être un peu bohème quand on travaille pour une administration... En réalité, cette décision de me consacrer à mes études –moi étant à la fois l’élève et la professeure – formait un écho à une interview d’André Balland, l’éditeur, que j'avais entendue, adolescente, qui racontait comment il avait exercé de nombreux métiers avant d’en venir à l’édition. Familière des histoires d’aventures et des petites aventures dans mon style, j’avais particulièrement apprécié son témoignage, et plus ou moins décidé de faire comme lui : d’abord voyager, matériellement ou professionnellement ; apprendre, me trouver dans la diversité, puis m’installer plus tard. Aussi cette décision de ne pas passer dans l’immédiat de concours administratifs, vers 2001, était liée à un style de vie, une enquête, une recherche, un goût de l’art et de la recherche intellectuelle.

 

Je présente ci-dessous un extrait de la dissertation, rédigée au printemps dernier (concours en salle), à l’occasion du test interne de la Ville de Paris pour accéder à une formation au concours de la Prepena (où je fus sélectionnée avec un certain nombre de mes camarades). Comme je souhaite conserver quelques références pour l’instant à mon bénéfice (droit d'auteur rémunéré), j’en ôte quelques phrases, que je présenterai plus tard dans cet ensemble. Il m’a plu de réaliser cet exercice, en 3 ou 4 h. Le sujet « La jeunesse est-elle une chance pour la société », correspondait assez à un devoir que je rédigeai à science-po (grenoble) et que j’ai conservé : « La jeunesse n’est qu’un mot » ; commentez cette phrase de Pierre Bourdieu". Aussi, pour ce test, je repris certaines des idées et la méthodologie que j’avais déjà utilisée lors de mes études. Il me fit plaisir de m’apercevoir que, justement, le temps ayant passé depuis, j’avais enrichi mes idées sur le thème entre temps.

 

Je ne sais pas encore si j’irai jusqu’au bout de ce chemin vers l’ENA et à l’ENA. La manière même dont j’ai traité le sujet –davantage comme une analyse de culture générale que comme une note d’actualité-  manifeste que j’ai une autre culture ; mais je peux apprendre aussi ; je verrai ; pour l’heure, je vais suivre la préparation. Je remercie les professeurs qui ont apprécié suffisamment mon travail.

 

Je présente ce texte ci-dessous comme un travail intellectuel appliqué à cette question, et dans le cadre défini.

 

    

 

 

LA JEUNESSE EST-ELLE UNE CHANCE POUR LA SOCIETE ?

 

Dans une de ses chansons, le chanteur populaire Charles Trenet mettait en musique « ses jeunes années » ; les siennes « couraient dans la montagne ». Si la jeunesse symbolise a priori temps libre et bonne santé, elle parait à tous aujourd’hui une notion évidente ; sa définition même est toutefois sujette à la relativité des cultures dans l’espace et le temps. Ainsi, dans la Grèce antique, l’énigme posée par le Sphinx cherchait à connaître l’animal qui, au matin de sa vie, marche à quatre pattes, à midi marche sur deux pattes et le soir sur trois ; cet « animal » étant l’humain, ce mythe illustre que l’enfance, l’âge adulte et la vieillesse peuvent, pour une société, constituer des repères d’âge suffisants.

 

Aussi, au travers de la relativité spatiotemporelle des définitions de la jeunesse, au travers du prisme de l’actualité, et utilisant des critères à la fois culturels et concrets, nous verrons d’abord que la jeunesse est une chance si elle a sa place dans la société et participe à l’harmonie globale ; puis nous verrons que l’utilité sociale de la jeunesse peut- être ponctuellement mise en question par une analyse plus critique de possibles dysharmonies sociales liées à ce concept.

 

I. LA JEUNESSE UNE CHANCE POUR LA SOCIETE 

 

Pour le sociologue Pierre Bourdieu, «  la jeunesse n’est qu’un mot ». Mise en question de philosophe, cette formule fait écho au caractère relatif de la notion de « jeunesse » Afin de clarifier notre propos, nous identifierons la jeunesse au travers des prismes biologique, sociologique, économique et mental qui la définissent. On sait que les études des sociologues utilisent des catégories d’âge telles que les tranches 18-25 ans et 25-35 ans… Quoiqu’il en soit d’une définition trop absolue, la jeunesse commence après l’enfance ; symbolisant le début de la vie d’adulte, elle symbolise pour la société la santé biologique, un temps socio-économique pour la formation et les premiers emplois, et corrélativement une plasticité intellectuelle et une adaptativité certaines. C’est donc, au premier regard, un concept valorisé, voire phare, de nos sociétés, auxquelles elle renvoie une image de santé, de fécondité, de formation et de liberté.


             Les représentations du rôle de la jeunesse sont différentes selon les sociétés ; comme l’ethnologue Claude Levi-Strauss a mis en exergue la pluralité des imaginaires culturels, on remarque que la tradition, système fondé sur la répétition, valorise les Anciens comme symboles d’un équilibre social parvenu à sa perfection au travers des millénaires ou des siècles de générations. A ce titre, l’Afrique, qui reste un continent marqué par le « respect des Anciens » parait associer la considération pour les personnes âgées à un certain conservatisme social. On note que, dans un milieu caractérisé par sa stabilité, il est exact de penser que les plus anciens soient aussi les plus savants ; inversement, dans un monde infini et changeant, la connaissance n’est pas nécessairement un fruit donné par le long terme, chacun étant libre d’apprendre ou d’ignorer ; dans ce cas, la jeunesse peut être, sur tel ou tel point, plus savante que le Grand Age, et en faire bénéficier la société. (…). La faculté critique de la jeunesse ne rejoint-elle pas aussi la liberté démocratique qui interroge l’autorité sur la rationalité de ses choix ?... Plus extrême, la pensée libertaire de mai 1968 est allée jusqu’à une autre mise en question radicale de l’autorité : capacité de contestation, de rébellion, d’innovation, la jeunesse –contenue dans le cadre démocratique- parait garantir à la société la faculté de s’interroger sur elle-même.

 

Concrètement, la biologie de la jeunesse lui donne de la force et de l’élan. Dans les pays peu mécanisés, la jeunesse est une force de travail incontournable… Sa plasticité intellectuelle lui permet d’apprendre vite et bien. Comme la néotonie humaine permet à l’être humain d’être le plus adaptable de tous les êtres vivants, la jeunesse apporte à la société la promesse de l’excellence du savoir. Dans des sociétés dites « de la connaissance » ce point est très appréciable. Cette même biologie de la jeunesse lui permet également de faire rêver les autres classes d’âge Dans un temps d’interrogations sur la réalité de la transcendance, l’image de la jeunesse semble être le symbole d’une sorte d’immortalité immanente à laquelle, peu ou prou, tous s’accrochent. Ainsi la jeunesse est aussi une sorte de repère de l’idéal. A contrario, Aristote définissait la vieillesse comme un état de desséchement et de morosité. La jeunesse donc est un concept moteur, stimulant. Symbole de plasticité, de créativité, d’ouverture d’esprit, de soif de connaissance, elle semble représenter une garantie de créativité et de liberté ; en même temps qu’elle garantit le renouvellement des générations. Enfin, d’un point de vue économique, la jeunesse représente l’adaptativité et l’apprentissage rapide.

 

 

II POSSIBLES DYSHARMONIES SOCIALES

EN LIEN AVEC LA JEUNESSE

 

Il existe toutefois des limites à l’idée de poser la jeunesse comme une pure chance, un idéal social pour la société toute entière, ce que d’ailleurs certains décrient sous l’appellation de « jeunisme ». L’anomie sociale, décrite par le sociologue Durkheim, est une menace pour les classes d’âge les plus jeunes, et leurs éventuelles pertes de repères peut avoir des conséquences sociales néfastes, comme la délinquance, pour laquelle on parle généralement de « bandes de jeunes » plutôt que de « bandes de vieux ». A la plasticité et la créativité d’une jeunesse avide d’apprendre, s’opposent la malléabilité, l’influençabilité, et la vulnérabilité des esprits trop jeunes, qu’il convient de conseiller, guider, orienter.  (.) La jeunesse peut s’égarer ; elle peut aussi être manipulée, comme par Hitler et ses « jeunesses hitlériennes », qu’un régime inique avait  voulu dresser en symbole de la puissance d’une race ou d’une culture exclusive… De ce point de vue culturel, on note également que la jeunesse correspond aux idéaux de la vente, donc du marketing, qui représente parfois une simple manipulation des masses, parfois dangereuse, par le mépris de l’esprit dont elle témoigne. La politique sait user de ces concepts vendeurs ; on parle souvent du remplacement des générations précédentes –comme des vieux éléphants aux jeunes lions- comme d’un bien en soi, tandis que d’autres valeurs peuvent être valorisés par l’âge, telles que la mémoire, le savoir, le sens des responsabilités etc. Ainsi la jeunesse parait un concept dangereux s’il est manipulé à des fins mercantiles ou de notoriété, exclusivement. Dans ce cas, il parait parfois appauvrir le débat public. Enfin, valoriser la jeunesse pour la jeunesse, dans la définition d’un idéal en quelque sorte « éblouissant » peut réduire la capacité à prendre en compte les réalités du grand âge, parfois difficiles lorsque l’humain s’approche de son décès –auquel nul jeune ne semble vraiment croire-.

 

Limites culturelles, la jeunesse connaît aussi des limites socio-économiques qui circonscrivent la chance qu’elle représente pour une société : coût de la formation, difficultés d’insertions socio-économiques –et c’est le cas de nombreux jeunes touchés par l’aggravation considérable de chômage au premier semestre 2009 – la jeunesse constitue aussi un poids économique et représente une responsabilité pour les classes d’âges aînées. Trop peu de jeunes ne financeront pas les charges des Seniors ayant cessé de travailler, cela compte aussi.
 

 

 

 
En conclusion, toute classe d’âge est une chance pour la société ; en cela, c’est l’équilibre et le mouvement d’ensemble qui comptent. Représentant l’avenir, la jeunesse doit faire l’objet d’attentions particulières et révèle la manière dont une société se projette dans son futur. Motivés, motivants, les jeunes constituent un indéniable source de vitalité, une vraie chance pour toute société, à condition qu’elle –dans son ensemble- sache les accueillir.

 

 

 

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 nb: Athènes, fin juillet 2009 -A partir de l'aéroport, je me rendis au Pirée, après un détour de plusieurs heures lié à l'incurie des réponses de ceux à qui je demandai mon chemin; j'atterris ainsi à Agios Théodoros, non loin de Corinthe (!) où se passa l'anecdote suivante : il était interdit de fumer dans la gare. Aussi, avant de reprendre le train en sens inverse pour aller au Pirée puis partir dans les îles, je descendis sur la rue pour fumer une cigarette. J'étais aussi passablement fatiguée de plus de 24 h de voyage au total. Or, fumant, je vis au dessus, sur le quai, une grosse dame fumer une cigarette, dans l'enceinte de la gare, donc. Je lui lançai, en grec :

- N'est-il pas interdit de fumer dans la gare ?

- Oui, me répondit-elle, mais ajouta-t-elle, si quelqu'un venait lui faire une réflexion, elle jetterait sa cigarette; et elle me désigna un endroit, plein de fourrés et de broussailles, où elle prévoyait de lancer son mégot allumé.

- Si vous le lancez là, lui dis-je, vous allez déclencher un incendie.

Elle disparut sur le champ de ma vue. 

 

No comment.

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 Ah, Ellada... Pour ceux qui ne l'ont pas vu, le chanteur grec le plus connu et un des plus appréciés dans son pays, Vassilis Papakonstantinou chante. Si vous parlez de lui en Grèce, nombreux sont ceux qui en sourient d'exaltation. Ici, il chante le poète espagnol Lorca, sur un poème de Nikos Kavvadias : http://www.youtube.com/watch?v=R8cznEr6D7U&feature=re...

Là, dans une autre version de la même chanson, avec une très belle intensification en cours de chanson (illustration des paroles de la chanson au mot à mot, à peu près) : http://www.youtube.com/watch?v=twj3vBKEMhE

Et ici il chante "Sébastian", dans un grand déchainement lyrique (c'est pour ça qu'on l'aime) http://www.youtube.com/watch?v=nbOuHw9lZrU

Et là, c'est un autre chanteur grec très connu en Grèce, qui chante la même chanson sur Lorca, dans un beau son. http://www.youtube.com/watch?v=qCOs_9FjkXw&feature=re...

 Je connais trop bien la Grèce pour l'idéaliser, mais dans ces clips, paraissent l'expressivité, le romantisme, le lyrisme de ce pays.

 

NB : illustration Claire Delhomme Pictures (ici Paris Plage et Iris, chatte d'écrivain) - tous droits réservés -

27.08.2009

Pour la France

Odyssée 2 (arcade à Skyros).jpgBouquiner sur la plage, en Grèce, peut révéler d’agréables surprises :

 

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14 juillet 1943,

discours du général Charles de Gaulle,

Alger

 

Extrait :

 

« La France délivrée, ne voudra ni reprendre la route de l’abîme, ni demeurer sur celle de l’esclavage. La France a d’avance choisi un destin nouveau. Si elle entend désormais être libre, ne connaître de souveraineté que celle qui procède d’elle-même, directement et sans entraves, bref, se livrer  à la grande lumière de la pure démocratie, elle voudra aussi que ses volontés, à mesure qu’elle les fera connaître, soient exécutées avec suite, avec force, avec autorité, par ceux qu’elle en aura chargés. Elle voudra que ses gouvernants gouvernent, que ses fonctionnaires ne rusent pas avec leurs fonctions, que ses soldats s’occupent seulement de sa défense, que ses magistrats rendent une réelle justice, que sa diplomatie ne redoute rien tant que mal soutenir ses intérêts. La {IV} République Française voudra qu’on la serve et non pas qu’on se serve d’elle. Mais encore, elle abolira toutes les coalitions d’intérêts ou de privilèges, dont on n’a que trop vu comment elles la mettaient en péril, introduisaient dans son sein les jeux de l’étranger, dégradaient la moralité civique et s’opposaient au progrès social.

Oui, après la chute du système d’autrefois et devant l’indignité de celui qui s’écroule, après tant de souffrances, de colères, de dégoûts éprouvés par un nombre immense d’hommes et de femmes de chez nous, la nation saura vouloir que tous, je dis tous ses enfants, puissent désormais vivre et travailler dans la dignité et la sécurité sociales. Sans briser les leviers d’activité que constituent l’initiative et le légitime bénéfice, la nation saura vouloir que les richesses naturelles, le travail et la technique, qui sont les trois éléments de la prospérité de tous, ne soient point exploités au profit de quelques uns. »

 

(Charles de Gaulle, Discours et Messages, Plon 1970, in Histoire de France-Point histoire- Seuil).

 

 *

 

Si j’avais auprès de moi un bloc de marbre et un burin, je pense que je pourrais me mettre au travail. Merci et bravo, Charles !

 

Odyssée 2 (arcade à Skyros).jpg
nb : illustration Claire Delhomme photographies- Tous droits de reproduction réservés à l'auteure.
nb2 : Je me désengage des questions de participation politique partisane, pas de la philosophie politique globale.
nb3 : Je sais, on ne dit pas "révéler une surprise", parce que déjà, une surprise révèle, si en plus elle est révélée, cela crée en sorte une surprise de surprise, mais justement...

09.07.2009

Michael Songs Lyrics Sound Lyric

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Ceci ci dessous n'est pas un concours de traduction, parce que ces chansons sont écrites pour la musique. Ce sont quelques traductions pour fixer des mots de MJ, lui rendre encore hommage. Pour ceux qui ne le connaissent pas, et pour ceux qui le connaissent déjà. Pour moi. Ces évocations sont présentées en deux parties : Gone Michael, puis Still here Michael.

 

 

 

 

GONE MICHAEL

 

Morphine

He got flat baby  -Il est dégonflé baby

Kick in the back baby - Reçu un coup de pied dans le dos

A heart attack baby - Une attaque cardiaque baby

I need your body - J’ai besoin de ton corps

 

(...) Oh God he’s taking démerol... – Mon dieu, il prend du démérol...

 

(...) Is truth a game daddy-  La vérité est-elle un jeu daddy

To win  the fame baby - Pour gagner la gloire baby

It’s all the same baby  -Tout se ressemble tellement baby

You’re so reliable - Toi, tu es si crédible…

 

(Moi : He said…)

 

Speechless (invicible)

Your love si magical, that’s how I feel – Ton amour est si magique, c’est ce que je ressens

But I have not the words here to explain – Mais je n’ai pas les mots là pour expliquer

Gone is the grace for expressions of passion – Est partie la grâce pour exprimer la passion

But there are worlds and worlds to explain – Mais il est des mondes et des mondes à expliquer

To tell you how I feel – Pour  te dire ce que je ressens

But I’m speechless, speechless – Mais je suis sans voix, sans voix...

 

(He said…)

 

Cry

Somebody shakes when the wind blows – Quelqu’un se secoue quand le vent souffle

Somebody's missing a friend, hold on – Quelqu’un a besoin d’un ami, tiens bon

Somebody's lacking a hero –Quelqu’un manque d’un héros

And they have not a clue – Et aucune preuve ne sera donnée

When it's all gonna end – Au moment où tout sera terminé.

 

Stories buried and untold – Histoires de cendres et de silence

Someone is hiding the truth, hold on – Quelqu’un cache la vérité, tiens bon.

When will this mystery unfold – Quand ce mystère sera révélé

And will the sun ever shine – Et le soleil brillera toujours

In the blind man's eyes when he cries? – Aux yeux de l’homme aveugle, quand il pleure...

 

 

 

 

 (Moi : He said…)

 

 

STILL HERE MICHAEL

 

2000 Watts

Bass note, treble, stereo control, how low you go – Note basse, aigue, stéréo contrôle – jusqu’où vas-tu dans le grave ?

Just enough to make your juices flow - Assez pour faire couler tes jus

Press play, don’t stop, rotate, too hot – Appuie sur play, n’arrête pas, fais tourner, trop chaud...

You feel I’m real – Tu sens que je suis réel

I’m everything you need, so tell me what’s the deal – Je suis tout ce que tu souhaites, alors dis-moi ce qu’on fait.

  

Human nature

Looking out across the night time– Regard au dehors, traversant la nuit

The city winks a sleepless eye – La ville fait un clin d’oeil sans sommeil

Hear her voice – J’entends sa voix

Shake my window – Secoue ma fenêtre

Sweet seducing sighs – Doux signes de séduction

Get me out into the night time– Emmène-moi dehors cette nuit

Four walls wont hold me tonight – Quatre murs ne me retiendront pas ce soir

If this town is just an apple – Si cette ville est une pomme,

Then let me take a bite - Laisse-moi croquer dedans

 

If they say – S’ils disent

Why, why, tell em that is human nature –Pourquoi, pourquoi, dis-leur que c’est la nature humaine

Why, why, does he do me that way –Pourquoi, pourquoi- agit-il ainsi avec moi

If they say – S’ils disent

Why, why, tell em that is human nature Pourquoi, pourquoi, dis-leur que c’est la nature humaine

(...) I like livin this way – car j’aime vivre de cette manière

I like lovin this way – J’aime aimer de cette manière

  

Another Part Of Me
We're Takin' Over – Nous prenons le pouvoir
We Have The Truth –
Nous avons la vérité
This Is The Mission –
Telle est la mission
To See It Through –
La voir dans la réalité

Don't Point Your Finger – Ne pointe pas du doigt
Not Dangerous – Ce n’est pas dangereux
This Is Our Planet – C’est notre planète
You're One Of Us – Tu es l’un de nous.

(...)
There Is No Danger – Il n’est pas de danger
Fulfill The Truth –  A réaliser la vérité
So Come Together –
Alors viens avec moi
We're Mean Is You –
Où est le sens, là tu es.

 

  

Earth song (à 6 mois du sommet de COPENHAGUE)

Hey, what about yesterday - Qu’en est-il du passé ?

(What about us)  - Qu’en est-il de nous ?

What about the seas  - Qu’en est-il des mers ?

(What about us) - Qu’en est-il de nous ?

The heavens are falling down – Les paradis s’effondrent

(What about us) - Qu’en est-il de nous ?

I can't even breathe – Je peux à peine respirer

(What about us) - Qu’en est-il de nous ?

What about the bleeding Earth – Qu’en est-il de notre Terre chérie ?

(What about us) - Qu’en est-il de nous ?

Can't we feel its wounds – Ne pouvons nous pas sentir ses blessures ?

(What about us) - Qu’en est-il de nous ?

What about nature's worth – Qu’en est-il de la valeur de la nature ?

It's our planet's womb – C’est le ventre de notre planète

(What about us) - Qu’en est-il de nous ?

What about animals – Qu’en est-il des animaux

(What about it) - Qu’en est-il de nous ?

We've turned kingdoms to dust – Vous avez réduit des royaumes en poussière

(What about us) - Qu’en est-il de nous ?

What about elephants – Qu’en est-il des éléphants

Have we lost their trust – Avons-nous perdu leur confiance ?

What about crying whales – Qu’en est-il des baleines qui pleurent ?

We're ravaging the seas – Vous ravagez les mers !

What about forest trails – Qu’en est-il des chemins des forêts ?

Burnt despite our pleas -  Brûlés malgré nos appels

What about the holy land – Qu’en est-il de la terre religieuse ?

Torn apart by creed – Déchirée par la croyance

What about the common man – Qu’en est-il de l’homme commun ?

Can't we set him free – Pouvons-nous le libérer ?

What about children dying – Qu’en est-il des enfants qui meurent ?

Can't you hear them cry  - Ne pouvez-vous pas les entendre pleurer ?

Where did we go wrong – Où vous êtes vous trompés ?

Someone tell me why – (Il voulait )Que quelqu’un lui dise pourquoi !

    

The way you make me feel

Hey pretty baby with the – Hé jolie baby avec les
High heels on –
Hauts talons
You give me fever – Tu me donnes la fièvre
Like Ive never, ever known –
Comme je n’ai jamais jamais connu
Youre just a product of – Tu es un produit de
Loveliness – L’adorable
I like the groove of – J’adore le groove de
Your walk, -
Ta marche
Your talk, your dress –
Tes paroles, tes vêtements
I feel your fever from miles around–
Je sens ta fièvre depuis des kilomètres
Ill pick you up in my car and well paint the town – Je t’emporterai dans ma voiture et nous peindrons la ville

 

Music and Me

We've been together – Nous vivons ensemble
For such a long time now  - Depuis si longtemps maintenant
Music, music and me  -
La musique, la musique et moi
Don't care whether all our songs rhyme now  - Ne t’occupe pas de savoir comment nos chansons riment
Music, music and me
- La musique, musique et moi.

Only know wherever I go –
Sache seulement où que j’aille
We're as close as two friends can be  -
Nous sommes proches comme deux vrais amis
There have been others  - Il y en eut d’autres
But never two lovers  
Mais jamais deux amants
Like music, music and me –
Ne furent comme la Musique, la musique et moi.
 


A world of sweet harmony
Birds of a feather
We'll fly together
Now music, music and me -
Music and me

 

Thank you Michael- You’re welcome- Nice to meet you.

01.04.2009

Les sujets en cours du G20

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L’enjeu

Bon, le G20 arrive et déjà vous avez pris votre liste de notes pour vous rappeler tout ce qu’il faudra vérifier à la sortie de ces fastes réunions, dont on espère que le lustre ne déconcentrera pas les dignes participants, ambitieux de vivre un moment historique et d’apporter de substantielles améliorations auxquelles ils resteront liés, quelle que soit l’opinion qu’on puisse avoir d’eux sur d’autres sujets ; ceci, afin de les encourager à faire une bonne chose, ou au moins une bonne chose.

L’industrie, respectant la nature

Et cependant, combien de temps durera ce sommet ? Vu le nombre de sujets à discuter, il me semble que quelques jours seront un peu justes… S’ils pouvaient être justes…En effet, il n’est question rien de moins que de modifier la régulation de la finance mondiale et de sauver l’économie ; s’il pouvait être un peu plus souvent question de sauver la planète et la nature, ce serait également bien. En effet, j’aimerais avoir de bonnes nouvelles, au sujet des hirondelles, des tigres, des félins, des oiseaux, du thon rouge, des abeilles, de l’eau des mers et des rivières etc… Croyez-vous que la vie serait si profonde sans l’incroyable réalité de la faune et de la flore dans laquelle, humains, nous nous miroitons souvent ; idée de poésie, mais idée matérielle aussi, lorsqu’une panthère vous guide à sortir votre carte bancaire ou lorsque vous partez en vacances ou vous sortez respirer la fraîcheur dans un beau parc, ou votre jardin... Oui, où sont les hirondelles…? Force est de constater qu’il existe un « mensonge publicitaire concernant la nature », puisque, de manière générale, l’industrie concourt à détruire la nature et cependant se sert d’elle pour le marketing de ses produits.

Rentabilité, pollution (destruction) et réparation
C’est ainsi qu’on pourrait voir l’entreprise « Total », pour prendre un exemple extrême, oser utiliser une image d’animaux ou de nature dans une publicité, et dans le même temps dégrader cette même nature : tergiverser pendant des années, mobiliser une justice déjà débordée, pour ne pas financer le nettoyage de rivières et de rivages magnifiques que leur négligence et leur volonté d’économiser au maximum sur les fournitures, les fournisseurs et les sous-traitants, a conduit à mettre en risque, puis en agression (no comment) (en ce sens, l’industrie en polluant crée une non-valeur.). Je rappelle que l’actuel groupe Total n’a inventé ni le pétrole, phénomène naturel qui se produit en plusieurs millions d’années de sédimentation, dans des lieux clos, d'organismes vivants (algues, plancton, parfois végétaux continentaux...) ; c’est cette sédimentation qui, sur cette longueur de temps, a dégagé l’hydrogène et les carbures du pétrole. Je rappelle aussi qu’ils n’ont pas davantage inventé la science qui leur permet aujourd’hui d’exploiter tout cela : ce sont les scientifiques, qui ont posé toutes les bases. Les dirigeants actuels n’ont pas non plus créé cette entreprise, descendante de la Compagnie Française des Pétroles. Ainsi, Total est l’héritier d’une histoire et vit dans un monde où la nature et l’humain sont à prendre en compte.

La nature a donc à voir avec la finance. Il convient de lutter contre le pillage de cette nature, de contrôler sévèrement la pollution et la spéculation sur cette pollution ; Enfin, on note que les rendements exigés par les actionnaires poussent les industries à économiser sur tout, à faire payer les accroissements de rentabilité aux humains et à la nature, de sorte qu’ils ne croient plus à rien, sinon à la rentabilité, à la marge financière, comme pourrait probablement le confirmer monsieur de "Margerie", actuel pdg de total…………………



Taxation de la publicité

Je suis donc, pour ma part, favorable à la prise en compte de la nature dans la légalité internationale (cf idée actuellement discutée par certains de la création d’une monnaie mondiale incluant ce paramètre), ainsi qu’à une stimulation des bonnes attitudes en la matière. Je prône aussi, c’est mon idée, l’instauration d’une taxe sur la publicité qui utilise l’image de la nature, ces taxes devant être reversées aux parcs nationaux et organismes officiels qui ont en charge la protection des animaux. Les sommes brassées par la publicité sont colossales, même relativement au contexte ; une partie de ces sommes pourrait être particulièrement utile à la protection, conservation de certaines espèces. Cette redistribution serait logique, dans la continuité des échanges, et valorisant chacun pour son apport ; car si l’industrie veut ignorer la nature, elle en a cependant besoin pour la publicité. Il faut contrer ce qu’elle considère à priori comme droit à utiliser, à polluer et piller, sans limite, à tel point qu’il faut des lois pour modérer ses agissements.

   

Les thèmes de ce G20

Voici donc, tels que je les ai repérés ici et là, les thèmes de ce G20, sur lesquels, soit par ces réunions de début avril 2009, soit dans une concertation commençant en avril 2009, nous aurons à attendre des compte-rendus limpides. (Je ne prends pas en charge tout le sujet ; de toutes façons, je n’ai pas le temps de tout lire, mais je prends des notes et donne quelques repères). Donc, pour ordonner la pensée et selon mes informations, voici la liste des sujets en cours : les paradis fiscaux ; le secret bancaire ; les limites éventuelles de la spéculation en bourse ; la pratique de la titrisation ; les bonus ; les stock-options ; la rentabilité des entreprises ; le lien entre l’économie réelle et l’économie financière ; la capacité de jugement des organismes de notation et de contrôle des échanges financiers ; l’augmentation des prêts pour l’équipement des pays du sud ; le rôle du dollar et l’éventualité de la création d’une monnaie mondiale incluant le paramètre écologique ; la logique de la montée et de la descente des cours de bourse (les "concierges de l'économie" ?...) ; la crise financière ; la taxe dite Tobin ; la réorganisation de l’industrie automobile pour intégrer à la fois la baisse de la consommation liée à la crise, et le paramètre urgent de l’écologie des véhicules ; plus globalement, l’intégration de l’économie dans l’écologie ; et plus globalement la définition d’une certaine harmonie planétaire, quand bien même nul ne saurait nier l’existence de différences et de rapports de force… J’ajoute aussi l’endettement dans le système bancaire ; l’endettement des Etats, la solidité des crédits ; le rapport du fmi et de la banque mondiale à la notion de culture et à la libéralisation ; l'agriculture locale et propre ; les économies d'énergie ; le développement des énergies propres… Et j’ajouterais également la surveillance des situations se rapprochant d’abus de monopole. J’ajoute encore (dans l’ordre de ma réflexion et de mes lectures) : la rémunération des traders (voir bourse) et l’instauration d’agences de notation sérieuses (voir organismes de contrôles). Enfin, l’incitation au crédit par la distribution de cartes bancaires sans réelles provisions aux EU ; les paradis fiscaux relatifs, comme l’Angleterre, ou aux EU, la Floride et le Delaware ; le rôle de l’Etat dans l’économie, le financement et la définition des services publis, l’élimination des actifs toxiques dans les banques ; le rétablissement de la confiance économique ; l'éventuelle définition de revenus minimum et maximums, les échelles de temps de l’action économique, et notamment le moyen et long terme, qui doivent être revalorisés... J'ajoute (2/4/9), bien sûr, le contrôle de hedge funds ; les parachutes dorés ; les écarts de rémunération, et j'ajoute la schizophrénie des financiers.

(Mes sources d’information (interprétées à ma manière) pour cela ont été notamment la lecture -critique- des blogs de Messieurs Peyrelevade et Ugeux sur le site du Monde, la lecture de la presse, essentiellement Nouvel Obs, Le Monde, Marianne, Médiapart, Agoravox et quelques autres ; j'ajoute Rue 89 ; la Radio, notamment Radio France ; je ne donne pas toutes mes sources)

 

Une analyse retenue mais réelle

(nb : en effet, je fais remarquer que, parfois, je voudrais en dire un peu plus, mais je conserve mes droits d’auteurs, c'est-à-dire le secret sur certaines de mes idées. En effet, j’ai consacré plusieurs années à l’étude et l’analyse philosophique pour arriver à une épure mentale qui me convient et que j’écrirai lorsque je pourrai publier un livre complet sur le sujet ; je ne veux pas dilapider mes idées, mais je trouve qu’une intellectuelle doit prendre position lorsque des changements sont en vue).
Car la définition correcte de ce thème demanderait une analyse philosophique globale ; nombreux sont ceux qui soulignent la confusion accompagnant cette crise, et cette confusion est en partie une bonne chose, puisqu’elle laisse à la logique et à la vérité, à l’efficacité et à l’analyse pertinente, la voie ouverte : pour la finance, parce qu’ils espèrent se rétablir ; pour l’économie, la culture, la nature et la civilisation, pour tout un chacun, ou chacun selon sa situation et ses centres d’intérêt.

 

Des références culturelles

au sujet de la richesse et de la pauvreté financière

Ces temps-ci, manquant de temps pour tracer une analyse complète de la situation à mon idée, et souhaitant donc pour l’instant garder pour moi quelques idées secrètes encore, je souhaite cependant insister sur quelques informations qu’il m’a été donné de découvrir récemment, à l’occasion d’une autre recherche : le rapport de quelques unes de nos grandes figures de la pensée française à la question de la richesse et de la pauvreté. On verra là que ces grands hommes ont des choses à nous apprendre. (Les informations ci-dessous présentées le sont par wikipédia. Lorsque j’aurai un peu plus de temps, j’engagerai une vérification, mais pour l’heure considère, comme tout le monde ou presque, wikipédia comme valide, en l’absence de contestation.)

Ainsi, (re)-lisant la biographie de certaines de ces personnalités, je note plusieurs faits étonnants. Ainsi apprend-on que Voltaire, dans son domaine de Ferney, y aurait financé : une église, une école, un hôpital, une fontaine et un réservoir d’eau !... Il y aurait aussi fait assécher les marais, aurait créé des foires et nourri les habitants lors d’une disette (1771)… Certains devraient en prendre de la graine. Plusieurs siècles après, les habitants du lieu conservent une vraie tendresse pour le philosophe généreux… De même, concernant Montesquieu, né Charles-Louis de Secondat : ses parents, afin manifestement de le rendre subtil, lui choisirent pour parrain un mendiant et firent inscrire la phrase suivante dans les registres paroissiaux de 1689 : « A tel fin que son parrain lui rappelle toute sa vie que les pauvres sont nos frères. ». Et de même encore, Montaigne, né au château de Montaigne au 16ème, qui fut envoyé par son père, maire de Bordeaux et humaniste, quelque temps en nourrice dans un village peu fortuné, pour y prendre connaissance de cette manière de vivre. Plus tard, Montaigne sera maire de Bordeaux, et, déclinant un poste proposé par Henri 4, il lui dira : « Je suis sire aussi riche que je me souhaite. »

 

La soit-disant gratuité de la nature est en fait une incommensurable valeur

Finalement, je souhaite insister sur ce point : quel que soit la complexité de leurs raisonnements, connaissances, calculs et stratégies: les financiers n’ont pas de connaissances scientifiques et écologiques. Pourtant ils influencent l’évolution de la Terre y compris dans ces domaines ; c’est pourquoi je crois des lois nécessaires et urgentes pour intégrer ce paramètre. Enfin, sur radio BFM, quelqu’un insistait pour dire que l’économie verte représente l’avenir, c’est donc en elle qu’il faut investir, y compris pour la rentabilité.

Aussi, je rêve du jour où la finance sponsorisera le retour du printemps, garantira la présence des hirondelles, et célèbrera l’infini du ciel en soutenant tous ceux qui garantissent la beauté de cette nature, cette Terre unique qui nous a vu naître et nous porte dans sa biologie et sa physique précises et délicates... Alors, en attendant, et pour conclure, voici un petit poème (vers 2003) où il est question d’hirondelles, un autre (vers 2003 aussi) qui me revient maintenant à chaque retour du printemps ; puis, pour le repos des esprits, un peu d’humour de l’excellent site HippoDémo, découvert hier, qui nous repose de tant d’ardeur logique, philosophique et analytique, et nous rappelle à sa façon aux élémentaires exigences de la pensée intellectuelle… Et puis : bon G20 !...

nb : Illustration, statue grecque dans les jardins de Versailles. Photo par moi.

*

Puisque l’auguste prince

Puisque l’auguste prince, pour ma tendre cerise, me chante son ardeur,
Mon émotion sourit, elle vole, elle monte haut :
- Toujours, me dit le prince, je dessinerai pour toi des frises, sur la baignoire et le frigo.

Et, puisque les hirondelles jouent dans l’herbe des cieux, le cœur heureux,
Mon émotion sourit, elle vole, elle monte haut :
- Toujours, disent les hirondelles, nous aimons jouer dans le bleu
Où le chat nous regarde, de la tour du château.

Et il est si joli, si class, si amoureux, ce chat
Qu’on irait bien parfois, déposer un baiser, sur son charmant museau…
- C’est vrai, répond le chat, et je suis spirituel, passionné, langoureux,
Et je rêve, moi aussi, parfois, que je vole au milieu des oiseaux.

*

Soleil, Soleil…

Et dans ce monde où tout le monde court après la Fleur,
Qui, elle, reste tranquille, dans ses couleurs, dans sa chaleur :
Soleil ! c’est pour ta gloire que les pollens
Vont dans les corps et les semaines,
Circulent, papillonnant aux corps…

Ressusciter, ôter ses chaînes,
C’est tellement bon quand ça revient
C’est tellement fort quand ça vient fort
Quand le Soleil est sur la Seine…

Et dans les yeux et les cœurs d’or, on chante encore :
Soleil, Soleil, c’est pour ta gloire que les pollens…

*

 

09.03.2009

Le capitalisme non total et son évolution

Je préfère pour l'instant suspendre la parution de mon résumé du livre de Mr Jean Peyrelevade sur le capitalisme, paru en 2005, et méritoire pour sa vision globale et citoyenne de l'économie. En effet, j'attends d'abord de nouvelles règles dans la finance mondiale.

http://peyrelevade.blog.lemonde.fr/

 

 

03.03.2009

Coquillages et Crustacés

DSC00020 Affichage courrier standard.jpgPetite pause, ralentissement ces jours-ci de la mise à jour du blog, liée à :

- Un renouvellement en cours de ma connexion internet (une mue en cours de ma liane mondiale)

- Une petite prise de distance ponctuelle et réflexive sur le média susdit (une escalade jusqu’à l’Himalaya de ma pensée souveraine pour l’examen des conséquences éroto-bio-socio-économiques de l’usage intense du média susnommé).

 

Donc.

 

Voici mon commentaire (très partiel, relativement à la quantité d’informations qui m’agitent) sur l’Actualité entendue comme la Grande Lumière Ponctuelle de la Compréhension du Temps Présent (GLPCTP).

 

Le sujet du jour : coquillages et crustacées martiniquais et guadeloupéens. Reconsidérant en effet ce sujet avec un ami martiniquais ici à Paris, il me dit que :

- Recrutement : Les békés, non seulement détiennent les places de pouvoir, mais préfèrent également recruter des peaux pâles aux postes hiérarchiques, plutôt que des peaux sombres, même diplômés et compétents….

- Prime de vie chère : Il existe une prime appelée « prime de vie chère » que reçoivent les fonctionnaires français travaillant sur ces terres lointaines : autrement dit, la vie chère est un phénomène connu et enregistré par l’Etat, qui en protége ses fonctionnaires français, mais non ses guadeloupéens et martiniquais français….

 

De mon côté, je lui propose, entre lui et moi, deux réformes institutionnelles qu’il approuve :

- La création d’une spécialité intellectuelle martinico-guadeloupéenne, devant permettre aux enfants nés là-bas de se projeter dans une carrière intéressante et valorisante, pour les plus travailleurs et doués, naturellement. Un service du CNRS qui serait délocalisé par exemple, consacré à l’étude de la botanique ou des milieux marins, un centre d’étude important, en rapport avec les caractéristiques géo-bio-climatiques de ces îles, qui évite à ses habitants français de parcourir plusieurs milliers de kilomètres pour trouver un poste vraiment qualifié et intéressant.

- L’invitation obligatoire à 50 % des « békés » de vendre leurs propriétés à des martinico-guadeloupéens d’origine africaine, ces 50 % étant indemnisés selon des procédures à débattre (je pense que ce genre d’opération est réalisé d’office par exemple lors de la construction de voies ferrées en France- Dans ce cas, il ne s’agit pas de faire passer un train, ou plus exactement, c’est le train de la DDH (déclaration des droits de l’homme) qui n’est pas encore passé là-bas). Ces 50 % de békés ayant vendu leurs propriétés, s’ils désirent rester sur l’île, devraient s’accorder avec les 50 % autres békés, qui auraient l’obligation de partager avec eux ce qu’il leur resterait. Tout cela selon des modalités à débattre bien sûr.

Je trouve en effet que l’Etat français aurait du, depuis longtemps, corriger cette situation. La structure économico-sociale imposée à ces régions françaises dépasse l’entendement. Imaginerait-on des descendants de médecins nazis exerçant en Israël, et considérés comme des pontes par une population résignée devant l’absurdité du monde….Il ne peut y avoir d’un côté « le pays des droits de l’homme », et de l’autre des descendants d’esclavagistes prospères et protégés.

 

J’ajoute à cela l’analyse des relations commerciales de ces terres avec l’Amérique du Sud, qui sont peut-être à améliorer.

 

Un autre ami me faisait remarquer aussi que les Martinico-guadeloupéens gagneraient à constituer à Paris un groupe de pression pour participer à l’influence des instances de pouvoir. No lo saï, mais pourquoi pas.

 

La question du mot « Noir » et des races vint également dans notre conversation. A ses yeux, me dit cet ami martiniquais, la langue française serait raciste, car utilisant le mot « noir » comme symbole négatif. Je ne fus pas d’accord avec cette assertion. En effet, lui dit-je, il est bien normal d’appeler « noir » ou « sombre » un épisode triste, car la lumière nous rend gais (connaissances, aisance etc…). Maintenant ce qu’il faut considérer, c’est la logique lumière-obscurité qui se tient derrière la notion raciale. En effet, lui dis-je, si les « Noirs » sont « Noirs », c’est qu’ils vivent ou viennent de terres plus lumineuses que les autres. C’est la lumière qui noircit les hommes. De la sorte, l’ombre et la lumière sont également réparties dans la poétique des groupes humains. Les Noirs vivent sur le continent le plus lumineux, et les Blancs sur des continents plus sombres… Cela pour l’aspect logique, scientifique... Il insista pour me dire que les « Blancs » d’autrefois avaient choisi ce mot « Noir », négatif, pour qualifier ces peuples. Je lui répondis que, puisqu’ils sont noirs, cela avait sa pertinence, mais on pourrait aussi les trouver ébènes, ambres, bronzés, ensoleillés etc. A eux peut-être de se re-nommer, si l’explication scientifique ne leur suffit pas, selon leur idée.

 

235px-Chevalier_de_Saint_Georges.jpegJe lui dis deux mots également du Chevalier Saint-Georges, personnage dont j’entendis parler récemment, et qui manifeste la présence d’un homme noir respecté sous l’ancien régime, puisque guadeloupéen, musicien et escrimeur (1745-1799).

 

Enfin, au sujet des races, ce que je retiens pour ma part est la progressivité des races sur les territoires : en effet, il existe des groupes d’apparence dans l’humanité, tels que « Noirs », asiatiques, indiens, occidentaux etc. Mais ce que je trouve le plus pertinent et le plus fascinant, c’est le caractère progressif de ces groupes sur les territoires. Autrement dit, si vous regardez par exemple les populations d’Afrique du Nord –Mauritanie, sud du Maroc… etc-, vous voyez très nettement la transition entre les Noirs et les Arabes, des populations qui semblent morphologiquement « noires » et dont la peau est claire, ou des populations qui semblent morphologiquement « arabes », et dont la peau est noire. Ces populations en quelque sorte transitoires entre deux « races » apparentes, témoignent que les formes humaines sont une sorte d’émanation des caractéristiques de leurs territoires, au même titre que les poissons sont relatifs à l’eau. La logique géographique des races, à l’origine, est évidente.

 

Pour conclure sur ces quelques informations, imaginations et discussions, voici un proverbe martiniquais que cet ami m’a indiqué. Il peut être utile à tous :

Tiens be raide, pas molli, c’est molli qui est raide.

Tiens dur, ne mollis pas, c’est de mollir qui est dur.

 

En illustration, une magnifique photo dont j’ignore l’auteur (merci à lui pour ce très beau cliché), découpée dans télérama il y a quelques années, illustrant Johnny Clegg dansant en Afrique du Sud.

 

Nb : Petite note prévue en cours de semaine sur l’érotisme chinois.

10.02.2009

Régulation du capitalisme par le Capital Terre

01.jpgEn décembre 08, janvier et février 09, je lis pour information le blog du banquier Georges UGEUX, blog "Démystifier la finance", présenté sur la Une du Monde en ligne (colonne de droite à l'écran), et il m'arrive de poster des commentaires. Je réunis ci-dessous ceux que j'ai déjà postés. Je viens de voir aujourd'hui aussi que M. Jean PEYRELEVADE, dont j'ai apprécie le livre "Le capitalisme total" tient également un blog associé au site du Monde, et j'irai le lire. Pour l'heure, voici mes interventions sur le blog "Démystifier la finance", sous le pseudonyme "Joie". Concernant ce thème, j'ai choisi ce pseudo car le but final de l'opération, c'est la joie.

Lorsque j'aurai plus de temps libre, je mettrai en exergue ce qui m'a paru important ou essentiel dans ces débats, mais pour aujourd'hui, je présente simplement la série de mes remarques.

S'agissant de la présentation, j'indique en titre la date et le titre de l'article de M. Georges Ugeux, puis, en dessous, mon intervention, qui évidemment n'engage que moi. Ceux qui voudront en savoir plus peuvent lire son blog, soit présenté sur la Une du Monde avec les blogs associés, soit à retrouver dans la catégorie "tous les blogs".

J'aurai également l'occasion ultérieurement de donner ma définition de "l'intellectuelle", rôle, moyens, fonctions etc. Ici, voici de la philosophie appliquée aux questions du Temps...

*

Si j'ai remarqué au départ ce blog, c'est suite à l'affaire Madoff et à un éditorial du Monde consacré à ce sujet. En effet, l'éditorial en question avait mis en exergue le fait que les placements de M. Madoff étaient supposés être "éthiques"...

M. Georges UGEUX est "PDG de Galileo Global Advisors, une mini banque d'affaires internationale a New York. De 1996 a 2003, il a ete Executive Vice President International du New York Stock Exchange." Je ne le connais pas au delà de ce blog, et me forme un jugement - ou une esquisse de jugement - au fur et à mesure.

(nb : image d'illustration Copyright Claire Delhomme 2009 - tous droits réservés)

17 décembre 2008

Le Mea Culpa de la SEC dans la fraude Madoff, par Georges Ugeux

 

Des gens qui se sont faits bernés pendant des dizaines d’années sur des sommes colossales et ont poussé bien d’autres dans leur aveuglement : ce ne sont pas des mea culpa bien gentils qui s’imposent, avec en plus onction pour honneteté… C’est la démission et la honte pour eux….

Great on but mad off.

C’est une société du mensonge.

La multiplication des petits pains.

| le 17 décembre 2008 à 16:26 |

 

 

25 décembre 2008

Madoff: où est passé l’argent? par Georges Ugeux

 

Tous naïfs ou tous irresponsables ? La semaine dernière, M. Ugeux formulait les propos les plus doux à l’égard de M Christopher Cox, président de la SEC, dont le rôle est semble-t-il de contrôler la pertinence des échanges financiers… Cela me donne l’impression qu’il y a peu de sérieux dans ce milieu.

Ce qui n’est pas normal, c’est que pour les folies et la condescendance de ces messieurs-dames, les entreprises licencient à tour de bras : “oh, 200 licenciements, voilà les actionnaires -actio-tortionnaires- qui seront contents… Et voilà le cours qui remonte…Comme c’est bien… Jetez-les à la rue, les actionnaires seront si heureux…”.

Quelques mois ou années après, vous voyez ces milliards partir en fumée parce que ces messieurs-dames, non contents de torturer l’économie réelle et de se donner les uns les autres de bonnes notes (il est si brillant voyez vous, brilliiiiant), se prennent aussi pour des imbéciles les uns les autres et se font des coups tordus…

Dans cette mesure, quoique M. Ugeux paraisse sympathique et ouvert, je ne vois pas la différence entre l’ineptie d’un pouvoir de contrôle qui ne contrôle rien, et la phrase de M. Ugeux la semaine dernière :

“Le President de la SEC, Christopher Cox, a remis sa demission: son attitude courageuse et l’acceptation de la responsabilite de ses services lui aura coute son job. Ce n’est pas vrai partout.”

Après vingt ans d’inepties, une médaille de bravoure pour les incapables irresponsables… Etonnez-vous après d’apprendre que le monde financier marche dans de très dangereux marécages.

Espérons un peu de sérieux. Qui va réguler ? Quand ? Comment ?

CD

| le 24 décembre 2008 à 12:57 |

 

 

24 décembre 2008

La fraude Madoff: tous naifs? par Georges Ugeux

 

Débat très intéressant.

S’il fallait formuler sur ce point une critique à M. Ugeux, je passerais pour ma part sur l’orthographe et la grammaire, mais pas sur le début de son texte : s’il veut démystifier la finance, il n’a pas à mon avis à attendre des commentaires ou des débats dans la presse pour s’interroger sur les fondements et le mécanisme de l’escroquerie financière du siècle. On ne badine pas avec la banque.

Pour ma part, littéraire, j’essaye de comprendre ce que cette affaire signifie en termes intellectuels : comment la vérité sera-t-elle faite sur cette affaire (raisonnements en cours apparemment) ? quelles seront les nouvelles règles pour éviter que la speculation sur la speculation continue ses ravages ? y a-t-il d’autres Madoff ? et surtout : doit-on considérer qu’un rendement financier qui dépasse celui de l’économie réelle ne peut exister ? un rendement de 10 % honnête est aussi improbable que manger de la cervelle humaine sans tuer personne ? Ce point est-il acquis pour toujours ? Dans son livre sur “le capitalisme total”, Jean Peyrelevade insistait sur l’impossibilité réelle des rendements à 7-10 %, détachés de l’économie réelle. Cette affaire Madoff aura-t-elle permis de définir une réflexion claire sur ce point ?

Merci à tous.

cd

| le 27 décembre 2008 à 11:58 |

31 décembre 2008

Bonnes nouvelles financières pour 2009 ? par Georges Ugeux

 

Merci à M. Ugeux, qu’un rossignol salua joliment pour moi ce matin, et très bonne année à ceux qui participeront à re-définir cette finance mondiale sur de bonnes bases, le concept de “bonnes bases” restant manifestement ici à définir. Je reviendrai ici lire la suite.

Pour beaucoup, faire de la magie est toujours attirant, transformer le plomb en or ; et cependant, on ne voit guère plus d’alchimistes dans les ateliers ni dans les caves, de nos jours. Mendeliev est passé par là… Et puis, si le monde de la finance marche sur la tête, c’est la Terre qui est en danger. Alors…

Très mignonne petite image en illustration de l’article.

| le 31 décembre 2008 à 15:31 |

27 décembre 2008

Les commissaires aux comptes de Madoff: on croit rêver… par Georges Ugeux

 

Est-il normal que les financiers définissent eux-mêmes les régles du jeu qu’ils jouent ? Si tel est le cas, il ne faut pas s’étonner qu’ils établissent la perversion du système à leur propre avantage : on n’a pas vu beaucoup de saints ni même peut-être de justes arriver au sommet des pouvoirs, certainement parce que les saints et les justes ne s’intéressent pas tellement à dominer.

La théorie du libre échange qui surplombe tout l’ensemble idéologique de la bourse est fausse, puisqu’elle conduit à la tricherie et à la concentration.

Bon courage Messieurs pour créer un nouveau système.

| le 30 décembre 2008 à 15:22 |

 

 

08 janvier 2009

L’Inde secouée par le scandale Satyam. par Georges Ugeux

 

Sur le sujet de l’estimation d’une situation financière et de l’indépendance d’un organisme contrôleur, il existe par exemple (dans le domaine que je connais, le public) , pour les associations candidates à une subvention à la Ville de Paris, depuis 2001, un organisme chargé de contrôler la validité du dossier, comptes et activités, appelé “Bureau des subventions aux associations”. Tous les dossiers instruits par les directions thématiques de la Ville de Paris passent par ce bureau qui les vérifie, notamment au niveau de l’évaluation des comptes.

J’imagine bien que la complexité des comptes à analyser est toute autre dans les affaires qui vous concernent, mais tout de même, cela prouve qu’un organisme indépendant peut exister, et, à priori, faire correctement et objectivement son travail (notamment analyse des docs fournis par les commissaires aux comptes).

Pourquoi cet organisme travaille-t-il bien ? S’il ne travaillait pas bien, cela rejaillirait peut-être sur la direction politique de la Ville de Paris…. On en revient à la responsabilité. Il faut que quelqu’un soit responsable en cas de problème et qu’il y ait valorisation morale des missions de contrôle.
Le jeu n’est pas : au plus malin. C’est au plus correct.

| le 09 janvier 2009 à 14:46 |

 

 

10 janvier 2009

Les comptables au banc des accusés : Madoff et Satyam, par Georges Ugeux

 

L’acteur” n’a aucun besoin d’être l’acteur direct” explique M. Ugeux… Certes, personne n’a envie d’un monde organisé dans un style URSS, avec ses merveilleuses planifications et ses productivités à faire palir un panda (…).

Mais lorsque les banques ont un problème, elles demandent bien facilement à l’Etat d’être un acteur direct… et irremplaçable. Donc… Puisque c’est l’Etat (=nous) qui paie en cas de problème, il parait logique de lui donner un rôle… à la hauteur de son importance dans le système…

Tout le monde sait que, lorsqu’il n’y a pas de problème financier, l’Etat représente le passé, l’archaïsme, la contrainte, et les financiers savent alors habilement se faire oublier pour fructifier en cachette. Par contre, dès qu’il y a un problème, l’Etat représente l’avenir : papa, papa, l’Etat, l’Etat, aide-moi…

- Si c’est Papa qui paie pour toi en cas de problèmes, alors c’est que tu n’es pas encore majeur…

                     

 

La rémunération des dirigeants: qui doit contrôler? par Georges Ugeux 

 

Lorsqu’il s’agit de sauver la planète ou de faire régner un tant soit peu de justice, il va de soi que les élites enflées ont toujours tendance à considérer la démocratie comme une forme de démagogie.

| le 16 janvier 2009 à 19:46

(…) La question de la finance concerne tout le monde, car l’argent circule dans la société comme le sang dans nos veines, et les catastrophes financières récentes ont certainement démontré un certain aveuglement de ce milieu, qui gagne donc à s’ouvrir à d’autres visions du monde, pour justement ne pas “quitter la réalité” et en subir aussi les conséquences.

La question se pose de savoir s’il faut arrêter de considérer la finance comme :
1-un lieu d’irresponsabilité sociale

2- un Eldorado

Je fais remarquer que depuis le 20ème siècle, les explorateurs sur Terre ont du mettre fin à leur jeu de terra incognita, tout ou presque ayant été exploré ; de même, peut-être faudra-t-il que les financiers apprennent la notion de limite, y compris dans les rémunérations, cela simplement pour que l’ensemble reste viable.

nb : voir 1789 uniquement comme une crise matérielle, ou uniquement comme une crise intellectuelle, me parait assez peu subtile. Aujourd’hui, ne croyez pas que la finance soit trop protégée de la révolte. Si les gens finissent par l’assimiler totalement à l’exploitation, la destruction et l’arbitraire, il y aura forcément réaction, surtout si les temps sont durs pour les autres.

| le 17 janvier 2009 à 20:54

 

 

03 février 2009

Et si l’on détaxait les intérêts hypothécaires? par Georges Ugeux

 

J’aime bien la conclusion : la complexité est souvent une manière de mystifier, et pas seulement en finance, en philosophie aussi, je l’observe dans mon domaine.

Inversement, cela ne garantit pas que la simplicité soit nécessairement vraie. Mais elle est plus facile à juger.

L’idée de détaxer les intérêts hypothécaires, que je ne suis pas en mesure d’analyser, parait possèder l’intelligence d’utiliser au mieux les ressources du système, plutôt que le modifier, mais il faut pouvoir comparer exactement les situations française et américaine comme cela a été remarqué.

Je trouve M. Ugeux convainquant lorsqu’il dessine un tableau vraiment global de la situation.

En fait, je souhaite revenir sur les thèmes des billets précédents. M. Ugeux dit par exemple qu’il est simpliste de croire qu’on nationalise les pertes et privatise les revenus. Cependant il dresse un tableau subtil de la situation.

Pour ma part, j’irai encore plus loin et je m’interroge de manière légèrement différente. En effet, comment pleurer sur des pertes, même colossales, de professionnels qui, en temps habituel, sont parfaitement indifférents aux conséquences humaines de leurs décisions. Non seulement il y a des histoires d’abus dans les bonus et autres parachutes dorés. Mais d’une manière générale, les financiers et les banquiers ne sont-ils pas ceux dont la joie coincide fréquemment avec le malheur du plus grand nombre : licenciements = augmentation de l’action, bonheur des actionnaires.

En 2008, les guignols de l’info de Canal Plus présentaient, en caricature, des speculateurs s’apprêtant à vendre de la boue, puisque à Haiti, un des pays les plus pauvres du monde, les gens affamés avaient commencé à manger de la terre… en raison de la hausse du cout des ressources alimentaires… Dans ces conditions, avoir la moindre pitié vis à vis des pertes de ceux qui valident à longueur d’années des pratiques plus qu’égoïstes, destructrices (y compris pour l’environnement), parait vraiment difficile et peu argumenté.

De plus, lorsque M. Ugeux insiste pour dire que les banquiers et financiers ont perdu de l’argent (privatisation des pertes) et que les sociétés nationalisées ont été fréquemment mal gérées (causes étatiques des pertes, insuffisance des organes publics de contrôle), je m’interroge. En effet, M. Ugeux n’était-il pas il y a quelques semaines tout prêt à faire preuve de compréhension vis à vis de la SEC ? Pourquoi aurait-il fallu être compréhensif avec ceux qui n’ont pas contrôlé une fraude de 50 milliards de dollars ? Si 50 milliards de dollars ne valent pas la responsabilité absolue du contrôle, rien n’est à contrôler, il me semble.

Cela rejoint -pour moi- la question de la taille des entreprises. En effet, la croissance des entreprises, cette nécessité de “concurrence”, très en vogue apparemment, quelles conséquences ont-elles ? Les entreprises privées n’ont-elles pas intérêt à posséder les instances publiques de contrôle et même les Etats ? Oui, il me semble bien qu’à partir d’un certain niveau de taille, elles y ont intérêt : modification des réglementations, accès privilégiés aux marchés publics et à toutes les autorisations nécessaires… etc. Dans ce cas, dans un système où le concurrentiel domine, les instances publiques de contrôle ne sont que les pions avancés des dominants économiques.

Aussi, je suppose pour ma part, non pas que les autorités publiques n’ont pas fait leur travail, mais que le privé avait mangé l’autonomie du public, et c’est pourquoi ils ont failli, et en contrôle, et en rationalité.

Salutations à M. Ugeux.

Ces débats sont très intéressants et importants. Je ne prétends pas pouvoir les juger avec autre chose que de la culture générale, mais, ce que je souhaite pour ma part, c’est un monde un peu moins barbare.

| le 03 février 2009 à 14:49 |

 

 

15 janvier 2009

La rémunération des dirigeants: qui doit contrôler? par Georges Ugeux

 

A mon avis, les financiers seraient plus heureux, quel que soit leur niveau de revenu actuel, de gagner le salaire d’un cadre moyen actuel, plutôt que de vivre le jour où la Terre deviendrait inadaptée à la vie humaine… et ce en partie par leur faute… si leur indifférence à la nature les pousse à bouster l’activité sur terre sans prendre en compte les risques naturels. ex : achat de pollution etc.

Dans ce cas, si ces messieurs voient un jour le dernier jour de la Terre, températures, tsunamis, invasions d’insectes immondes comme ceux qu’on voyait aux infos de france 2 il y a quelques jours qui se développent ces jours-ci,… dans ce cas donc, je pense qu’ils regretteront leur salaire de cadre, voir même la chasse et la pêche.

Il faut que le monde de la finance sachent qu’ils sont sur Terre et s’ils disent “merde à tout sauf à l’argent”, c’est la nature qui leur répondra très certainement de même. Qu’ils se paient un peu avec le sentiment d’être utiles !

(nb : et oui, elle tourne)…

| le 16 janvier 2009 à 14:42 |

 

 

08 février 2009

Les bonus des traders et la dimension concurrentielle, par Georges Ugeux

 

Traders = mercenaires.

Le jour où la planète brûlerait comme en Australie aujourd’hui, ce n’est pas avec des cartes-visas que les traders pourraient sauver leurs vies. La planète n’est pas côtée en bourse, et pourtant elle est unique, et c’est d’elle que dépendent toutes les autres valeurs que nous connaissons.

Puisque les traders et les banquiers font partie de ceux qui influent le plus sur le style d’orientation de la planète, ils devraient aussi être les plus informés, sur la nature et sur l’humanité. Qu’on leur paie des cours sur la faune et la flore et qu’on les envoie en voyage d’étude dans toutes les parties du monde, et tout ira mieux.

| le 09 février 2009 à 16:33 |